AFRIQUE/SOUDAN - Avertissement de l’Archevêque de Khartoum suite aux affrontements ethniques dans les camps de réfugiés sud soudanais

Fides FR - www.fides.org - Lun, 23/10/2017 - 12:27
Khartoum – « Cherchons à faire en sorte que les divers réfugiés vivent en paix parce qu’ils continuent à s’affronter même au sein des camps d’accueil » affirme S.Exc. Mgr Michael Didi Adgum Mangoria, Archevêque de Khartoum, se référant à la situation dans les neuf camps d’accueil destinés aux réfugiés sud soudanais se trouvant dans la capitale du Soudan.
La guerre civile au Soudan du Sud, qui a éclaté en décembre 2013, a contraint à la fuite des millions de personnes notamment parce que le conflit a immédiatement pris une dimension ethnique, se reflétant également dans les camps où sont accueillis les réfugiés. « Chaque communauté ethnique vit dans des lieux séparés mais elles se rencontrent aux puits où éclatent souvent des litiges entre deux ou trois personnes, qui dégénèrent ensuite en affrontements communautaires avant qu’il soit possible d’intervenir pour éviter l’escalade » explique Mgr Mangoria.
L’Archevêque a réaffirmé que l’on cherche à faire au mieux pour affronter le problème du tribalisme au sein des camps de réfugiés. « J’ai indiqué au prêtre qui prend soin des réfugiés que si je vois ou entend l’un d’entre eux chercher à alimenter les divisions tribales, je le suspend » déclare Mgr Mangoria. « Ceci est une manière d’envoyer le message selon lequel le tribalisme constitue un mal très grave et qu’il ne doit pas être toléré ».
L’Archevêque s’est attristé lorsqu’il a appris que, dans l’un des camps, différentes communautés ethniques ont décidé de construire de petites cabanes pour se réunir pour le culte sur la base de leur affiliation tribale. Il leur a par suite déclaré que « si vous ne créez pas un lieu de prière commun à toutes les communautés, je n’enverrai pas de prêtres pour les services religieux ».
Mgr Mangoria a enfin souligné que ce sont les hommes politiques qui alimentent le tribalisme afin de promouvoir leurs intérêts. « Continuez à prier pour nous pendant que nous prions pour vous, dans l’espoir qu’un jour nos responsables politiques arrêtent de jouer avec les émotions du peuple en alimentant les animosités tribales afin que nous puissions jouir d’une véritable paix » a-t-il conclu.
L’affrontement tribal au Soudan du Sud est alimenté par la guerre entre le Président, Salva Kiir, un Dinka, et l’ancien Vice-président, Riek Machar, un Nuer. Le conflit ethnique s’est étendu aux 60 autres ethnies du jeune Etat, dont l’indépendance remonte à 2011, provoquant une crise humanitaire particulièrement grave, ayant contraint 2,2 millions de personnes – sur les 13 millions d’habitants du pays – à évacuer ou à se réfugier dans les Etats limitrophes.

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ASIE/IRAQ - Condamnation de la « réaction militaire » irakienne au Kurdistan de la part de 32 partis politiques dont huit d’inspiration chrétienne

Fides FR - www.fides.org - Lun, 23/10/2017 - 11:46
Erbil – Les représentants de 32 partis politiques présents au Kurdistan irakien, y compris 8 organisations politiques animées par des chrétiens, se sont réunis à Erbil le 22 octobre et y ont signé un document appuyant la présidence et le gouvernement de la Région autonome du Kurdistan irakien, déplorant les actions militaires décidées par le gouvernement irakien pour réaffirmer son contrôle sur la région pétrolière de Kirkuk. Les partis, dans le document signé par leurs représentants, ont demandé « de ne pas renoncer » aux effets du référendum indépendantiste du 25 septembre dernier, qui a sanctionné la volonté des responsables kurdes de la région de procéder en direction de la pleine indépendance. Le texte déplore également les mesures d’embargo économique et politique mises en place par Bagdad vis-à-vis de la Région autonome du Kurdistan irakien après le référendum. Est réaffirmée la disponibilité à dialoguer sur la base de la Constitution, le gouvernement irakien étant accusé d’avoir saboté toute ouverture à la confrontation, en recourant au langage « de l’agression et de l’arrogance militaire ».
Parmi les partis ayant souscrit le document figurent au moins 8 organisations politiques animées par des cadres et des militants chrétiens tels que le parti démocratique Bet Nahrain, le Conseil national chaldéen et le Parti démocratique chaldéen. Entre temps, le parti kurde Gorran, principale force d’opposition à l’actuelle ligne politique du gouvernement de la Région autonome du Kurdistan irakien, a demandé la démission de Massoud Barzani, actuel Président de la Région autonome, l’accusant d’avoir géré de manière catastrophique les rapports avec le gouvernement irakien et d’avoir imposé le référendum indépendantiste en choisissant mal le moment et en ignorant les mises en garde provenant de différentes puissances régionales, in primis la Turquie et l’Iran. Ce jour, 23 octobre, est prévue à Moscou une rencontre entre le Ministre des Affaires étrangères de la Fédération de Russie, Sergei Lavrov, et son homologue irakien, Ibrahim al-Jaafari, pour discuter de la situation qui est venue à se créer dans la Région autonome du Kurdistan irakien après le référendum indépendantiste.
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ASIE/COREE DU SUD - La mission : faire la volonté de Dieu

Fides FR - www.fides.org - Lun, 23/10/2017 - 11:31
Daejeon – Le « Mois missionnaire extraordinaire » renouvellera l’élan apostolique au sein de la Communauté catholique coréenne et constituera une impulsion à poursuivre dans l’œuvre d’annonce de l’Evangile qui plonge ses racines en Corée dans l’expérience des martyrs. C’est ce que déclare à Fides le Père Augustin Han, prêtre du Diocèse de Daejeon, rappelant l’histoire et l’actualité de l’Evangélisation de l’Eglise en Corée. « Notre histoire rappelle le passage de l’Evangile selon Saint Marc qui indique « Il en est du Royaume de Dieu comme d’un homme qui aurait jeté du grain en terre : qu’il dorme ou qu’il se lève, nuit et jour, la semence germe et pousse, il ne sait comment » ", rappelle le prêtre.
Pour l’occasion, le Père Han retrace l’histoire de la floraison du Christianisme en terre coréenne. « A la fin du XVIII° siècle, un certain nombre d’érudits entrèrent en contact avec les livres bibliques et « La vraie signification du Seigneur du Ciel » du Bienheureux Matteo Ricci, en chinois, et commencèrent à étudier de manière autonome la doctrine de l’Eglise. Conquis par la vérité expliquée par le Bienheureux Matteo Ricci, ils envoyèrent l’un d’entre eux à Pékin pour lui faire recevoir le baptême. Par la suite, des missionnaires chinois et français vinrent en Corée. Nombre d’entre eux furent martyrisés en professant courageusement la foi. D’autres encore furent tués quelques mois après leur arrivée dans la péninsule coréenne. Ceci veut dire qu’ils furent tués in odium fidei après avoir voyagé pendant plus d’un an, traversant les océans. Nombre d’entre eux avaient à peine trente ans au moment du martyre ».
« A ce moment-là – poursuit le prêtre – il aurait été très difficile d’imaginer que l’Eglise en Corée aurait, des siècles après, été composée du nombre notable de 5 millions de personnes professant la foi catholique, comme c’est le cas aujourd’hui. A ce jour, il s’agit d’une Eglise qui envoie plus de 1.000 missionnaire – prêtres, religieux et laïcs – aux quatre coins du monde ». Le Père Han remarque : « Même si les missionnaires furent martyrisés après une courte période d’évangélisation, leur sacrifice n’a pas été vain. Ils furent les hommes qui jetèrent les semences de l’Evangile dans la terre coréenne. Les fruits des semences ne se voient pas immédiatement après les semailles. La mission de Jésus, comme celle des missionnaires qui se rendent dans des terres lointaines, ne consiste pas à lancer un grand projet à caractère humain, mais à accomplir la volonté de Dieu sur leurs propres chemins, en faisant totalement confiance en la providence de Dieu. Aujourd’hui, nous, chrétiens coréens, en préparant et en vivant le Mois missionnaire extraordinaire, nous devons avoir cette confiance en la Divine Providence en tant que fondement solide de toutes nos activités évangélisatrices. Dieu est le Seigneur de l’histoire. Il veut le salut de tous les peuples et les attire à Lui, au travers de la collaboration de tout baptisé, dans Sa Providence ».
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ASIE/PAKISTAN - L’annonce de l’Evangile aujourd’hui, un devoir pour les pakistanais, dans la perspective du Mois missionnaire extraordinaire

