ANALYSE /OMNIS TERRA - Les catholiques d'origine hispanique, racine de la foi aux Etats-Unis

Fides FR - www.fides.org - Sab, 12/05/2018 - 12:18
Les latinos constituent une minorité en augmentation. Leur influence aux Etats-Unis est extrêmement significative parce que la grande richesse socioculturelle et religieuse continue à modeler toutes les dimensions sociales et existentielles des Etats-Unis : c’est ce qu’affirme S.Exc. Mgr José Horacio Gómezè, Archevêque de Los Angeles depuis 2011, et Vice-président de la Conférence épiscopale des Etats-Unis depuis 2016. L’Archevêque est né au Mexique, à Monterrey, et au sein de sa communauté, dans la zone métropolitaine de Los Angeles, plus de 70% de la population catholique est d’origine hispanique.
« Ce pays – indique-t-il – est un pays d’immigrés qui l’ont rendu grand et puissant. L’immigration constitue une grande opportunité pour une croissance positive. Les études sociologiques montrent que les pays croissent et s’enrichissent dans le cadre de l’échange d’idées, de formes et d’habitudes et cela a lieu dans le cadre de l’échange social entre les peuples »…
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AFRIQUE/RD CONGO - Dénonciation d’une ONG locale suite à la volonté de détruire le Parc Virunga, patrimoine de l’humanité

Fides FR - www.fides.org - Sab, 12/05/2018 - 11:59
Kinshasa – Au moins deux touristes britanniques ont été pris en otage au sein du parc naturel Virunga, sis dans l’est de la République démocratique du Congo.
Un communiqué envoyé à l’Agence Fides par le CEPADHO , une ONG locale, affirme que l’embuscade perpétrée contre un convoi de l’Institut congolais pour la conservation de la nature a eu lieu peu avant 10.00 locales le 11 mai, à Kamahoro, dans le territoire de Nyiragongo, au Nord Kivu.
« Selon les nouvelles reçues par le CEPADHO, l’embuscade a probablement été perpétrée par un commando des FDLR et a pris pour cible le convoi de l’Institut congolais pour la conservation de la nature provenant du Parc Virunga en direction de la ville de Goma ».
« Les rebelles ont ouvert le feu à plusieurs reprises contre le véhicule pour contraindre le convoi à s’arrêter. Un courageux garde forestier a été atteint par une balle et est mort peu après alors que deux touristes britanniques ont été enlevés » affirme le CEPADHO.
L’ONG congolaise « estime que les attaques continuelles contre le personnel de l’ICCN font partie d’une machination visant à déstabiliser et à décourager cette institution dans son action de protection du Parc Virunga afin de détruire ce patrimoine mondial. Il est donc important que l’Etat congolais entreprenne immédiatement un effort pour dénoncer les auteurs de ce complot de manière à les neutraliser ».
Depuis 1979, le Parc a été reconnu par l’UNESCO comme patrimoine de l’humanité.
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VATICAN - Voyage pastoral du Secrétaire de la Congrégation pour l’Evangélisation des Peuples en Namibie, « la nomination d’un Evêque, signe de l’amour de Dieu »

