AFRIQUE/REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE - Témoignage de consacrées des Focolari sur le conflit en cours

Fides FR - www.fides.org - Sab, 05/05/2018 - 15:32
Bangui – « En République centrafricaine, est combattue une guerre d’intérêts. Les hommes politiques se servent des différences pour s’enrichir. La population cependant ne veut pas la guerre, à part les miliciens qui sont payés pour combattre, et elle cherche la coexistence ». Diletta est l’une des cinq membres consacrés des Focolari appartenant à la communauté de Bangui, la capitale centrafricaine. Depuis des années, fidèle au charisme de son mouvement, elle travaille en faveur de l’unité et du dialogue entre les communautés de son pays, un dialogue qui, vu de l’étranger, semble difficile mais qu’elle considère, avec la force de la foi, non seulement souhaitable mais praticable.
« Depuis le début de la guerre civile, en 2013 – explique Diletta – une mentalité de violence s’est insinué chez les personnes. Nous cherchons à désamorcer le mécanisme qui porte à la violence afin d’ouvrir les portes à la réconciliation. Jour après jour, nous constatons que la population n’en peut plus des divisions, des attentats, des épanchements de sang et des violences de tous les genres. Même si le conflit parait ne pas cesser, nous savons qu’il finira parce qu’il s’agit d’une guerre voulue par les hommes politiques et non par l’homme de la rue ».
Dans une capitale divisée par la guerre, où les quartiers à majorité musulmane ne communiquent pas avec ceux à majorité chrétienne, les cinq membres des Focolari ne craignent pas de descendre dans la rue et de travailler dans le domaine de la solidarité. Elles visitent les prisons, les hôpitaux, les orphelinats en cherchant de rester proches des derniers. Depuis cette année, elles ont mises sur pied l’école Sainte Claire, un établissement qui accueille une école maternelle et les trois premières années de l’école primaire. « Au travers de l’éducation – poursuit Diletta – nous cherchons à faire grandir les plus petits avec une mentalité d’accueil de l’autre, surtout si l’autre est musulman, parce que les islamiques sont toujours davantage vus de manière négative ».
Les cinq consacrées animent également un parcours de formation pour les enfants et les jeunes en dehors des murs de l’école. « Par le jeu, le théâtre, l’art – observe Diletta – nous enseignons aux plus petits les valeurs de la non-violence et nous cherchons à construire en eux une conscience civique. Nous le faisons également avec les plus grands. Pour eux, nous organisons des événements musicaux, des concours de poésie, de danse, des événements culturels. A nos initiatives participent toujours et nombreux des musulmans. Avec eux, nous ne parlons pas de Jésus, parce que, pour eux, il ne s’agit pas d’une figure si importante, mais nous parlons de l’importance de l’amitié et de la vie, des valeurs qui sont communes et dont parlent nos textes sacrés. Dans le cadre d’une récente initiative que nous avons organisé, sont arrivés plus de 100 musulmans accompagnés par trois imams ».
Cependant, tout n’est pas simple. Lorsque des incidents explosent, comme l’attentat du 1er mai contre la Paroisse Notre-Dame de Fatima qui a fait 24 morts et 170 blessés, la rencontre devient difficile. « Lorsqu’il y a des affrontements – conclut Diletta – les communautés se ferment mais il s’agit d’un fait plus physique que mental. Après les affrontements, par crainte de représailles, ni les chrétiens ni les musulmans ne sortent de leurs quartiers. Ceci ne signifie pas qu’un mur tombe entre nous. Nous avons des contacts téléphoniques. Nous nous parlons et dès que cela est possible, nous recommençons à nous rencontrer. Croyez-moi, la paix reviendra parce que la paix est dans le cœur de la population ».
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VATICAN - Cinquantenaire du Chemin néocatéchuménal en présence du Pape

Fides FR - www.fides.org - Sab, 05/05/2018 - 15:22
Rome – La mission d’annoncer l’Evangile n’est pas « prosélytisme » mais naît du fait de vouloir « partager avec les autres un don reçu ». Pour communiquer la foi chrétienne, « ce ne sont pas les arguments convaincants qui comptent mais la vie qui attire ». Il ne sert de rien de s’appuyer sur ses propres théories et schémas mais il faut seulement s’en remettre avec confiance à l’Esprit Saint en ce que ce sera Lui « à modeler l’annonce selon Ses délais et Ses modalités ». Telles sont quelques-unes des caractéristiques propres de la mission chrétienne que le Pape François a défini dans son discours du 5 mai devant plus de 150.000 personnes provenant de 134 nations des cinq continents, rassemblés sur l’esplanade de Tor Vergata, à la périphérie sud-est de Rome, pour célébrer le cinquantenaire du Chemin néocatéchuménal, mouvement ecclésial créé en 1968 par Kiko Argüello et Carmen Hernandez.
VOYAGER LEGERS. Dans son intervention, en se basant sur le mandat missionnaire confié par Jésus à Ses Apôtres , le Successeur de Saint Pierre a remarqué que la mission implique toujours le fait de partir, alors que, « dans la vie, la tentation est forte de rester, de ne pas prendre de risques, de se contenter de vivre la situation bien connue et contrôlée ». Pour partir – a ajouté le Pape – « il faut être souples. Il n’est pas possible de porter avec soi tous les ustensiles de la maison. La Bible l’enseigne : lorsque Dieu libéra le peuple élu, Il le fit aller dans le désert avec pour seul bagage sa confiance en Lui. Une fois fait homme, Il chemina Lui-même dans la pauvreté, sans avoir d’endroit où poser la tête ». A Ses disciples – a souligné le Pape – Jésus demande le même style. « Pour partir, il faut être légers. Pour annoncer, il faut renoncer. Seule une Eglise qui renonce au monde annonce bien le Seigneur. Seule une Eglise détachée du pouvoir et de l’argent, libre des triomphalismes et des cléricalismes témoigne que le Christ libère l’homme ».
ATTENDRE CEUX QUI MARCHENT MOINS VITE. Le Pape a fait remarquer que le verbe de la mission utilisé par Jésus « se conjugue au pluriel ». L’authentique missionnaire « n’est pas celui qui va seul mais qui chemine ensemble ». Pour ce faire, il ne faut pas prétendre « dicter le pas des autres. Il faut plutôt accompagner et attendre, en se souvenant que le chemin de l’autre n’est pas identique au mien ». Sur le chemin de la foi – a rappelé le Pape François – « personne n’a le pas exactement identique à un autre ». Pourtant « on va de l’avant ensemble, sans s’isoler et sans imposer sa propre direction. On va de l’avant unis, en tant qu’Eglise, avec les Pasteurs, avec tous les frères, sans fuites en avant et sans se plaindre de ceux qui ont le pas plus lent », sans forcer « la croissance de personne parce que la réponse à Dieu mûrit seulement dans la liberté authentique et sincère ».
DISCIPLES PAR ATTRACTION. Jésus ressuscité – a poursuivi le Pape – n’a pas dit à Ses Apôtres « conquérez, occupez » mais « faites des disciples », c’est-à-dire partagez aux autres le don que vous avez reçu, la rencontre d’amour qui a changé votre vie ». Cela – a souligné le Pape – « est le cœur de la mission : témoigner que Dieu nous aime et qu’avec Lui est possible le véritable amour, celui qui porte à donner la vie partout, en famille, au travail, en tant que consacrés et comme personnes mariées ». La dynamique du discépolat – a ajouté le Souverain Pontife – est toute différente des moyens utilisés par les propagandes visant à acquérir de nouveaux prosélytes. C’est également pour cela que l’Eglise est certes maîtresse « mais elle ne peut être maîtresse si elle n’est pas auparavant disciple, tout comme elle ne peut être mère si elle n’est pas d’abord fille. Voici notre Mère : une Eglise humble, fille du Père et disciple du Maître, heureuse d’être sœur de l’humanité ».
ESPERER POUR TOUS. Pour que le monde croit à la promesse de l’Evangile – a rappelé le Pape - ce ne sont pas les arguments convaincants qui comptent mais la vie qui attire. Ce n’est pas la capacité à s’imposer qui compte mais le courage de servir ». La promesse de l’Evangile est universelle par nature et s’adresse à tous. « Lorsque Jésus dit tous – a fait remarquer le Successeur de Saint Pierre – il semble vouloir souligner que, dans Son cœur, il existe de la place pour chaque peuple. Personne n’est exclu, comme les enfants pour un père et une mère, même s’ils sont nombreux, grands et petits, chacun est aimé de tout leur cœur ». C’est également pour cela – a suggéré le Pape aux membres du Chemin néocatéchuménal – qu’il est possible d’aller en mission avec la confiance de « jouer toujours sur son propre terrain » parce que le Seigneur est chez Lui auprès de chaque peuple et que Son Esprit a déjà semé avant votre arrivée ». C’est pourquoi il est possible d’aimer « les cultures et les traditions des peuples, sans appliquer de modèles préétablis », en évitant de partir « des théories et des schémas » et en demeurant adhérant aux « situations concrètes », dans la confiance que, « de la sorte, ce sera l’Esprit qui modèlera l’annonce selon Ses délais et Ses modalités ».
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AFRIQUE/MOZAMBIQUE - Mort d’Afonso Dhlakama, responsable de la RENAMO, principal parti d’opposition