Fides FR - www.fides.org - Lun, 23/10/2017 - 11:05
Lahore – « Au Pakistan, le Christianisme est arrivé depuis près de 150 ans grâce à des missionnaires européens et américains, à des franciscains, à des dominicains et à des membres d’autres ordres religieux. Les missionnaires ont fait beaucoup pour nous. Ils ont construit des églises et des écoles, ils ont baptisé, dispensé les sacrements et lancé de nombreuses activités pastorales, sociales et caritatives. Ils ont toute notre gratitude. Maintenant, c’est notre tour. Voila ce que nous dit le Mois missionnaire extraordinaire proclamé par le Pape François. Il est de notre responsabilité de porter l’Evangile aujourd’hui au Pakistan ». C’est ce qu’indique à l’Agence Fides le Père Jahanzeb Iqbal, Recteur et Curé de la Cathédrale de Lahore, en commentant la Lettre que le Pape François a rendu publique hier et au travers de laquelle il proclame officiellement, pour célébrer le centenaire de la Lettre apostolique Maximum Illud de Benoît XV, un « Mois missionnaire extraordinaire » en octobre 2019.
« Tout ce que nous sommes aujourd’hui – explique le Père Iqbal – nous le devons aux missionnaires. C’est surtout grâce à eux que nous avons reçu le don inestimable de la foi. Nous avons le cœur rempli de gratitude. Ils ont quitté leurs pays et ont donné leur vie pour nous. Quand j’étais jeune, je voyais de nombreux missionnaires dans nos églises. Aujourd’hui, ils sont beaucoup moins nombreux. Cela signifie que l’Eglise au Pakistan a fait des progrès pour être autonome et qu’elle grandit par la grâce de Dieu. Maintenant, c’est notre moment. Le Seigneur nous appelle, comme le déclare le Pape François, à être d’authentiques disciples et missionnaires. Le Pakistan a besoin de l’annonce de l’Evangile et celle-ci constitue maintenant notre mission. C’est dans cet esprit que nous préparerons et que nous vivrons le Mois missionnaire extraordinaire. Peut-être parfois sommes-nous un peu paresseux et il est alors utile de se souvenir de l’exemple et de l’ardeur des premiers missionnaires, arrivés sur le sous-continent indien avant même la naissance du Pakistan, lesquels ont commencé, au travers de nombreuses difficultés, en faisant toujours confiance à la force de l’Esprit Saint.
Parmi les défis que l’Eglise au Pakistan doit relever, le Curé remarque « au niveau intra ecclésial une certaine jalousie qui, parfois, caractérise nos œuvres et nos communautés et qui ne fait certes pas de bien à l’action pastorale. Nous devons nous améliorer sur cet aspect au sein de nos Eglises ». En outre, il indique que « nos Eglises sont souvent en difficulté à cause d’un manque de fonds et de ressources servant à porter de l’avant l’ensemble des œuvres d’apostolat que nous souhaiterions mener. Nos familles chrétiennes sont très pauvres et leurs offrandes ne suffisent pas à subvenir aux besoins de la communauté. Nous avons encore besoin des donateurs étrangers ».
Une autre question urgente, selon le Père Iqbal, consiste dans la « présence dans les moyens de communication de masse de la communauté catholique en tant que telle. Nous souffrons de l’importante présence des réseaux chrétiens protestants qui, au travers de leurs chaînes de télévision, touchent de nombreux croyants et parfois font également de la contre-publicité aux catholiques ».
Il ne faut pas non plus négliger par ailleurs l’essence même de l’Eglise au Pakistan, qui est « une petite minorité dans un milieu islamique. Parfois, nos fidèles ont peur des musulmans. Ils connaissent une certaine discrimination. Ils craignent de subir des abus et des violences. Dès lors, la vie n’est pas facile pour eux, attendu qu’il peut suffire de prononcer quelques mots pour être accusés, incarcérés et même tués. Cependant, telle est notre réalité et notre vie. Nous la menons avec sérénité et avec une grande foi, confiant en Dieu qui ne nous fait pas manquer Sa grâce, qui constitue la force qui nous permet d’aller de l’avant chaque jour » conclut le Recteur de la Cathédrale de Lahore.
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AMERIQUE/NICARAGUA - Message de la Conférence épiscopale en vue des élections du 5 novembre

Fides FR - www.fides.org - Lun, 23/10/2017 - 10:28
Matagalpa – Quinze jours avant les élections municipales, prévues pour le 5 novembre, les Evêques du Nicaragua publient un Message dans lequel ils affirment que rien n’a changé dans le système électoral du pays mais qu’ils invitent cependant les citoyens à être protagonistes et à décider de l’avenir de leur nation. « Nous, Evêques de la Conférence épiscopale , estimons que la majeure partie des problèmes dans ce secteur demeurent ceux dont nous avions déjà parlé dans le communiqué du 26 septembre 2012 et dans le document ayant émergé du dialogue avec le Président de la République le 21 mai 2014 » peut-on lire dans le document de la CEN parvenu à Fides.
« Le découragement porte à se réfugier en soi-même, à créer une bulle d’autoprotection qui finit par se transformer en cécité sociale. Nous ne devons pas attendre d’arriver à des situations extrêmes pour réveiller la conscience de la responsabilité sur les thèmes politiques et sociaux » poursuit le texte.
Le langage des Evêques employé pour décrire la situation est clair et direct : « La démoralisation d’un peuple porte à l’apathie, à laisser que ce soient les autres à prendre les décisions. N’oublions jamais que c’est nous, peuple du Nicaragua, qui avons le dernier mot et qui décidons de l’horizon que le pays doit se fixer. La force qui parvient à transformer une société est celle du peuple qui, encouragé par la justice et la liberté, construit dans les vertus du bien commun, de la vérité et de la justice sociale. Soyons protagonistes et non pas spectateurs ! ». Le texte poursuit ensuite : « Dans le contexte du monde actuel, dans lequel la politique jouit de peu d’estime, sont nécessaires de manière urgente des hommes politiques qui servent avec miséricorde et, pour citer le Pape François, qui démasquent le fait que la politique est faite seulement de prédateurs ».
Le document s’achève en rappelant que « l’exercice de l’autorité, entendu comme service dans l’amour, constitue une clef pour une réforme de la politique au Nicaragua qui deviendra réalité au sein des structures communautaires et d’inclusion ». Enfin, il invite tout un chacun à la prière à l’occasion de cet événement politique : « La force de la prière peut guider l’histoire. Nous invitons donc nos prêtres, religieux et fidèles à dédier, en ces jours qui conduisent aux élections, des journées de prière au niveau paroissial ».
S.Exc. Mgr Silvio Báez, Eveque auxiliaire de Managua, explique à Fides, à propos du message de la Conférence épiscopale, que la population doit décider de son avenir. « C’est là le cœur du document, en ce que le problème du Nicaragua n’est pas de nature électorale mais se trouve être le manque de conscience des citoyens ». « Nous invitons tout un chacun à ne pas être spectateur de la réalité. Il s’agit également d’une invitation au discernement politique, afin de ne pas permettre que les prédateurs politiques continuent à dominer le Nicaragua et que ce soit le peuple lui-même à décider avec sagesse, en étant attentif aux signes de l’histoire, de manière à récupérer ce que nous avons perdu dans le pays, à savoir la capacité d’exercer le droit lié à la citoyenneté » a-t-il déclaré.
Mgr Baez, en soulignant que, dans le pays, « n’existent pas les conditions garantissant des processus électoraux équitables, honnêtes et transparents », remarque que la décision de voter ou non « demeure quelque chose qui dépend de la conscience de chaque citoyen ».
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VATICAN - Mois missionnaire extraordinaire « pour nous ouvrir à la joyeuse nouveauté de l’Evangile »

Fides FR - www.fides.org - Lun, 23/10/2017 - 09:40
Cité du Vatican – « En ce jour est célébrée la Journée missionnaire mondiale dédiée au thème « La mission au cœur de l’Eglise ». J’exhorte tout un chacun à vivre la joie de la mission en témoignant l’Evangile dans les milieux dans lesquels il vit et œuvre ». C’est en ces termes que le Saint-Père François a rappelé, à l’Angelus d’hier, la célébration missionnaire annuelle. « Dans le même temps – a-t-il poursuivi – nous sommes appelés à soutenir par notre affection, notre aide concrète et notre prière les missionnaires partis pour annoncer le Christ à ceux qui ne Le connaissent pas encore. Je rappelle également qu’il est dans mon intention de promouvoir un Mois missionnaire extraordinaire en octobre 2019, afin d’alimenter l’ardeur de l’activité évangélisatrice de l’Eglise ad gentes. En ce jour où il est également fait liturgiquement mémoire de Saint Jean Paul II, Pape missionnaire, nous confions à son intercession la mission de l’Eglise dans le monde ».
Dans le contexte de la Journée missionnaire, a été rendue publique hier la lettre du Pape François à S.Em. le Cardinal Fernando Filoni, Préfet de la Congrégation pour l’Evangélisation des Peuples, à l’occasion du centenaire de la promulgation de la Lettre apostolique Maximum illud de Benoît XV sur l’activité des missionnaires de par le monde. « Le Pape ressent le besoin de requalifier évangéliquement la mission dans le monde – écrit le Saint-Père – afin qu’elle soit purifiée de toute incrustation coloniale et se tienne loin de toute visée nationaliste et expansionniste qui avaient causé tant de catastrophes. Benoît XV donna ainsi un élan spécial à la missio ad gentes, oeuvrant, au travers des instruments conceptuels et de communication en usage à l’époque, afin de réveiller, en particulier au sein du clergé, la conscience du devoir missionnaire ». Le Concile œcuménique Vatican II, dans son décret Ad Gentes, a solennellement réaffirmé que l’Eglise « est par nature missionnaire ».
« Ce qui tenait à cœur à Benoît XV voici près de cent ans et ce que le Document conciliaire nous rappelle depuis plus de cinquante ans demeure pleinement actuel » souligne le Pape François, rappelant les paroles de Saint Jean Paul II dans la Redemptoris Missio : « la mission du Christ rédempteur, confiée à l’Eglise, est encore bien loin d’être accomplie », « un regard d’ensemble à l’humanité démontre que cette mission est encore à ses débuts et que nous devons nous engager de toutes nos forces à son service ». « C’est pourquoi, avec des paroles que je voudrais maintenant proposer à nouveau à l’attention de tous, il a exhorté l’Eglise à un « engagement missionnaire renouvelé » dans la conviction du fait que la mission « renouvelle l’Eglise, raffermit la foi et l’identité chrétienne, donne un nouvel enthousiasme et de nouvelles motivations ».
Le centenaire de la Lettre apostolique Maximum illud « doit constituer une occasion pour surmonter la tentation récurrente qui se cache derrière toute introversion ecclésiale, toute fermeture autoréférentielle au sein de ses propres frontières sûres, toute forme de pessimisme pastoral et toute nostalgie stérile du passé, pour nous ouvrir en revanche à la nouveauté joyeuse de l’Evangile » exhorte le Pape qui, accueillant la proposition de la Congrégation pour l’Evangélisation des Peuples, proclame « un Mois missionnaire extraordinaire en octobre 2019, afin de réveiller davantage la conscience de la missio ad gentes et de reprendre avec un élan nouveau la transformation missionnaire de la vie et de la pastorale ».
Le Mois missionnaire de l’an prochain pourra constituer une préparation « afin que tous les fidèles aient vraiment à cœur l’annonce de l’Evangile et la conversion de leurs communautés en réalités missionnaires et évangélisatrices ». A la Congrégation pour l’Evangélisation des Peuples et aux Œuvres pontificales missionnaires, le Pape confie la préparation de cet événement, impliquant Eglises particulières, Instituts de vie consacrée et Sociétés de vie apostolique, associations, es mouvements, communautés et réalités ecclésiales. « Le Mois missionnaire extraordinaire doit être une occasion de grâce intense et féconde pour promouvoir des initiatives et intensifier en particulier la prière – âme de toute mission – l’annonce de l’Evangile, la réflexion biblique et théologique sur la mission, les œuvres de charité chrétienne et les actions concrètes de collaboration et de solidarité entre les Eglises, de sorte que se réveille et que ne soit jamais soustrait l’enthousiasme missionnaire » conclut le Pape François.
Link correlati :Texte intégral de la Lettre du Saint-Père sur le site d'Omnis Terra (en italien)
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ANALYSE/ OMNIS TERRA - Une Eglise âgée de 25 ans : les défis de la mission en Mongolie

Fides FR - www.fides.org - Sab, 21/10/2017 - 08:21
L’Eglise catholique en Mongolie a récemment célébré son 25ème anniversaire.La première Communauté catholique fut fondée dans la capitale, Oulan-Bator, seulement en 1992, peu après que le gouvernement mongol eut établi des relations diplomatiques avec le Saint-Siège. Les missionnaires de Scheut ou de la Congrégation du Cœur Immaculé de Marie se virent demander d’envoyer des missionnaires sur la terre de Gengis Khan. Quelle es la situation à ce jour? Quels sont les défis que la petite communauté catholique mongole se doit de relever? Comment change actuellement l'action de l'Eglise locale?
Link correlati :Pour continuer à lire l'analyse sur le site d'Omnis Terra
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ASIE/INDE - Décision de la Cour Suprême en faveur du droit des femmes en matière de mariage

Fides FR - www.fides.org - Sab, 21/10/2017 - 08:17
New Delhi – « L’attitude du gouvernement du Baratiya Janata Party et du Sangh Parivar à propos de la question féminine indique une approbation tacite de la discrimination envers les femmes ». C’est ce que déclare à l’Agence Fides le Père Jacob Peenicaparambil, CMI alors qu’en Inde s’est rouvert le débat sur la condition de la femme au sein de la société.
Par une décision du 11 octobre, en effet, la Cour Suprême a abrogé une loi vieille de 77 ans établissant que le rapport sexuel entre un homme et une mineure de 18 ans devait être considéré sans exception comme un viol, même si la jeune femme avait été prise pour épouse. La Cour a établi une peine pouvant aller de 10 ans de réclusion à la réclusion à perpétuité, selon le code de protection des mineurs suite à des délits de nature sexuelle. Même s’il est interdit par la loi, le rapport sexuel avec un mineur était prise en considération par le Code pénal pour les couples mariés. L’exception a désormais été abrogée en ce qu’elle « viole les articles 14, 15 et 21 de la Constitution » établit la décision.
La décision est révolutionnaire et pourrait constituer une dissuasion contre les mariages impliquant des fillettes, une pratique déjà interdite en Inde – au travers d’une loi de 2006 – mais qui est encore aujourd’hui largement diffusée. Selon des estimations citées par la Cour Suprême, il existe 23 millions de fillettes mariées dans le pays, ce qui signifie qu’un mariage sur cinq viole la loi. Selon une récente enquête menée par la National Health Health Survey en effet, 39,1% des femmes de 20 à 24 ans se sont mariées avant l’âge de 18 ans. Le phénomène du mariage infantile varie par ailleurs d’Etat à Etat.
La Cour Suprême a demandé au gouvernement central d’adopter « des mesures proactives pour interdire le mariage infantile », exprimant sa préoccupation pour des milliers de jeunes mineures mariées dans le cadre de « mariages de masse » organisés traditionnellement à l’occasion de la festivité religieuse hindoue de l’Akshaya Tritiya, au printemps.
Cependant, le gouvernement semble avoir une position différente et a présenté une pétition qui, affirmant « prendre acte de la réalité socioéconomique indienne », demande « une exception pour protéger l’institut du mariage ».
Le Sangh Parivar, forum qui rassemble de nombreuses organisations extrémistes et nationalistes hindoues, « est engagé dans la protection de la culture indienne polluée par l’influence occidentale plutôt que dans la défense des femmes en Inde » indique à Fides le Père Peenicaparambil. « Pourquoi le Sangh Parivar, qui a lancé un mouvement violent en faveur de la protection des vaches au niveau national, n’a-t-il pas lancé une mobilisation similaire contre le mariage infantile ou les atrocités commises à l’encontre des dalits ? » se demande le carme, remarquant que « cela correspond à une approbation tacite de la discrimination envers les femmes, telle qu’elle est conçue dans les textes sacrés hindouistes du Manusmriti », qui justifient le mariage avec des femmes mineures.
« Les femmes en Inde ne pourront s’attendre ni justice ni liberté de la part d’un gouvernement conduit et contrôlé par l’idéologie de l’hinduité, qui exclue et discrimine les femmes et les dalits » poursuit le prêtre.
« Si le BJP était réellement intéressé à la promotion de la femme, il devrait approuver le projet de loi promouvant les droits des femmes qui se trouve bloqué au Parlement depuis 21 ans et condamner publiquement les déclarations méprisantes à l’encontre des femmes contenues dans le code de Manusmriti » conclut le carme pour Fides.
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AFRIQUE/EGYPTE - Vers une expédition exploratoire de l’Œuvre romaine des Pèlerinages en décembre sur le Chemin de la Sainte Famille