Fides FR - www.fides.org - Ven, 04/05/2018 - 13:39
Maputo – « Il s’agit d’un coup de tonnerre dans un ciel sans nuage ». C’est ainsi que Chiara Turrini, responsable de la Communauté de San Egidio au Mozambique, qualifie la mort d’Afonso Dhlakama, 65 ans, responsable de la Résistance nationale mozambicaine , le principal parti d’opposition du Mozambique. Afonso Dhlakama est mort hier, 3 mai, suite à une attaque cardiaque dans sa place forte de Gorongosa.
« On savait qu’Afonso Dhlakama avait des problèmes de santé mais sa mort constitue cependant un coup de tonnerre dans un ciel sans nuage, notamment parce qu’étaient en cours les colloques entre lui et le Président Filipe Nyusi, colloques qui allaient dans le bon sens » indique Chiara Turrini.
Pendant 39 ans, Afonso Dhlakama a été à la tête de la RENAMO, mouvement de guérilla en lutte contre le FRLIMO , parti au gouvernement depuis l’indépendance jusqu’à la guerre civile de 1992, lorsque, grâce aux accords de Rome, négociés notamment grâce à la médiation de la Communauté de San Egidio, la RENAMO devint un parti d’opposition.
Toutefois, elle reprit les armes en 2013 dans un certain nombre de zones du pays afin de protester contre le fait que le FRELIMO se trouvait au pouvoir depuis l’indépendance en 1975.
Fin 2016, Afonso Dhlakama, qui vivait sur les montagnes de Gorongosa – depuis 2013, dans le centre du pays, avait été proclamé par ce dernier un cessez-le-feu visant à faire avancer les négociations avec le gouvernement. Cette trêve a amplement été respectée même si aucun accord formel n’avait encore été signé entre les parties.
Le Président Filipe Nyusi a souhaité que le disparition d’Afonso Dhlakama ne bloque pas les négociations mais qu’elle les accélère y compris en vue des élections générales d’octobre 2019.
La RENAMO devra cependant se trouver un nouveau responsable. « Afonso Dhlakama n’avait en effet désigné aucun successeur A part le Secrétaire général du parti, il n’existe pas de ligne de succession claire » déclare Chiara Turrini.
La RENAMO est composée d’une aile politique et d’une aile militaire, formée par quelques centaines d’hommes. Certains observateurs ont exprimé la crainte que la mort d’Afonso Dhlakama ne puisse provoquer la perte de contrôle de cette aile militaire.
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AMERIQUE/NICARAGUA - De la nécessité d’un nouveau système politique selon la Conférence épiscopale

Fides FR - www.fides.org - Ven, 04/05/2018 - 13:15
Managua – « Nous estimons que l’objectif du Dialogue national doit être également celui de revoir le système politique du Nicaragua à partir de ses racines afin de parvenir à une démocratie authentique ». C’est en ces termes que les Evêques de la Conférence épiscopale du Nicaragua ont voulu indiquer le motif principal pour lequel ils ont accepté le rôle de médiateurs en ce moment difficile pour le pays. La déclaration envoyée à l’Agence Fides au terme d’une conférence tenue hier indique que les Evêques ont voulu préciser différents points, dans le but de fournir au peuple nicaraguayen une information véridique.
En présentant un compte-rendu de la situation, les Evêques ont déclaré que le 22 avril, le Président de la République, Daniel Ortega, avait adressé une invitation au Dialogue national et demandé aux Evêques d’agir en qualité de médiateurs. Le 24 avril, la CEN avait émis une déclaration par laquelle elle acceptait de remplir ce rôle.
La CEN a invité le gouvernement à travailler afin de créer un environnement et les conditions adéquates pour bâtir un vrai dialogue, en demandant la libération des jeunes détenus, le retrait des forces de la police anti-émeute, la liberté d’expression et de presse, la publication d’un nouveau décret présidentiel révoquant clairement le précédent – portant sur la réforme de la sécurité sociale, qui a provoqué les protestations – et la recherche des personnes disparues.
Les Evêques du pays estiment que ces sessions de dialogue devraient avoir d’abord une durée d’un mois avant, au cours d’une pause, d’évaluer la volonté des parties et l’application effective des accords atteints. Si le processus de dialogue, après la communication adressée au peuple, devait prendre une voie négative, les Evêques prendraient immédiatement la décision de renoncer à leur rôle de médiateurs.
« Nous demandons en outre que soit affrontée et éclaircie la question relative aux victimes tuées au cours des manifestations universitaires » continue le texte du communiqué parvenu à Fides.
En tant que dernier point, l’Eglise offre le Séminaire interdiocésain Notre-Dame de Fatima comme lieu des travaux pour le dialogue et lance un appel à tous les secteurs de la société nicaraguayenne afin qu’ils y participent en nommant un représentant, demandant la « bonne volonté de résoudre les problèmes de manière pacifique et responsable ».
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AFRIQUE/SOUDAN DU SUD - Remise en liberté de 200 enfants soldats et engagement du gouvernement en faveur de la paix et du développement