Fides FR - www.fides.org - Sab, 21/10/2017 - 08:16
Le Caire – Au cours des premiers jours de décembre, une délégation qualifiée de l’Œuvre romaine des Pèlerinages se rendra en visite en Egypte afin de réaliser une première reconnaissance des lieux du Chemin de la Sainte Famille, l’itinéraire unissant les lieux traversés, selon des traditions millénaires, par la Très Sainte Vierge Marie, Saint Joseph et l’Enfant Jésus, lorsqu’ils trouvèrent refuge en Egypte pour échapper à la violence d’Hérode. C’est ce qu’a annoncé le Ministre égyptien du Tourisme, Yahya Rashid, indiquant que l’expédition servira à effectuer une première évaluation du parcours et des structures hôtelières déjà en service sur les différents lieux de l’itinéraire, pour inclure le Chemin de la Sainte Famille dans les programmations de pèlerinages organisés et proposés par l’ORP. Le Ministre égyptien du Tourisme a réaffirmé l’intention du gouvernement de collaborer avec les différents Diocèses coptes afin de renforcer, le plus vite possible, les capacités d’accueil des pèlerins ainsi que les programmes de visites à chacun des lieux saints – tels que l’église de la Vierge Marie de Maadi – qui parsèment le Chemin.
Début octobre, le Ministre avait conduit une délégation égyptienne au Vatican dans le but déclaré de solliciter une collaboration à l’effort réalisé par le gouvernement égyptien en matière de relance des pèlerinages le long du Chemin de la Sainte Famille .
Dans le salut adressé publiquement à la délégation égyptienne au cours de l’Audience générale du 4 octobre , le Pape François a rappelé son voyage apostolique en Egypte d’avril dernier : « Je me souviens avec affection – a déclaré le Pape – de ma visite apostolique en votre bonne terre et à votre généreux peuple, terre sur laquelle ont vécu Saint Joseph, la Vierge Marie, l’Enfant Jésus et de nombreux Prophètes ; terre bénie au travers des siècles par le précieux sang des martyrs et des justes ; terre de coexistence et d’hospitalité ; terre de rencontre, d’histoire et de civilisation. ». Au terme de l’Audience générale, la délégation égyptienne a également demandé au Pape François de bénir une icône de la fuite en Egypte de la Sainte Famille.
L’Œuvre romaine des Pèlerinages est une activité du Vicariat de Rome, organe du Saint-Siège, dépendant directement du Vicaire du Pape pour le Diocèse de Rome.
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AFRIQUE/NIGERIA - Exhortation au dialogue entre Fulanis et Irigwe de l’Archevêque de Jos après le massacre de 29 personnes réfugiées dans une école

Fides FR - www.fides.org - Ven, 20/10/2017 - 13:14
Juba – « Depuis plus de deux ans, l’Etat du Plateau jouit d’une coexistence heureuse et pacifique mais la paix a été interrompue brusquement par la vague d’homicides perpétrée dans la zone du Bassa au sein des communautés Fulanis et Irigwe » déclare S.Exc. Mgr Ignatius Ayau Kaigama, Archevêque de Jos et Président de la Conférence épiscopale du Nigeria, dans un message parvenu à l’Agence Fides. Le 16 octobre, dans l’Etat du Plateau, au moins 29 civils, ayant trouvé refuge dans une école primaire, dont des femmes et des enfants, ont été brutalement tués par un groupe d’hommes armés ayant pris d’assaut l’édifice.
« Les attaques ont eu lieu en parallèle avec le rassemblement spirituel national des catholiques nigérians se tenant à Benin City afin de consacrer une nouvelle fois notre cher pays à Notre-Dame et de prier pour la paix, l’unité et la réconciliation entre les nigérians » rappelle l’Archevêque. « L’événement a marqué la conclusion du centenaire des apparitions de Notre-Dame à Fatima, en 1917, lorsque le monde faisait l’expérience des effets terribles de la première guerre mondiale » souligne l’Archevêque.
En rappelant l’échec de la tentative de réconciliation menée par le gouverneur de l’Etat du Plateau, Simon Bako Lalong, Mgr Kaigama affirme qu’il « n’est pas encore trop tard » pour chercher la paix, mettant en évidence les points de contact existant entre les deux populations.
« C’est un fait que nombre de Fulanis parlent la langue Irigwe et que de nombreux Irigwes parlent la langue Fulani, ce qui démontre l’existence d’une longue période de coexistence pacifique, mais les événements de la semaine passée indiquent que cette coexistence pacifique, harmonieuse et fraternelle a été gravement blessée » affirme l’Archevêque. « Les deux tribus qui s’offrent réciproquement un rameau d’olivier constitue ce qui peut ramener la situation à la normalité et à la confiance. La sépulture le 16 octobre à a Nkiedonwhro de 29 personnes démontre qu’il doit être fait davantage de la part des deux tribus pour affronter l’avenir commun avec plus d’optimisme ».
« Nos pensées vont à tous ceux qui sont frappés. Nous adressons de ferventes prières à Dieu afin qu’Il leur accorde la consolation et la capacité de dire « jamais plus » à la destruction de vies humaines, d’animaux, de produits agricoles, de maisons et de moyens de subsistance. Que les morts reposent en paix » affirme Mgr Kaigama.
L’Archevêque dénonce enfin les responsabilités des forces de l’ordre en ce qui concerne les massacres : « Il est très préoccupant que, malgré la présence d’agents de sécurité, des personnes puissent être tuées dans une école primaire où elles s’étaient réfugiées, y compris au cours des heures de couvre-feu imposées par le gouvernement local ».
L’armée renforce actuellement sa présence sur zone et l’aviation elle-même déploie en ce moment des chasseurs pour tenter de bloquer les affrontements. (Agence Fides 20/10/2017
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ASIE/INDE - La voix d’une religieuse, voix collective d’une communauté au féminin

Fides FR - www.fides.org - Ven, 20/10/2017 - 12:54
Patna – Nari Gunjan – ou la voix des femmes – est Sœur Sudha Varghese, religieuse des Sœurs de Notre-Dame de la province de Patna. Grâce à son action, elle a émancipé une communauté entière de jeunes filles et de femmes appartenant aux Musahars de l’Etat indien de Bihar, « en affrontant les plus graves formes d’exploitation sexuelle et de vexations » a-t-elle raconté à Fides.
La communauté Musahar, qui survit grâce aux rats, est l’une communautés de Dalits indiens les plus opprimées et ne compte aucune présence chrétienne. Il en serait encore ainsi sans l’action et l’implication de cette femme qui, voici 20 ans, a fait de la mission en faveur des musahars sa vie. Les membres de cette communauté sont des ouvriers agricoles qui n’ont jamais reçu un salaire équitable en échange de leur travail. Leurs principales occupations les voient nettoyer les toilettes ou travailler dans les distilleries tenues par les castes dominantes. Leurs épouses et leurs enfants sont exploités dans les habitations des castes plus élevées et font souvent l’objet d’abus sexuels. Les écoles n’ont jamais été à leur portée. Ceux qui ont osé s’en approcher ont été éloignés et tournés en ridicule par leurs camarades et par les enseignants. Au sein de cette non caste, le mariage entre mineurs est chose commune. Les jeunes filles se mariaient à 10 ans et avaient 3 à 4 enfants jusqu’à l’âge de 20 ans, lorsqu’elles étaient considérées trop vieilles pour s’occuper d’un enfant. Ceci a constitué la première problématique que Sœur Sudha Varghese a dû affronter avant de lancer une école pour les jeunes mères. Elle a commencé avec 20 élèves, les faisant étudier dans les livres mais également dessiner, colorer et coudre. Un an et demi après, l’UNICEF connut son programme et décida de financer l’équipe de Sœur Sudha Varghese dans 50 centres.
Après les deux collèges féminins Prerna de Danapur et Bodhgaya, la religieuse a lancé les Centres d’apprentissage joyeux, destinés aux plus jeunes enfants. Les plus grands reçurent des vêtements et une assistance sanitaire. La religieuse ne s’est jamais arrêtée, poursuivant son action auprès des jeunes Musahars qui passaient leur temps en buvant et s’adonnant au jeu. Après avoir découvert qu’ils étaient intéressés par le cricket, elle leur donna tout l’équipement nécessaire et, avec le temps, nombre d’entre eux commença à participer et à remporter des tournois.
Depuis que le gouvernement du Bihar avait interdit les liqueurs, les hommes musahars ne travaillaient plus et demeuraient dans leurs villages. Les hommes des castes supérieures, en revanche, s’enivraient et violaient les femmes qui n’osaient pas se rebeller jusqu’à ce qu’en 1986, arriva Sœur Sudha Varghese, qui parvint à les convaincre de porter plainte contre ses abus devant les autorités de police et de faire reconnaître leur dignité. En échange, elles lui offrirent nourriture, amour et fidélité. Elle était devenu leur « Cycle Didi », qui parcourait 50 Km par jour. Elle vivait dans une maison de boue parmi elles jusqu’au moment où cela devint trop dangereux à cause des menaces de mort qu’elle recevait.
« J’ai vécu mille vies et je suis morte mille fois ». Elle avait appris à ne pas avoir peur. « Si vous me tuez, des centaines de personnes prendront ma place » déclarait-elle à ses détracteurs.
Etant jeune, elle voulait dédier sa vie au service des pauvres. Maintenant, Sœur Sudha Varghese est devenue un colosse d’amour et d’espérance pour les strates les plus marginalisées de l’Inde. En quittant le Kerala contre la volonté de sa famille, qui désirait faire d’elle une enseignante dans une école gérée par de religieuses catholiques à Bihar, Sœur Sudha Varghese a dédié sa vie au service des plus pauvres parmi les pauvres.
Grâce au gouvernement indien, qui lui a attribué le Padma Shri, la religieuse parvient à disposer de nombreuses aides de la part de l’Etat et de la police.
Le Bihar est l’un des Etats indiens les plus pauvres. Selon un recensement de 2011, il compte une population de 103.804.837 habitants. Le taux d’alphabétisation y est de 63,82% . Les religions présentent sont l’hindouisme , l’islam , le Christianisme , le sikhisme , le bouddhisme , le jainisme et d’autres confessions , sachant que 0,2% de la population a déclaré n’appartenir à aucune religion.
La région comprend six Diocèses catholiques et 200.000 fidèles. Parmi les priorités de l’Eglise catholique rentrent le développement sociale, l’éducation et l’évangélisation des pauvres et des affligés.
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AFRIQUE/SOUDAN DU SUD - Appel à se préparer à la mission adressé aux Séminaristes par l’Archevêque de Khartoum

Fides FR - www.fides.org - Ven, 20/10/2017 - 12:06
Juba – « J’ai encouragé les Séminaristes des neuf Diocèses du Soudan et du Soudan du Sud à se préparer pour la mission de l’Eglise » déclare à l’Agence Fides S.Exc. Mgr Michael Didi Adgum Mangoria, Archevêque de Khartoum et Président de la Commission épiscopale pour les Séminaires de la Conférence des Evêques catholiques du Soudan . « Je viens de visiter le Grand Séminaire Saint Paul de Munuki, à Juba, où j’ai rencontré les enseignants et les Séminaristes ».
Mgr Didi se trouve au Kenya pour la réunion du Conseil directeur de l’Association des Conférences épiscopales des Etats d’Afrique orientale qui a lieu à l’Institut Gaba d’Eldoret.
« En parlant avec eux et en les écoutant, à part quelques plaintes ici et là, j’ai constaté que les séminaristes ont compris le sens de leur mission et qu’ils représentent donc l’espérance des responsables de l’Eglise pour le Soudan et le Soudan du Sud, ce qui est positif » affirme Mgr Didi.
Le Soudan du Sud est, depuis décembre 2013, bouleversé par les affrontements entre partisans armés du Président, Salva Kiir, et de son ancien Vice-président, Riek Machar, qui n’ont pas épargné la capitale, Juba, plusieurs fois sévèrement frappée.
« Tous sont traumatisés dans une zone de guerre, y compris les Séminaristes et le personnel qui les accompagne » affirme Mgr Didi. Toutefois, explique-t-il, « les séminaristes et le personnel se trouvent en de meilleures conditions cette année que l’année passée, lorsque des combats ont eu lieu à Juba. Certains d’entre eux avaient abandonné le Séminaire pour retourner dans leurs Diocèses respectifs. Cette année, ils semblent sereins ».
« J’ai encouragé les Séminaristes à aller de l’avant et à utiliser tous les moyens, toutes les ressources et tous les talents pour se préparer à la mission qui s’ouvre devant eux » continue-t-il.
Le Séminaire compte quelques 100 séminaristes au sein des deux sections – philosophie et théologie – provenant de l’ensemble des neuf Diocèses des deux Soudans, sept au Soudan du Sud et deux au Soudan.
La structure compte aussi « quelques 15 personnels résidents pour les deux sections, un certain nombre d’enseignants à temps partiel, dont deux missionnaires comboniens, et des laïcs provenant principalement de l’Université de Juba » indique Mgr Didi.
L’Archevêque de Khartoum demande aux Séminaristes d’être fidèles à la prière : « Sûrement les prières sont très importantes pour les Séminaristes qui aspirent à servir dans la mission de Notre Seigneur. Nous sommes encore en guerre et les personnes peuvent chercher à aider également au travers de la prière » conclut Mgr Didi.
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AMERIQUE/COLOMBIE - Pas encore résolu le problème « historique » de la substitution des cultures illégales