Fides FR - www.fides.org - Ven, 04/05/2018 - 12:56
Yambio – Plus de 200 enfants soldats dont 95 jeunes filles ont été remis en liberté et rendus à leurs communautés respectives le 28 avril dernier à Yambio, capitale de l’Etat sud-soudanais de Gbudue. Ainsi que l’a appris Fides, il s’agit de la deuxième fois que des enfants soldats sont remis en liberté dans l’Etat en question. En effet, quelques 300 jeunes dont 75 jeunes filles étaient retournés à la vie civile à Yambio au mois de février dernier.
« Certains des enfants remis en liberté on raconté avoir été impliqués dans diverses activités criminelles alors qu’ils se trouvaient dans la forêt. Ils avaient été enlevés à l’école avec la promesse d’une généreuse prime mais en réalité ils n’ont jamais été payés » a déclaré la station radiophonique Catholic Radio Network .
Pour faire face à ce phénomène, le gouverneur de l’Etat de Gbudue, Daniel Badagbu Rimbasa, s’est déclaré sérieusement engagé à travailler afin de porter la paix et la stabilité dans l’Etat et au Soudan du Sud, afin de créer un environnement favorable aux enfants. Une note des Evêques catholiques d’Afrique orientale, regroupés au sein de l’AMECEA, parvenue à Fides, indique que « Daniel Badagbu Rimbasa a fait appel à tous ceux qui détiennent encore des armes afin qu’ils s’unissent au gouvernement en vue de la paix, du développement et de la stabilité ».
Entre temps, le Président par intérim de la Commission pour la Mobilisation du désarmement et la réintégration du Soudan du Sud, Claude Obwaha Akasha, a souligné que « les enfants devraient aller à l’école et non pas être remis aux soldats ». Ainsi que l’indique la note de la station radiophonique Catholic Radio Network envoyée à Fides, Claude Obwaha Akasha a en outre déclaré que les enfants soldats remis en liberté ont été soumis à un dépistage concernant diverses maladies et qu’ils ont reçu du matériel scolaire. Ils suivront des cours de formation professionnelle. Selon l’UNICEF, quelques 19.000 enfants sont associés à divers groupes armés sur l’ensemble du territoire du pays.
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AMERIQUE/HONDURAS - Vers la décision relative au statut de protection temporaire aux Etats-Unis pour les honduriens

Fides FR - www.fides.org - Ven, 04/05/2018 - 12:43
Tegucigalpa – Aujourd’hui constitue une date cruciale pour des milliers d’honduriens auxquels a été concédé le statut de protection temporaire. En effet, l’administration américaine doit communiquer en cours de journée sa décision concernant la prorogation ou non du programme en question qui protège de l’expulsion et concède un permis de travail temporaire à quelques 56.000 immigrés provenant de ce pays d’Amérique centrale qui se trouvent aux Etats-Unis depuis près de deux décennies.
Le statut de protection temporaire accordé aux honduriens le fut en janvier 1999 sous l’administration Clinton en réponse au passage de l’ouragan Mitch le long des côtes d’Amérique centrale, ouragan qui avait laissé une traînée de morts sur la côte atlantique du Honduras et du Nicaragua. Ce statut est arrivé à échéance le 5 janvier 2018 et, bien que six mois de prorogation aient déjà été concédés jusqu’au 5 juillet, les autorités américaines doivent se prononcer 60 jours auparavant, à savoir aujourd’hui.
Actuellement, sur les trois pays d’Amérique centrale – Salvador, Nicaragua et Honduras – ayant bénéficié du statut de protection temporaire, seuls les ressortissants du Honduras conservent encore ce permis dans la mesure où il a été suspendu définitivement tant le Nicaragua que le Salvador. Par suite, ceux qui ne régulariseront pas leur situation d’ici janvier pour les nicaraguayens et septembre 2019 pour les salvadoriens devront quitter les Etats-Unis. Il s’agit d’une décision qui a été plusieurs fois condamnée par les Evêques des Etats-Unis et du Salvador , qui se sont rendus à plusieurs reprises aux Etats-Unis pour y rencontrer des membres du Congrès et tenter de trouver une solution pour les quelques 200.000 honduriens bénéficiant du statut de protection temporaire .
En octobre dernier, S.Exc. Mgr Joe S. Vásquez, Evêque d’Austin et Président de la Commission épiscopale pour les migrations de la Conférence des Evêques catholiques des Etats-Unis, a présenté un rapport rédigé par sa commission sur le problème, exhortant tout un chacun à tourner « leurs pensées et leurs prières vers les peuples du Salvador et du Honduras, en particulier les ressortissants de ces deux pays destinataires du statut de protection temporaire ». Il invitait également à « demander à l’administration américaine une prorogation du statut de protection temporaire et à s’adresser aux responsables élus au Congrès pour leur demander de soutenir une solution législative en faveur des bénéficiaires du statut de protection temporaire vivant aux Etats-Unis depuis de nombreuses années » .
Aujourd’hui, nombreux sont ceux qui attendent en priant pour qu’intervienne un miracle. « Puisse Dieu toucher le cœur du Président Donald J. Trump et ne pas annuler le statut de protection temporaire » a déclaré à la presse Orlando Lopez, un activiste hondurien qui se trouve aux Etats-Unis depuis 19 ans.
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AFRIQUE/EGYPTE - Déjà 215 églises construites avant l’avènement de la nouvelle loi régularisées par le gouvernement

Fides FR - www.fides.org - Ven, 04/05/2018 - 12:24
Le Caire – Ce sont 215 églises et édifices annexes de service construit avant l’entrée en vigueur de la nouvelle loi portant sur la construction des édifices de culte chrétiens qui ont été régularisées par le gouvernement égyptien. Ce dernier les a ainsi déclarés conformes aux paramètres établis par les nouvelles dispositions juridiques en vigueur. La régularisation a été sanctionnée par un Décret du Premier Ministre égyptien, Sherif Ismail. La liste des édifices de culte chrétiens jusqu’ici régularisés, publiée au Journal officiel, a été reprise par un certain nombre de sites Internet coptes et comprend des églises situées dans sept gouvernorats égyptiens, y compris ceux d’Assiout et de Sohag.
Le nombre des églises ainsi régularisées est destiné à s’accroître au cours des prochains mois. Ainsi que l’a indiqué Fides , plus de 3.000 lieux de culte chrétiens devront être examinés par les organes gouvernementaux afin de vérifier s’ils respectent les critères fixés par la nouvelle loi.
Au cours de ces dernières décennies, nombre des lieux de culte chrétiens à soumettre à l’évaluation d’organes gouvernementaux de contrôle ont été construits de manière spontanée, sans disposer de l’ensemble des autorisations nécessaires. Par le passé, de tels édifices construits par les communautés chrétiennes locales avaient servi de prétexte aux groupes islamistes pour fomenter des violences sectaires à l’encontre des chrétiens.
La loi portant sur la construction des édifices de culte chrétiens, approuvée fin août 2016 a représenté pour les communautés chrétiennes égyptiennes un progrès objectif par rapport à l’ensemble de ce qu’il était convenu d’appeler les 10 règles ajoutées en 1934 à la législation ottomane par le Ministère de l’Intérieur, règles qui interdisaient notamment de construire de nouvelles églises dans les environs des écoles, des canaux, des édifices gouvernementaux, des voies ferrées et des zones résidentielles. Dans de nombreux cas, l’application rigide de ces règles avait empêché de construire des églises dans des villes et villages habités par les chrétiens, en particulier dans les zones rurales de la Haute Egypte.
Avant août 2016 et en l’absence de références législatives précises, les différentes Eglises et communautés chrétiennes, pour faire face à leurs besoins pastoraux, avaient fait construire des immeubles – édifices de culte mais également maisons et locaux à usage collectif – qui sont encore souvent privés des permis ad hoc prévus par la législation actuellement en vigueur.
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ASIE/INDE - Approbation d’une loi anti-conversion dans l’Etat d’Uttarakhand

Fides FR - www.fides.org - Ven, 04/05/2018 - 12:08
Nainital – L'Uttarakhand, Etat du nord de l’Inde, est devenu le septième de l’Union indienne à avoir approuvé une loi anti-conversion qui pénalise la liberté de conscience et de religion.
Ainsi que l’a appris l’Agence Fides, le 18 avril dernier, le gouverneur de l’Etat, Krishna Kant Paul, a promulgué le projet de loi sur la liberté de religion, , précédemment approuvé par la majorité de l’Assemblée législative de l’Etat.
L'Uttarakhand s’unit ainsi aux Etats d’Orissa, du Madhya Pradesh, du Chhattisgarh, du Gujarat, de l’Himachal Pradesh et du Jharkhand, dans lesquels sont en vigueur des législations similaires que les extrémistes hindous utilisent habituellement pour accuser les chrétiens de « conversions forcées et frauduleuses ».
La nouvelle loi fait des « conversions forcées » un délit passible d’une peine de détention d’un à cinq ans. Si la victime de ladite « conversion forcée » est un mineur, une femme ou une personne appartenant à une tribu ou aux intouchables , la peine de détention minimale est de deux ans.
La loi rend également obligatoire d’obtenir l’autorisation du gouvernement de l’Etat avant toute conversion religieuse. Une déclaration assermentée doit ainsi être présentée au magistrat du district au moins un mois avant la conversion. Les personnes qui se convertissent pour contracter un mariage devront présenter la même déclaration assermentée un mois avant la date du mariage. Si cette procédure ne devait pas être suivie, la conversion religieuse sera invalidée et considérée illégalement par le gouvernement de l’Etat ce qui peut rendre invalide le mariage.
Le catholique John Dayal, porte-parole du United Christian Forum et de la All India Catholic Union, indique à Fides que « la loi anti-conversion a été promue par le parti nationaliste hindou Bharatiya Janata Party, sans aucune motivation réelle ».
« Il n’existe pas de cas de conversions forcées ou frauduleuses au sein de l’Etat. La seule explication plausible est la volonté de menacer les communautés minoritaires ou de limiter la liberté de religion des dalits et des communautés les plus faibles : leurs droits sont écrasés par les castes supérieures qui exercent le pouvoir politique au sein de l’Etat ». « Nous porterons la loi au tribunal et nous la contesterons dans le débat public » a affirmé John Dayal, par ailleurs journaliste et activiste des droits fondamentaux.
S.Exc. Mgr Francis Kalist, Evêque de Meerut, en Uttarakhand, affirme à Fides : « La loi est de nature discriminatoire en ce qu’implicitement, elle s’adresse aux chrétiens et autres minorités ». L’Evêque craint que la loi ne puisse « avoir une influence négative sur l’Eglise en ce qu’elle pourrait être manipulée pour molester les chrétiens ».
L’Etat d’Uttarakhand compte 10 millions d’habitants, en majorité hindous. Les chrétiens représentent 1% de cette population alors que les musulmans en constituent 4%, selon le recensement de 2011. L’Etat est gouverné par le parti nationaliste hindou Bharatiya Janata Party .
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ASIE/AFGHANISTAN - Association Pro Bambini de Kaboul et action des religieuses en faveur de la dignité des jeunes handicapés

Fides FR - www.fides.org - Ven, 04/05/2018 - 11:23
Kaboul – « Les religieuses en mission à Kaboul vivent dans une situation extrême. Elles mènent actuellement une œuvre véritablement héroïque et, à leur niveau, elle contribuent lentement à requalifier la figure des personnes handicapées dans les familles afghanes ». C’est ce qu’indique à l’Agence Fides le Père Matteo Sanavio, prêtre de la Congrégation des Pères Rogationistes et référant de l’Association Pro Bambini de Kaboul, une réalité qui a vu le jour officiellement en 2006 mais dont l’origine se trouve dans le Message de Noël de Saint Jean Paul II de 2001. « A cette occasion, le Pape déclara : « Sauvons les enfants de Kaboul ! ». Ce fut ce cri d’aide que le Père Giancarlo Pravettoni, fils spirituel de Don Guanella, eut l’idée de créer une association intercongrégationnelle qui réponde à l’appel de Saint Jean Paul II » précise le Père Sanavio.
Les quatre premières religieuses arrivèrent à Kaboul en 2006. Le prêtre explique : « Elles appartenaient à trois Congrégations différentes et s’étaient préparées en vivant une expérience de vie commune pendant six mois à Rome. Dans un premier temps, elles furent hébergées dans les locaux de la Caritas de Kaboul puis elles trouvèrent une maison en location. L’objectif de leur mission était d’aider les plus faibles. Elles choisirent par suite les enfants handicapés, parce que, malheureusement, très souvent, les familles afghanes ne prêtent aucune attention à leurs membres handicapés ».
Dès le début, les religieuses tentèrent donc d’insérer progressivement les enfants dans la société. Dans ce but, « dans un premier temps, avait été créée une sorte d’école professionnelle. Désormais, depuis près de 10 ans, l’Institut a été réorganisé pour initier les enfants à l’école normale. Aujourd’hui, nos élèves sont au nombre de 40 dont la fille d’un ministre. Il nous résulte que celle de notre association constitue la seule structure destinée aux enfants handicapés présente en Afghanistan » relève le Père Sanavio, en expliquant également que « il existe quatre classes de 10 élèves, suivies par des enseignants spécialisés, à leur tour coordonnés par les religieuses. Les enseignants sont des afghanes disposant d’un contrat régulier et par suite l’école représente aussi une vraie chance de travail pour la population locale ».
L’avenir de l’école, explique cependant le prêtre, est plutôt incertain. « Nous sommes entre les mains de Dieu parce que nous rencontrons chaque jour deux difficultés. La première est de nature économique. Pour l’année 2018, nous disposons du soutien financier nécessaire mais, pour le moment, nous ne savons pas si, dans les trois prochaines années, nous parviendrons à maintenir l’Institut. Le problème économique n’est cependant pas le plus grave. Le plus grand obstacle consiste à trouver le personnel à envoyer à Kaboul. Il faut des religieuses qui aient une culture proche de celle du pays ou qui, pour le moins, connaissent la langue arabe et surtout, qui soient disposées à passer deux ou trois ans de leur vie en accomplissant de grands sacrifices ».
Selon ce qu’indique le Père Sanavio, sont actuellement présentes à Kaboul deux religieuses, une guanélienne provenant d’Inde et une Missionnaire de Notre-Dame de la Consolation, provenant du Mozambique.
En Afghanistan, où l’islam est reconnu comme religion d’Etat, la présence catholique fut admise au début du XX° siècle comme simple assistance spirituelle à l’intérieur de l’Ambassade d’Italie à Kaboul avant d’être élevée au rang de Mission sui iuris en 2002 par Saint Jean Paul II. Aujourd’hui, la mission continue à avoir pour base la représentation diplomatique et se trouve confiée à un Barnabite, le Père Giovanni Scalese. Dans la capitale afghane, sont en outre présentes les Missionnaires de la Charité.
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AMERIQUE/URUGUAY - Confirmation du Directeur national des Œuvres pontificales missionnaires