Fides FR - www.fides.org - Ven, 20/10/2017 - 11:42
Tumaco – S.Exc. Mgr Orlando Olave Villanoba, Evêque de Tumaco, a affirmé que la seule porte de sortie de la crise pour cette région du département de Narino se trouve dans l’application d’un plan complet d’investissements, d’instruction et de travail alternatif mis en place au profit des communautés paysannes et des descendants des populations africaines déplacées.
Dans un entretien accordé à la radio colombienne RCN, l’Evêque a expliqué que l’un des problèmes les plus importants touchant actuellement le port de Tumaco consiste dans le manque d’attention de la part de l’Etat en ce qui concerne les besoins fondamentaux de la population. « Il s’agit d’une région privée de routes, qui a des niveaux d’instruction particulièrement bas, où les paysans n’ont pas la possibilité de faire face à nombre de leurs besoins primaires. Elle est caractérisée par un abandon et une injustice envers ces communautés » a mis en évidence Mgr Orlando Olave Villanoba.
L’un des problèmes les plus complexes et les plus graves du moment est celui relatif au remplacement des cultures illégales et à la présence d’un certain nombre de groupes armés qui génèrent violence et terrorisent la population, s’opposant à ce processus. « Il s’agit d’un problème historique de la région parce que nombreux sont ceux qui ne parviennent à vivre que grâce à ces cultures » a-t-il précisé, ajoutant que « la présence des groupes armés et la mort violente de différents responsables sociaux constituent le reflet du manque de présence du gouvernement et des intimidations faites par ces organisations qui veulent s’imposer par la violence ».
Dans cette même optique, Mgr Olave a réaffirmé qu’à ce propos, il est très important de se mettre à l’écoute de la communauté, en ce que « il n’est pas possible d’appliquer des solutions ayant servi ailleurs en ce qu’elles ne s’adaptent pas forcément à la réalité de ces communautés ». Hier, la Conférence épiscopale colombienne a publié une déclaration dans laquelle elle a condamné le meurtre du responsable communautaire José Jair Cortés, intervenu le 17 octobre à Tumaco , en soulignant que « lorsqu’un responsable est assassiné, le pays se dégrade, la société s’appauvrit ». Les auteurs de la déclaration sollicitent les autorités afin qu’elles s’engagent à incorporer ces zones au processus économique et à l’esprit de construction de la paix décidé par les colombiens.
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VATICAN - La vie claustrale comme mission

Fides FR - www.fides.org - Ven, 20/10/2017 - 11:21
Cité du Vatican – « Sainte Thérèse de Lisieux désirait être l’amour dans le cœur de l’Eglise. Aujourd’hui, les moniales cloîtrées sont comme un cœur qui pompe le sang, c’est-à-dire la charité du Christ, dans tout l’organisme de l’Eglise universelle. Ainsi, leur amour arrive à toutes les missions et à tous les missionnaires, qui sont les mains qui baptisent ou les bras qui accueillent les pauvres et les souffrants. Si le cœur ne pompe pas le sang, l’organisme meurt. Le Saint Pape Jean XXIII disait que les Œuvres pontificales missionnaires sont comme le système vasculaire de l’organisme humain, ce réseau qui permet à l’amour de Dieu d’arriver à chaque tissus. Les moniales, par leur prière et leurs sacrifices quotidiens, en représentent le cœur pulsant, dont tout tire origine ». C’est ainsi que le Père Ryszard Szmydki, O.M.I., Sous-secrétaire de la Congrégation pour l’Evangélisation des Peuples, présente la vidéo produite par l’Agence Fides et diffusée, à l’occasion de la Journée missionnaire mondiale, pour faire mémoire du 90ème anniversaire de la proclamation de Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus et de la Sainte Face en tant que Patronne des Missions. Le 14 décembre 1927 en effet, le Pape Pie XI déclara Sainte Thérèse de Lisieux « patronne spéciale des missionnaires, hommes et femmes, existant dans le monde », titre qui avait déjà été concédé à Saint François Xavier.
Dans le cadre de sa nouvelle présence dans le domaine de la production multimédia – la vidéo est disponible sur le canal Youtube de Fides en italien et en anglais – l’Agence Fides est entrée dans un Carmel où les moniales, selon la voie tracée par Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus et de la Sainte Face, embrassent le monde entier.
Au cours de l’entretien accordé à Fides, le Père Ryszard Szmydki rappelle que la mission et la contemplation sont le propre de tout baptisé. « Le missionnaire, ainsi que l’affirme Redemptoris Missio, doit être un « contemplatif en action ». La réponse aux problèmes, il doit l’apporter à la lumière de la Parole de Dieu et dans la prière, personnelle et communautaire. Si le missionnaire n’est pas un contemplatif, il ne lui est pas possible d’annoncer le Christ de manière crédible ».
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ASIE/IRAQ - Accès à l’Université de Mossoul possible seulement aux femmes voilées malgré le départ des djihadistes

Fides FR - www.fides.org - Ven, 20/10/2017 - 10:56
Mossoul – La ville de Mossoul dans le nord de l’Irak n’est certes plus sous le contrôle des milices djihadistes du prétendu « Etat islamique » et ce depuis juillet dernier. Cependant, à l’Université, les étudiants continuent à devoir se plier, au moins partiellement, aux us et coutumes d’origine islamique, y compris en ce qui concerne leur habillement. Une grande affiche placée à l’entrée de l’Université rappelle aux étudiants le type d’habillement et de coiffure qu’ils doivent porter pour accéder aux édifices universitaires et y suivre les cours. Le code d’habillement obligatoire prescrit l’usage du voile pour l’ensemble des étudiantes, qu’elles soient ou non musulmanes.
L’Université a repris ses activités et les étudiants ont recommencé à fréquenter les cours même si de vastes parties des édifices universitaires ont été détruites par les bombardements et n’ont pas encore été remises en service. Outre aux problèmes logistiques, des étudiants chrétiens – indique l’agence d’information Ankawa.com – expriment leur préoccupation quant aux attitudes rigides et intolérantes de certains de leurs collègues musulmans.
A l’Université de Mossoul, la pression exercée par le radicalisme islamiste avait contraint de nombreuses étudiantes chrétiennes à porter le voile dès les années 2004-2005, bien avant que la ville ne tombe sous le joug du prétendu « Etat islamique ». Maintenant, une fois passée la tragique parenthèse du régime djihadiste, reviennent en vigueur les codes de comportement et dispositions qui semblaient dans tous les cas liés à un projet d’islamisation de la vie sociale, ce qui fait que se multiplient les signaux d’une croissante déception des communautés chrétiennes locales quant aux effets des campagnes militaires conduites pour vaincre le prétendu « Etat islamique ».
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VATICAN - Dossier pour la Journée missionnaire mondiale démontrant l’augmentation du nombre des catholiques dans le monde

Fides FR - www.fides.org - Ven, 20/10/2017 - 10:10
Cité du Vatican – Le nombre des catholiques augmente de par le monde. Ils sont près de 1,3 milliards soit 17,7% de la population mondiale. Selon les données extraites de l’Annuaire statistique de l’Eglise catholique relatives à l’année 2015 et élaborées par l’Agence Fides, le nombre des baptisés est supérieur de 12,5 millions à celui de l’année précédente . Tel est l’un des contenu du Dossier statistique diffusé par l’Agence Fides à l’occasion de la 91ème Journée missionnaire mondiale, qui sera célébrée Dimanche 22 octobre, lequel offre un panorama de l’Eglise dans le monde.
Selon le Dossier, en Afrique vivent 1,1 milliards de personnes dont 19,42% de catholiques , avec une augmentation de 0,12%. En Amérique, sur un total de 982,2 millions d’habitants, 63,6% sont catholiques avec une diminution de 0,08%.
En Asie, sur 4,3 milliards d’habitants, les catholiques représentent 3,24% de la population , ce qui constitue une donnée stable.
En Europe, si la population s’accroît , le nombre des catholiques diminue cependant pour la deuxième année consécutive. Il représente en effet 39,87% de la population continentale soit -0,21% par rapport à l’année précédente.
En Océanie, vivent 38,7 millions de personnes dont 26,36% de catholiques en augmentation de 0,24% par rapport à l’année précédente.
Les Circonscriptions ecclésiastiques catholiques – Diocèses, Vicariats, Préfectures apostoliques etc. – sont au nombre de 3.006 de par le monde – huit de plus qu’en 2014 – à raison de 538 en Afrique, 1.091 en Amérique, 538 en Asie, 758 en Europe et 81 en Océanie.
Le nombre des Evêques augmente de 67 unités au total alors que le nombre des prêtres diminue de 136 unités .
Le Dossier de Fides indique en outre que, de par le monde, oeuvrent 351.797 missionnaires laïcs et 3.122.653 catéchistes.
L’Eglise catholique gère 216.548 instituts scolaires de par le monde, fréquentés par plus de 60 millions d’élèves. De plus, 5,5 millions de jeunes sont suivis par des instituts catholiques au cours de leurs études dans des écoles supérieures et à l’Université. Enfin, quelques 118.000 instituts sociaux et caritatifs catholiques – hôpitaux, léproseries, orphelinats, maisons de retraite – sont présents de par le monde.
Le Dossier de Fides présente également un cadre de l’activité de la coopération missionnaire des Œuvres pontificales missionnaires – Propagation de la Foi, Saint Pierre Apôtre, Enfance missionnaire et Union missionnaire – qui, au travers du soutien aux Eglises locales – en vue de la construction de chapelles et de séminaires, de l’instruction et des activités pastorales et de formation – ont octroyé en 2016 des subsides pour un total de quelques 134 millions d’USD.
Pour illustrer le Dossier, est également disponible sur le canal Youtube de l’Agence Fides une animation graphique – en italien et en anglais – qu’il est possible de télécharger librement et de reproduire sur d’autres sites de la Toile.
Link correlati :Dossier statistique complet
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VATICAN - « Le Christ en personne, premier évangélisateur », déclarations du Préfet de la Congrégation pour l’Evangélisation des Peuples à la présentation de la Journée missionnaire mondiale