Fides FR - www.fides.org - Ven, 04/05/2018 - 10:06
Cité du Vatican – S.Em. le Cardinal Fernando Filoni, Préfet de la Congrégation pour l’Evangélisation des Peuples, en date du 8 mars 2018, a confirmé dans ses fonctions de Directeur national des Œuvres pontificales missionnaires en Uruguay pour un nouveau quinquennat le Père Leonardo Rodriguez, du clergé diocésain de Canelones.
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AFRIQUE/CONGO - Nomination du Directeur national des Œuvres pontificales missionnaires

Fides FR - www.fides.org - Ven, 04/05/2018 - 09:47
Cité du Vatican – S.Em. le Cardinal Fernando Filoni, Préfet de la Congrégation pour l’Evangélisation des Peuples, a nommé, en date du 14 mars 2018, au poste de Directeur national des Œuvres pontificales missionnaires au Congo pour un quinquennat le Père Gelase Armel Kema, du clergé diocésain d’Ouesso.
Le nouveau Directeur national est né le 26 octobre 1972 à Ouesso et a été ordonné prêtre le 29 août 1999 toujours à Ouesso. Après avoir fréquenté le Séminaire Saint Pie X de Makoua, il a étudié la Philosophie et la Théologie à l’Institut théologique de Montréal, Québec, et, après son ordination sacerdotale, a obtenu une licence et un doctorat en Droit canonique près l’Université pontificale urbanienne à Rome. Après son ordination, il a également exercé les ministères suivants : Vicaire paroissial, Curé, Recteur du Séminaire propédeutique d’Ouesso et Vicaire général. Après ses études à Rome , il a été nommé en 2014 Professeur de Droit canonique au Grand Séminaire Cardinal Emile Biayenda.
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AMERIQUE/PEROU- Promotion des droits des communautés indigènes et évangélisation dans la langue maternelle de ces dernières, deux défis pour les Missionnaires du Sacré-Cœur

Fides FR - www.fides.org - Gio, 03/05/2018 - 09:31
Ucayali – L’assassinat de la responsable indigène de 80 ans issue de la population Shipibo-Konibo, Olivia Arévalos, survenu le 19 avril en Amazonie péruvienne et qui fait encore l’objet d’une enquête « a constitué un événement très fort pour nous, Missionnaires du Sacré-Cœur de Jésus, présents en ce lieu, pour sa famille et pour l’ensemble du peuple Shipibo-Konibo, qui perçoit le fait d’avoir perdu l’une de ses femmes sages, connaissant profondément les valeurs traditionnelles de ce groupe ethnique et active dans la défense des droits culturels et environnementaux de son peuple ». Telle est la déclaration faite à l’Agence Fides par Sœur Amparo Zaragoza Castello, de la Compagnie missionnaire du Sacré-Cœur de Jésus qui, avec trois autres religieuses, annonce l’Evangile au sein de la communauté Shipibo-Konibo dans le district de Yarinacocha du département péruvien d’Ucayali.
Les Missionnaires du Sacré-Cœur de Jésus, présentes dans la communauté en question depuis 41 ans, communiquent et célèbrent les liturgies en langue Shipibo. « Pour nous, leur vision du monde – même si nous ne la connaissons pas complètement – n’a jamais constitué un problème lorsqu’il s’est agi d’évangéliser dans la mesure où, depuis le début, nous avons cherché de prendre en compte leur culture et de la respecter selon ce qu’indique le Concile Vatican II, parce qu’y sont présents des semina Verbi » déclare à Fides la religieuse, qui ajoute : « en partant d’une inculturation et en tenant compte de l’homme Shipibo, nous partageons et annonçons l’Evangile de Jésus ».
Evoquant son action missionnaire, la religieuse affirme que celle-ci « a comporté pour nous des moments de fort rejet, non pas de la part des personnes que nous accompagnons mais d’individus et de sociétés qui, au fil des ans, cherchent à s’approprier des richesses culturelles et naturelles de ce territoire ».
En tant que partie intégrante de leur engagement missionnaire, la Congrégation promeut les droits de la population shipobo-konibo, l’aide à défendre ses territoires et à connaître les lois qui les protègent. « Nous avons toujours cherché à prendre en considération ce qu’affirme le Bienheureux Pape Paul VI dans le n° 31 d’Evangelii Nuntiandi : « Entre évangélisation et promotion humaine — développement, libération — il y a en effet des liens profonds ». Par suite, pour nous, l’annonce de l’Evangile et la formation de la communauté chrétienne doivent toujours être accompagnées par une aide dans les luttes, en particulier celles visant à être reconnus individuellement et en tant que groupe en ce qui concerne la propriété de la terre, en tenant toujours compte du fait que notre rôle est de les accompagner et de les conseiller et non pas de les diriger » souligne la religieuse. L’un des principaux défis qu’elles doivent relever en tant que missionnaires, selon la religieuse espagnole, consiste à « savoir comment éviter un choc culturel pour faire en sorte que puisse exister un enrichissement réciproque et que de là puisse naître quelque chose de nouveau et de riche pour les deux cultures.
La population Shipibo-Konibo fait partie de l’un des 12 groupes ethniques indigènes présents dans la forêt péruvienne. Aujourd’hui, elle compte plus de 30.000 personnes vivant principalement sur les rives du fleuve Ucayali. Les franciscains et les jésuites furent les premiers missionnaires catholiques à entrer en contact avec cette communauté à l’époque coloniale.
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AFRIQUE - Relever le défi de la paix en Afrique, un rêve possible par le dialogue et non par le recours aux armes

Fides FR - www.fides.org - Gio, 03/05/2018 - 08:56
Kara – « Qui sauvera la Centrafrique, le Congo Kinshasa, la Somalie, le Soudan du Sud, le Nigeria, la Libye etc. ? Qui sauvera en réalité l'Afrique de toute cette violence qui endeuille et appauvrit continuellement le continent africain de plus en plus victime de la barbarie de ses propres fils ? L'Afrique sera-t-elle un jour affranchie de cette spirale de violence ? Tant de questions qui troublent nos nuits » indique à l’Agence Fides le Père Donald Zagore, missionnaire de la Société des Missions africaines, en commentant quelques-uns des épisodes de violences enregistrés ces derniers jours sur le continent. « Plus que jamais des actions concrètes et effectives doivent être prises pour sauver la vie de millions d'hommes, de femmes, et d'enfants, désespéramment sacrifiés. Non, l'Afrique n'est pas un cimetière à ciel ouvert où les morts se comptent pas milliers. Non, l'Afrique n'est pas cette terre où le pillage de l'économie, la torture, les assassinats, ne sont que banalités. Non, l'Afrique n'est pas cette arène où le mal triomphe toujours » insiste le missionnaire.
« Il est grand temps que les africains prennent conscience de cette tragique fatalité. Il est grand temps que les africains refusent de s'enfermer dans cette logique de violence interminable que nous imposent des hommes sans foi, ni loi, des hommes qui paradoxalement trouvent dans la destruction de l'humanité la voie par excellence pour réaliser leur humanité. Il est temps que naissent sur ce continent des hommes et des femmes épris de paix” ajoute-t-il.
« Si l'histoire de notre continent à travers ses rebellions, ses guerres interminables a prouvé que la violence comme moyen d'expression est la chose la plus prisée sur le continent africain, il faut le dire haut et fort, la violence n'a jamais été et ne sera jamais une solution à nos problèmes. On ne construira jamais notre continent en utilisant le langage des armes. Seul le dialogue vrai qui transcende tout germe de ségrégation et de marginalisation en vue de rassembler et d'embrasser tous, sans exception aucune, pourra sauver le continent africain ».
« Relever le défi de la paix par le dialogue vrai de toutes ses difficultés chroniques qui empêchent l'amélioration des peuples africains dans le sens de l'égalité, de la responsabilité et de la liberté demeure un impératif de grande importance. Cela ne sera possible que par la culture d'un amour social vivifié par le sens ardu de la charité » conclut le Père Zagore.
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ASIE/LIBAN - Prise de position des Evêques maronites sur les suites à attendre des élections et le rapatriement des réfugiés syriens

Fides FR - www.fides.org - Gio, 03/05/2018 - 08:45
Bkerkè – Le Parlement et le gouvernement qui sortiront des urnes libanaises le 6 mai devront lutter contre la tentative d’imposer au Liban, de manière permanente, le poids de l’accueil des réfugiés syriens. Telle est l’une des priorités indiquées par les Evêques maronites dans une prise de position diffusée en vue de la prochaine et importante échéance électorale nationale.
Le Conseil des Evêques maronites, réuni le 2 mai au siège patriarcal de Bkerkè sous la présidence du Patriarche d’Antioche des Maronites, S.Em. le Cardinal Bechara Boutros Rai, a sollicité, au terme de sa réunion, les futurs parlementaires et membres du gouvernement à se ranger aux côtés du Président Michel Aoun en ce qui concerne la gestion des réfugiés, faisant état de la nécessité urgente d’un « plan global » visant à favoriser le rapatriement des immigrés syriens ayant trouvé refuge en territoire libanais.
Au cours de ces dernières semaines s’est accrue, dans certains secteurs de l’Eglise maronite, la préoccupation que puisse être lancés des processus de stabilisation des réfugiés syriens présents au Liban. Une telle éventualité, outre à avoir des effets imprévisibles sur la situation économique libanaise déjà difficile, finirait, selon les Evêques maronites, par altérer le profil démographique du pays, mettant à dure épreuve le délicat équilibre entre les différentes communautés religieuses que configure également la structure institutionnelle particulière du pays.
Les 7 et 8 avril derniers, dans deux homélies différentes, le Patriarche d’Antioche des Maronites en personne avait exprimé sa préoccupation suite à l’apparition, dans le projet de loi de budget 2018 d’un article reconnaissant la possibilité à tous les étrangers acquérant un logement en territoire libanais d’une valeur minimale de 500.000 USD d’obtenir un permis de séjour. Le Cardinal avait dénoncé cette mesure comme une manœuvre préliminaire visant à arriver par la suite à concéder la nationalité libanaise aux étrangers – y compris les réfugiés syriens – qui vivent depuis longtemps au Liban.
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ASIE/TURKMENISTAN - La communauté catholique en chemin entre baptêmes et catéchuménat

Fides FR - www.fides.org - Gio, 03/05/2018 - 08:28
Ashgabat – « A partir d’un seul cierge, il est possible d’en allumer des milliers. Ceci est pour nous source d’inspiration. Nous prions afin que notre cierge ne s’éteigne pas. Nous sommes une petite Eglise mais nous rendons grâce à Dieu parce que nous avons la possibilité d’évangéliser dans ce pays d’Asie centrale, en annonçant que Jésus-Christ ressuscité est le Sauveur de l’humanité. Notre présence ici nous offre une occasion unique pour témoigner de notre foi ». Telles sont les paroles que le Père Andrzej Madej, Oblat de Marie Immaculée originaire de Pologne et Supérieur de la Mission sui iuris du Turkménistan confie à l’Agence Fides alors qu’il annonce les baptêmes célébrés au sein de sa communauté.
Le Père Madej raconte : « Nous avons vécu le temps de Pâques, le plus grand événement de la vie de tout chrétien. Au cours de la célébration de la Résurrection du Christ, nous avons compté quelques nouveaux baptisés et d’autres qui ont renouvelé ce sacrement : nombre d’entre eux l’avaient reçu alors qu’ils étaient très jeunes mais, au fil des ans, ils s’étaient éloignés de l’Eglise. Nous leur proposons un catéchuménat visant à comprendre de ce que signifie le baptême et ce que veut dire croire. De cette manière, nous aidons de nombreuses personnes à revenir au sein de l’Eglise et à être des membres vivants du Corps mystique du Christ ».
Du 28 mai au 4 juin, en revanche, la communauté turkmène accueillera trois représentants en visite pastorale : le Nonce apostolique, S.Exc. Mgr Paul Fitzpatrick Russell, en provenance d’Ankara, le Provincial des Oblats de Marie Immaculée, le Père Pavel, arrivant de Pologne, et un missionnaire Oblat représentant l’Asie. Le Père Madej explique qu’il s’agira d’une « occasion pour faire l’expérience de la force de l’unité en se souvenant que nous sommes dans le même temps membres d’une Nonciature apostolique, de l’Eglise et de la petite communauté des Oblats ».
Au Turkménistan, Etat qui compte environ 5 millions d’habitants, à 90% musulmans, l’Eglise est renée avec la Missio sui iuris instituée par Saint Jean Paul II en 1997. Pendant 13 ans, la présence des Oblats a été admise seulement en tant que représentation de l’Ambassade de l’Etat de la Cité du Vatican. Au départ, les chrétiens se rencontraient dans les habitations privées et la Messe était célébrée sur le territoire diplomatique de la Nonciature apostolique d’Ashgabat. En 2010, le gouvernement turkmène reconnut officiellement la présence catholique. La communauté catholique turkmène, constituée par quelques 200 fidèles, se réunit dans la Chapelle de la Transfiguration du Seigneur, dans la capitale, Ashgabat, qui est desservie par deux prêtres Oblats de Marie Immaculée.
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ASIE/MALAISIE - L’Eglise en prière à l’occasion des élections générales, en faveur d’un « vote responsable »