Fides FR - www.fides.org - Ven, 20/10/2017 - 08:16
Rome – « Le premier Evangélisateur est le Christ Lui-même ». Jésus « n’abandonne pas le caractère missionnaire de l’Eglise » mais « Il demeure présent » dans l’œuvre apostolique accomplie par Ses disciples, œuvre qui n’est pas quelque chose qui appartient aux prêtres seuls mais représente une vocation partagée par tous les baptisés. C’est ce qu’a répété avec clarté S.Em. le Cardinal Filoni, Préfet de la Congrégation pour l’Evangélisation des Peuples, dans le cadre de son intervention à la conférence de présentation de la Journée missionnaire mondiale qui sera célébrée dans toutes les Paroisses du monde le Dimanche 22 octobre. A la conférence de presse, introduite par le Directeur du Bureau de Presse du Saint-Siège, Greg Burke, ont participé également S.Exc. Mgr Protase Rugambwa, Secrétaire adjoint de la Congrégation pour l’Evangélisation des Peuples et Président des Œuvres pontificales missionnaires, et le Père Ted Nowak OMI, Secrétaire général pro tempore de l’Œuvre pontificale missionnaire de la Propagation de la Foi.
Le Cardinal Filoni, dans son intervention, a retracé de manière synthétique les passages clefs du Message du Pape François pour la Journée missionnaire mondiale 2017 dédiée au thème « La mission au cœur de la foi chrétienne ». Le Préfet du Dicastère missionnaire a proposé à nouveau la mission comme dimension intrinsèque de la foi chrétienne, fondée sur le dernier commandement confié par le Christ à Ses disciples, celui d’aller dans le monde entier pour baptiser et annoncer l’Evangile à tous les Peuples, confiants dans le fait qu’en cette œuvre, Lui-même accompagnera les Siens « jusqu’à la fin du monde ». Faisant référence à la Lettre du Pape, le Cardinal Filoni a également souligné que l’attitude consistant à « sortir » représente une dimension vitale pour quiconque est appelé à répondre au mandat missionnaire du Christ mais qu’elle doit être fondée sur « une spiritualité de l’exode et du pèlerinage qui relie tout au Christ » pour ne pas courir le risque de réduire l’action missionnaire elle-même à un activisme de type sociologique.
S.Exc. Mgr Rugambwa et le Père Nowak, dans leurs interventions respectives, ont proposé l’origine, le profil et les finalités des Œuvres pontificales missionnaires, soulignant leur caractère universel, qui repose sur le fait qu’elles sont un instrument propre de la sollicitude pastorale du Pape envers toutes les Eglises.
Répondant aux questions des journalistes, Mgr Rugambwa et le Cardinal Filoni ont pu décrire l’Œuvre pontificale de la Sainte Enfance comme un instrument efficace permettant d’éduquer les jeunes générations à la gratuité et à la sensibilité envers ceux qui se trouvent dans le besoin. Le Cardinal Filoni, répondant à une question sur les obstacles législatives posés au sein de certaines nations à l’activité missionnaire, a proposé à nouveau les figures des premiers chrétiens laïcs coréens, du chinois Xu Guangqi, connu aussi comme le mandarin de Dieu, et du Bienheureux japonais Takayama Ucon, connu aussi comme le samouraï de Dieu, en tant qu’exemples de laïcs ayant confessé la foi au Christ dans des contextes difficiles, entourés par des résistances et des oppositions à caractère politique et culturel. A ce propos, le Cardinal s’est également attardé sur la figure de la Vénérable Pauline Marie Jaricot, fondatrice en France de l’Œuvre de la Propagation de la Foi, dont le procès en béatification est en cours et qui pourra un jour être célébrée en tant que témoin de la sollicitude missionnaire exprimée par les laïcs, aux côtés de Saint François Xavier et de Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus et de la Sainte Face, déjà proclamés Patrons des missions.
En ouverture de la Conférence de presse, les participants ont également assisté à la projection de la vidéo « La vie claustrale comme Mission », produite par l’Agence Fides et diffusée, à l’occasion de la Journée missionnaire mondiale, afin de faire mémoire du 90ème anniversaire de la proclamation de Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus et de la Sainte Face « Patronne des Missions ».
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ASIE/MYANMAR - Entretien avec l’Archevêque de Yangon dans la perspective du prochain voyage apostolique du Pape

Fides FR - www.fides.org - Gio, 19/10/2017 - 13:40
Yangon – « Le Myanmar a besoin de guérison et de réconciliation ». C’est ce que déclare dans un entretien accordé à Fides S.Em. le Cardinal Charles Bo, Archevêque de Yangon, évoquant la situation du pays dans l’imminence de la visite du Pape, qui se trouvera dans le pays du 27 au 30 novembre.
Où en est le Myanmar après les importants changements de ces dernières années ?
Le Myanmar se trouve à un carrefour de l’histoire. Notre pèlerinage en direction de la démocratie a assuré que tous aient plus de droits et de libertés. Nous sommes fiers d’être citoyens de cette grande nation, le Myanmar. Nous sommes fiers aussi de constituer une nation abondamment bénie au travers de nombre de ressources. Il s’agit d’une terre en or. Notre rêve est de faire en sorte qu’elle le devienne pour tous au travers de la paix. La paix est le premier grand bien. Les fruits de la paix bénéficieront aux enfants et aux jeunes. Un nouveau Myanmar de paix et de prospérité est possible. Nous sommes une nation faite de sept groupes ethniques majeurs et de 135 mineurs. Chacun d’entre nous décore notre nation comme les fleurs colorées d’un grand jardin. Les citoyens du Myanmar doivent maintenant penser à construire la paix, l’Etat et la nation.
Que pouvez-vous dire concernant la crise des musulmans Rohingyas, qui se trouve sur le devant scène médiatique internationale ?
De tragiques événements ont impliqué la population dans l’Etat de Rakhine, portant le pays sur le devant de la scène internationale. Tous dans le monde veulent donner des conseils au Myanmar. En ce moment, nous devons demeurer unis et dire au monde que nous avons le courage et l’énergie morale pour résoudre nos problèmes. Nous devons dire au monde qu’un nouveau Myanmar, pétri de générosité et d’espérance, émerge actuellement. Nous avons cherché des solutions non violentes dans notre lutte en faveur de la démocratie et nous sommes une nation qui se reconnaît dans les grands enseignement du Bouddha, qui enseigne la compassion à tous. Aung San Suu Kyi continue à représenter l’espérance de millions de personnes désireuses de développement humain, de justice et de réconciliation. Elle a tant sacrifié pour cette nation et pour la démocratie. Le peuple du Myanmar l’a élue et a confiance en elle. Le monde devrait lui offrir compréhension et soutien.
Pensez-vous que le pays aille dans la juste direction en ce qui concerne la paix et le développement ?
Il s’agit d’une nation jeune, dont 40% de la population a moins de 30 ans. Ceci est notre bien le plus précieux. Nous démontrons actuellement au monde qu’en leur fournissant une opportunité, nos jeunes peuvent allier intelligence et compétence. C’est pourquoi je dirais que l’avenir nous appartient. Tous les pays riches du monde ne disposent pas d’une population jeune comme la nôtre. D’ici dix ans, nous serons devenus une nation forte, malgré les problèmes et les souffrances qui existent encore aujourd’hui. Il existe une nouvelle aube d’espérance. Nous sommes sur un chemin et nous sommes une nation fière de faire partie de la communauté internationale.
Quels sont les principaux défis que le pays se doit de relever ?
Parmi les défis à relever, je pense aux millions de jeunes birmans qui se trouvent en dehors du pays en conditions d’esclavage et sont victimes de trafiquants, un problème qui dérive de la pauvreté. Il n’y aura pas de paix en l’absence d’une justice économique. Plus de 40% de notre peuple est pauvre. En outre, il est urgent de mettre en place une « justice environnementale » nécessaire à la paix. La majeure partie des conflits avec les minorités ethniques est motivée en effet par le partage des ressources naturelles.
Quel est le rôle de la religion dans la société ?
Il est de promouvoir et de prier pour la justice, la paix, la dignité humaine, mission qui est commune à toutes les religions. Aucune religion ne parle de haine. Ceux qui propagent la haine au nom de la religion sont les véritables ennemis de cette religion même. Nous avons un grand désir de paix et nous devons être des agents de la paix. Notre nation souffre de blessures profondes liées aux divisions et à la haine. Le pardon constitue le chemin vers la guérison. Nous sommes appelés à porter la lumière de la joie à ceux qui vivent dans les ténèbres de la peur, de la haine et de la tristesse. Dans cet esprit, nous attendons le Pape François.
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ASIE/JORDANIE - Revendication du titre de protecteur des Lieux Saints chrétiens de Jérusalem de la part du Roi de Jordanie