Fides FR - www.fides.org - Gio, 03/05/2018 - 08:27
Kuala Lumpur – L’Eglise catholique en Malaisie a invité tous les fidèles à exprimer « un vote responsable » lors des imminentes élections générales et à accompagner le processus politique de prières pour la paix et pour le bien commun. Le 9 mai en effet, les citoyens de tout le pays seront appelés à exprimer leurs préférences et à choisir les représentants du nouveau Parlement fédéral qui compte 222 sièges. La coalition jusqu’ici aux affaires, le Barisan Nasional du Premier Ministre Najib Razak, affrontera dans ce cadre l’alliance d’opposition dénommée Pakatan Harapan et le Parti Islam Se-Malaysia . Najib Razak fait face à des accusations de corruption liées à l’affaire de la gestion financière d’un fond souverain malaisien mais sa coalition demeure cependant en tête dans les sondages.
Dans ce cadre, la Conférence épiscopale de Malaisie a diffusé une lettre pastorale sur le « vote responsable » et a lancé « 24 heures de prière pour les élections », ainsi que l’indique à l’Agence Fides le Père Joshua Liew, du clergé du Diocèse de Kota Kinabalu. Des centaines de personnes, des groupes, des communautés et associations ecclésiales se sont alternés pour prier et veiller dans les églises des différents Diocèses. Du 30 avril au 8 mai, différentes Paroisses ont promu une neuvaine en trois langues – indien, mandarin et malaisien – reflétant la composition de la population malaisienne, répartie entre citoyens d’ethnie malaisienne, indienne et chinoise.
« En tant que citoyens responsables, tous nourrissent un profond désir de changer le monde, de transmettre des valeurs, de laisser en quelque sorte cette terre meilleure qu’avant » explique à l’Agence Fides Elizabeth Angang, catholique de Kuala Lumpur, en guise de commentaire au texte des Evêques.
« Les catholiques sont appelés à exercer leur responsabilité civique propre et ceci signifie mettre le bien de la société et de nos concitoyens au-dessus des désirs et des besoins individuels. Une question primaire à laquelle nous devons répondre en tant qu’électeurs catholiques consiste à savoir si, jusqu’ici, la politique a ou non répondu aux besoins des plus faibles et des personnes sans défense. Par le vote, nous avons la possibilité de contribuer à notre nation et de promouvoir le bien commun en portant les valeurs de notre foi au sein de la société » ajoute-t-elle. « L’Eglise ne dit pas pour quel candidat voter pas plus qu’elle n’approuve de liste officielle de candidats. Les catholiques doivent faire usage de leur jugement et suivre leur conscience en pensant aux enseignements de Jésus et aux valeurs fondamentales de la foi, lorsqu’ils se trouveront dans l’isoloir » relève-t-elle. « Nous devons évaluer les questions et les candidats à la lumière de notre foi en participoant activement et en nous engageant dans des activités civiles » conclut Elizabeth Angang.
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AFRIQUE/REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE - Prise de position de l’Archevêque de Bangui après le massacre

Fides FR - www.fides.org - Gio, 03/05/2018 - 08:26
Bangui – « Je m’incline en mémoire de nos frères et sœurs qui ne sont plus avec nous et je présente mes condoléances à leurs familles. Je suis proche spirituellement des personnes blessées ». C’est ce qu’a déclaré S.Em. le Cardinal Dieudonné Nzapalainga, Archevêque de Bangui, à son retour en République centrafricaine. Le pays est encore sous le choc du massacre perpétré le 1er mai en la Paroisse Notre-Dame de Fatima, qui a fait, selon le dernier bilan mis à jour, 24 morts et 170 blessés. Parmi les morts se trouve également un prêtre particulièrement estimé, le Père Albert Toungoumale-Baba .
« La violence ne représente pas la solution à nos problèmes – a réaffirmé le Cardinal. C’est pourquoi, je condamne fermement ce qui est arrivé en la Paroisse Notre-Dame de Fatima. Je fais appel au gouvernement et à la MINUSCA afin que la lumière soit faite, c’est-à-dire pour que l’on sache la vérité et que soit rendu justice à la population centrafricaine » continue le Cardinal. « Suite à ces événements, je me pose des questions : que se passe-t-il actuellement ? Existe-t-il des manipulations, des instrumentalisations ? Existe-t-il une volonté visant à diviser le pays ? Existe-t-il un programme caché ? Cherchons ensemble des réponses à ces question ».
Le Cardinal a dans tous les cas relancé l’espoir que, « dans des situations difficiles comme celle-ci, se dressent des héros et je ne doute pas que des héros existent en République centrafricaine, afin qu’ils se dressent, unis, pour rejeter la violence, les barbaries et l’autodestruction. C’est pourquoi je fait appel à tous les groupes politiques, administratifs et religieux sans distinctions, afin que nous condamnions ensemble ce qui s’est passé. Dans le même temps, je dis à tous ceux qui sont croyants qu’au moment de l’épreuve, nous devons avoir confiance en Dieu, qui nous a donné la paix du Christ. Je fais appel à tous afin qu’ils aient le contrôle d’eux-mêmes, pour éviter la colère, la haine, la vengeance et les représailles ».
« Je demande au Christ, Prince de la Paix, de toucher les cœurs des uns et des autres afin qu’ils se convertissent, qu’ils déposent les armes et puissent se regarder dans les yeux. Que Notre-Dame, Reine de la Paix, bénisse notre pays » a conclu le Cardinal.
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OCEANIE - Appel de la Fédération des Conférences épiscopales d’Océanie à « des changements politiques », les océans offrant « une mer d’opportunités »

Fides FR - www.fides.org - Mer, 02/05/2018 - 13:50
Port Moresby – « La mer est source de vie et de bien-être pour notre population et, malheureusement, outre à subir des événements climatiques catastrophiques, nous nous retrouvons face à des entreprises multinationales et à des machinations politiques ». Réunis à Port Moresby du 11 au 18 avril, les Evêques de la Fédération des Conférences épiscopales d’Océanie, en exprimant « une attention pour notre maison commune, l’Océanie : une mer de possibilités », affirment dans la déclaration solennelle émise au terme de leur Assemblée et envoyée à l’Agence Fides que « nous avons réfléchi avec attention à la géographie particulière de notre région et à notre responsabilité dérivant de notre foi à son encontre ». Au cours de l’assemblée, la confrontation entre les Evêques a mis en évidence les liens compliqués existant entre nations, économies et communautés de peuples.
« Notre monde cache l’obligation éthique vis-à-vis des entreprises multinationales et des nations consistant à transcender certains intérêts et à prendre en charge la responsabilité de construire une économie mondiale basée sur le soin et la durabilité » continuent les Evêques. Il s’agit d’un « défi éthique urgent vis-à-vis de la famille humaine mondiale, qui concerne le développement économique dépendant de l’énergie basée sur les combustibles. Le développement commercial actuel contribue aux changements climatiques destructeurs ».
« Chaque jour, notre population souffre des effets négatifs – et parfois désastreux – du réchauffement mondial. Parmi ceux-ci se trouvent la hausse du niveau de la mer, celle des températures océaniques, l’acidification des eaux, le blanchissement des coraux et les menaces contre la biodiversité aux côtés desquels se trouvent les phénomènes météorologiques extrêmes les plus répandus que sont les cyclones, les typhons et les tempêtes. Nous nous demandons donc si le cri de notre peuple en ce qui concerne le changement n’est pas suffoqué par le vacarme des groupes de pression commerciaux et par l’avidité. En effet. Malgré les indiscutables conséquences négatives sur notre égologie humaine, de nombreux gouvernements non seulement permettent mais soutiennent l’expansion des industries basées sur le charbon. Pour qui et pourquoi accepter encore cette croissance myope ? » demandent les Evêques.
Le texte conclusif relève : « Nous réfléchissons sur l’article 195 de l’Encyclique Laudato Si’ qui démasque les coûts à long terme au niveau social que comportent le fait de laisser sans contrôle la poursuite des profits de court terme au travers de moyens de production probablement plus économiques mais exploiteurs et destructifs. A un moment ou à un autre, les gouvernements devront affronter ces coûts sociaux pour la santé et l’environnement. En tant que personnes de foi, nous demeurons des responsables pleins d’espérance. La conversion de l’attitude constitue le catalyseur permettant de convaincre les partis politiques et les gouvernements à faire face aux changements climatiques. Pendant trop longtemps, nous avons été sujets à une mentalité superficielle, selon laquelle lancer un changement industriel effectif aurait constitué un suicide politique. Nous rejetons cette conviction et nous faisons appel à toutes les personnes, en particulier celles des continents détenant la force industrielle, afin qu’elles écoutent notre voix depuis le sud du monde ».
Les Evêques d’Océanie ont ajouté leur désarroi concernant le fait qu’après l’accord de Paris de 2015, de nombreuses nations ont renié leurs promesses visant à limiter l’augmentation de la température moyenne mondial en deçà de 1,5° C, concluant : « Nous implorons les gouvernements afin qu’ils mettent un terme au jeu des retards, des positions et des compromis et qu’ils embrassent courageusement les cadres de régulation que les populations attendent d’eux. Nous répétons avec conviction que les océans nous offrent la vie et une mer d’opportunités à long terme. Ceci constitue une nette opposition avec le monde trouble et inconnu des industries minières dans les abysses. Les nouvelles voix croissantes d’individus et de communautés entières s’opposant aux activités extractives en eaux profondes font écho à celles de ceux qui, pendant des années, ont exprimé leur préoccupation en matière de déboisement. Nous offrons notre soutien à toutes les entreprises qui manifestent un sens éthique envers les travailleurs et l’environnement et encore une fois nous implorons des gouvernements qu’ils exercent leurs responsabilités en faveur du bien commun des générations futures et de notre terre ».
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AFRIQUE/REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE - Prêtre tué lors d’un assaut contre une église de Bangui déjà attaquée en 2014