Fides FR - www.fides.org - Gio, 19/10/2017 - 13:14
Amman – Les Lieux Saints Chrétiens de Jérusalem reçoivent, de la part de la Monarchie hachémite, « la même attention et le même soin qui sont réservés aux lieux saints musulmans ». C’est pourquoi « la Jordanie, dans le cadre de la garde hachémite des Lieux Saints islamiques et chrétiens de Jérusalem, poursuivra ses efforts pour conserver ces sites et défendre les propriétés des églises au sein de tous les fori internationaux et dans le cadre des sessions de l’UNESCO ». C’est en ces termes que le Roi de Jordanie, Abdallah II, a revendiqué de manière péremptoire le rôle de « protecteur » appliqué également aux Lieux Saints chrétiens de Jérusalem face à toute tentative d’altérer les règles du Statu Quo sur lesquelles se fonde la coexistence des différentes communautés religieuses dans la Cité Sainte, ainsi que face à d’éventuelles initiatives prises pour s’approprier indûment de propriétés immobilières ecclésiastiques. La prise de position nette du Roi a eu lieu au cours de la rencontre qu’il a eu le 18 octobre avec le Patriarche grec orthodoxe de Jérusalem, Théophile III, au palais Al Husseiniya. A la rencontre, a également participé le Prince Ghazi, Conseiller du Roi pour les affaires religieuses et culturelles. L’entretien entre le Patriarche grec orthodoxe et le Roi de Jordanie a porté notamment sur le contentieux relatif aux propriétés de l’Eglise orthodoxe de Jérusalem, acquises en 2004 par l’organisation juive Ateret Cohanim, à propos duquel la Cour Suprême d’Israël s’est exprimée en août, rejetant le recours du Patriarcat grec orthodoxe de Jérusalem visant à faire reconnaître ces acquisitions comme illégales et non autorisées. Cette affaire a relancé des polémiques également au sein de l’Eglise grecque orthodoxe de Jérusalem, alimentées par des groupes de fidèles arabes qui attribuent au Patriarche en personne l’aliénation volontaire des biens immobiliers en question au profit d’institutions israéliennes et d’organisations juives. « Toute tentative de confiscation de propriétés de chrétiens à Jérusalem est – a déclaré le Roi de Jordanie à son interlocuteur, repris par les moyens de communication jordaniens – doit être considérée comme nulle et être bloquée ».
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AFRIQUE/KENYA - Incertitude dans les rangs des catholiques face au manque de volonté des hommes politiques de résoudre la crise

Fides FR - www.fides.org - Gio, 19/10/2017 - 13:00
Nairobi – « Il existe de nombreuses choses qui vont mal actuellement dans ce pays alors que les moyens de communication semblent se focaliser seulement sur les hommes politiques » indique à l’Agence Fides Rose Achiego, laïque catholique engagée dans le secteur des communications. « Prenons par exemple – dit-elle – l’impact de la grève des infirmiers, qui a paralysé les activités du dispensaire d’Uthiru, où les enfants souffrent et meurent même suite à des maladies guérissables ».
« Les progrès qui ont été faits au fil des années semblent perdus » ajoute Rose Achiego, qui demande « aux responsables politiques de trouver une porte de sortie à l’impasse actuelle et d’unir le pays ».
Le Kenya connaît actuellement une crise politique dérivant de l’annulation du scrutin présidentiel du 8 août dernier de la part de la Cour Suprême et des polémiques relatives à la Commission électorale indépendante qui devra organiser et superviser la réitération des élections prévue pour le 26 octobre. Or l’un des principaux responsables de l’IEBC, Roselyn Akombe, a démissionné hier, 18 octobre, en affirmant que cet organisme n’était pas en mesure d’assurer un scrutin crédible.
La crise politique s’insère dans un climat déjà tendu à cause de la grève qui paralyse depuis des mois le secteur sanitaire et des tensions dans les écoles. « Malheureusement – se plaint Rose Achiego – les hommes politiques prononcent actuellement des discours qui, au lieu d’unir les kenyans, créent des fractures quotidiennes ».
« Attendu que nous sommes au mois d’octobre, les catholiques devraient dédier plus de temps à prier la Très Sainte Vierge Marie, Notre Mère, afin de trouver une solution à ce qui se passe. Nous ne savons pas bien où nous allons. Il existe une division flagrante entre les partisans de la NASA – la coalition d’opposition – et ceux du Jubilee – le parti du Président sortant, Uhuru Kenyatta ».
« Il s’agit d’une situation tendue mais de nombreux kenyans ont pris leur décision sur leur affiliation politique. Toutefois, je crois qu’il existe une population au Kenya qui ne se préoccupe pas de la personne du Président mais de son propre poste de travail et de la manière dont défendre les besoins des familles » affirme Magdalene Nafula, membre de l’association Jeunes Adultes de Sainte Joséphine Bakhita de la Paroisse Sainte Marie de Mukuru .
« Il existe une grande confusion dans notre pays et il n’est pas certain que les élections aient bien lieu le 26 » déclare à Fides Sœur Margaret Mutiso, qui coordonne l’Association des étudiants du Collège universitaire de Tangaza, à Nairobi. Elle ajoute : « L’état d’âme semble indiquer qu’il ne peut y avoir d’élections vues les dernières révélations faites par le Commissaire qui vient de démissionner et les pressions extérieures exercées sur l’IEBC. Le pays ne semble pas prêt pour la réitération des élections et ceci est préoccupant parce que nous ne savons vraiment pas ce qui se passera », sentiments qui sont partagés également par Sœur Béatrice Merceline, qui œuvre au sein du Diocèse de Bungoma.
Sœur Mutiso attribue l’incertitude présente dans le pays aux hommes politiques, déclarant, en se référant au Président Uhuru Kenyatta et à Raila Odinga, que « la confusion est accentuée par le manque de volonté des deux principaux responsables de s’asseoir et de dialoguer, chacun voulant remporter la victoire et ce sans chercher à créer une atmosphère permettant des élections libres et crédibles dont les résultats puissent être acceptés ».
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