Fides FR - www.fides.org - Mer, 02/05/2018 - 13:16
Bangui – Un calme irréel et triste enveloppe Bangui, la capitale de la République centrafricaine après le massacre d’hier, 1er mai, qui a coûté la vie à 16 personnes au moins dont un prêtre, le Père Albert Toungoumale-Baba, tué en l’église Notre-Dame de Fatima, non loin du quartier PK5, habité en majorité par des musulmans. Selon des sources de l’Eglise locale contactées par l’Agence Fides, « à Bangui, pour le moment, la situation est calme et aucune fusillade n’est signalée. Nous sommes dans l’attente d’une déclaration de S.Em. le Cardinal Dieudonné Nzapalainga, Archevêque de Bangui, qui vient de revenir d’Europe ».
Les incidents ont éclaté lorsque les forces de sécurité ont bloqué un véhicule à nord duquel se trouvait Moussa Empereur, un membre d’une milice d’autodéfense du quartier PK5. En cherchant d’échapper à l’arrestation, ce dernier a été blessé par les militaires. Ses hommes ont alors attaqué les forces de sécurité et déclenché des violences contre les civils.
Un groupe armé a attaqué la Paroisse Notre-Dame de Fatima, alors que le Père Albert Toungoumale-Baba et des fidèles célébraient la Messe en l’occasion de la Mémoire de Saint Joseph Artisan. « Le prêtre tué n’était pas le Curé de Notre-Dame de Fatima mais un prêtre centrafricain – l’un des plus âgés du Diocèse de Bangui – qui se trouvait là pour une célébration en tant qu’aumônier du mouvement Fraternité Saint Joseph » déclarent les sources de Fides. Les miliciens ont ouvert le feu et lancé des grenades contre les fidèles. Outre les 16 morts, on compte une centaine de blessés. Les forces de sécurité sont intervenues, réussissant à repousser les assaillants dans le quartier PK5. L’église Notre-Dame de Fatima avait subi une attaque sanglante le 28 mai 2014, au cours de laquelle étaient morts 18 fidèles .
Selon un témoignage recueilli par la presse locale, « une foule en colère a décidé de transporter le corps du prêtre en direction de la Présidence . Le cortège est passé par le quartier de Lakouanga, dans lequel une mosquée a été détruite et deux hommes brûlés vifs. La procession a atteint le centre ville avant d’être dispersées dans les environs de la Présidence ».
Médecins sans frontières a affirmé qu’une foule furieuse s’était rassemblée devant l’hôpital géré par l’ONG, sis dans le quartier Sica, menaçant de détruire la structure hospitalière et faisant obstacle à l’entrée des ambulances.
La Mission de l’ONU en Centrafrique et le Président de la République, Faustin-Archange Touadéra, ont invité la population au calme.
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AMERIQUE/NICARAGUA - Les points fondamentaux du dialogue national : la démocratie, la liberté et l’indépendance des pouvoirs selon l’Evêque de Matagalpa

Fides FR - www.fides.org - Mer, 02/05/2018 - 12:56
Matagalpa – La démocratisation du pays et la réelle indépendance des pouvoirs de l’Etat devraient être des thèmes à affronter dans le cadre du dialogue national dans le cadre duquel divers Evêques joueront le rôle de médiateurs et de témoins. C’est ce qu’affirme l’Evêque de Matagalpa, S.Exc. Mgr Rolando José Álvarez Lagos, dans une note envoyée à l’Agence Fides. Présidant la fête patronale en la Paroisse Saint José Obrero d’El Tuma, l’un des principaux centres de la municipalité d’El Tuma-La Dalia, Mgr Álvarez Lagos a rappelé hier que la situation dans le pays est « très compliquée ».
« Vous savez qu’en tant qu’Evêques du Nicaragua, nous avons entrepris une route difficile, un sentier sur lequel se trouvent de nombreuses épines, de nombreux risques et dangers parce que la situation au Nicaragua est très complexe » a déclaré Mgr Álvarez Lagos dans son homélie.
Selon l’Evêque, le dialogue doit impliquer « les plus vastes secteurs représentatifs de la population nicaraguayenne, et chacun a son approche, son point de vue. Souvent, il est difficile pour nous d’être au centre et de chercher la conciliation, de jouer le rôle de ponts et de canaux de communication entre les parties pour être en mesure de trouver un parcours qui nous portent tous à un accord » peut-on lire dans la note.
Le Nicaragua traverse actuellement une crise qui dure désormais depuis deux semaines à cause des manifestations massives organisées contre le Président Ortega ayant débuté peu après l’annonce d’une mesure draconienne de diminution des retraites. L’agitation s’est poursuivie bien que le Président ait révoqué sa décision à cause des nombreuses victimes causées par la répression des manifestations de la part des forces de l’ordre.
La population exige désormais la démission du Président et de son épouse, qui occupe le poste de Vice-président, dans la mesure où elle les considère comme corrompus, ayant violé les droits fondamentaux ainsi que les droits civils et les libertés publics.
Dans toute cette histoire, l’Eglise a joué un rôle de protagoniste dans la mesure où elle est descendue dans la rue pour défendre les jeunes catholiques qui ont demandé pacifiquement justice pour les personnes âgées du pays.
La presse internationale s’est rendue compte de la situation au Nicaragua lorsque, durant la marche « pour montrer la foi en Dieu et l’amour pour le Nicaragua », organisée par la Conférence épiscopale, ont participé des milliers de nicaraguayens provenant de tout le pays .
Depuis que les manifestations ont débuté, les affrontements violents qui ont eu lieu dans le pays ont fait au moins 42 morts et 48 disparus selon le Centre pour les droits fondamentaux du Nicaragua, alors que d’autres organisations humanitaires font été de 63 victimes.
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