Fides FR - www.fides.org - Sab, 12/05/2018 - 11:47
Keetmanshoop – « La nomination d’un Evêque est un signe de l’amour de Dieu pour Son peuple. Pour l’Eglise, et en particulier pour le Diocèse de Keetmanshoop, Dieu réalise la promesse qu’Il a fait à Son peuple, Israël : Je te donnerai des pasteurs selon mon cœur . Dans sa grande sollicitude, Dieu vous a donné un Pasteur… C’est un Evêque. Il l’est non seulement de sa Circonscription ecclésiastique mais également de l’Eglise en Namibie, tout comme de l’Eglise universelle, qui œuvre de manière collégiale avec le Saint-Père, Successeur de Saint Pierre ». Telles sont les paroles prononcées par S.Exc. Mgr Protase Rugambwa, Secrétaire de la Congrégation pour l’Evangélisation des Peuples, au cours de la Messe solennelle qu’il a célébré à Keetmanshoop, dans le sud de la Namibie, le 5 mai, présidant à l’ordination épiscopale de l’Evêque élu Willem Christiaans dans le cadre de sa visite pastorale en Namibie et au Botswana .
Au début de l’homélie, le Secrétaire du Dicastère missionnaire a porté le salut du Saint-Père François et du Préfet de la Congrégation pour l’Evangélisation des Peuples, S.Em. le Cardinal Fernando Filoni, aux Evêques, aux prêtres, aux religieux et religieuses, aux laïcs tout comme aux autorités gouvernementales et traditionnelles, en exprimant sa particulière satisfaction et gratitude aux prêtres, aux catéchistes, aux collaborateurs de la pastorale et à tous les fidèles pour « les inlassables efforts faits en faveur de la mission évangélisatrice de l’Eglise tant à Keetmanshoop qu’ailleurs ».
Se basant sur les lectures bibliques proclamées peu auparavant, Mgr Rugambwa s’est adressé à l’Evêque élu en ces termes : « Cher Père Willem, aujourd’hui, Jésus vous pose la même question que celle qu’il a posé à Saint Pierre : m’aimez-vous ? Nous sommes tous confiants dans le fait que votre réponse sera semblable à celle de Saint Pierre : Oui Seigneur, Vous savez que je Vous aime » et je suppose que vous ajouteriez probablement une requête : Seigneur, aidez-moi à Vous aimer toujours plus et au-dessus de toute autre chose. Rappelez-vous toujours que l’amour de Notre Seigneur précède tout service fructueux en Son nom. Si vous L’aimez, vous apprendrez à exprimer dans votre vie et votre ministère pastoral Son amour et Sa passion même pour le salut des âmes. L’efficacité et la fécondité de votre ministère dépendront toujours de votre relation avec Lui, que vous représentez ».
L’amour pour le Seigneur, a continué l’Archevêque, devra se traduire « en amour concret et sans conditions pour tous les chrétiens, objet de vos soins pastoraux ». Par suite, « cher Père Willem, aimez comme un père et comme un frère tous ceux que le Seigneur vous confie aujourd’hui », en particulier les prêtres et les diacres, qui partagent le ministère, qui doivent être considérés comme des fils et des amis ; les religieux et les religieuses auxquels vous devez faire sentir votre attention paternelle et votre estime pour leur contribution inestimable à l’unique mission, et les laïcs, appelés à collaborer activement à l’activité de l’Eglise. « Vous devez également avoir une place dans votre cœur pour les non catholiques – et même pour tous – de sorte que vous puissiez faire resplendir sur eux également la charité du Christ Jésus dont l’Evêque est témoin devant tous les membres du troupeau. Manifestez votre préoccupation pour tous, indépendamment de leur âge, de leur condition sociale ou de leur nationalité, qu’ils soient autochtones ou étrangers ».
Mgr Rugambwa a par suite rappelé les devoirs et les missions de l’Evêque : prêcher l’Evangile, célébrer les rites sacrés et gouverner l’Eglise locale. Sa mission consiste également à affronter, avec clarté et humilité, les questions concernant la justice, la paix, la réconciliation, la non-violence, les changements sociaux… Il doit en particulier être proche des souffrants, des pauvres, des humbles.
« Cher Père Willem – a-t-il conclu – vous êtes bien conscient de la signification et de la gravité de la vocation et de la mission de l’Evêque. Personne ne peut prétendre en être digne sans l’aide de Dieu. Par suite, au travers de l’imposition des mains et de la prière de la consécration, nous demandons à Dieu de vous transformer et de vous porter pleinement en Lui par l’intermédiaire du Saint Esprit. Vous serez marqué d’un caractère sacré pour être le représentant du Christ, de manière à ce que Lui-même puisse vous aider à devenir, à travers Lui et avec Lui, un bon pasteur de son troupeau ».
Link correlati :Texte intégral de l’homélie (en anglais)
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AFRIQUE/KENYA - Solidarité des Evêques après l’effondrement d’une digue ayant fait au moins 45 morts à cause des fortes pluies

Fides FR - www.fides.org - Sab, 12/05/2018 - 11:21
Nairobi – « Nous sommes profondément peinés suite à la perte de vies humaines, à l’existence de blessés et aux énormes dommages matériels s’étant vérifiés dans tout le pays, la pire tragédie et la plus choquante ayant été l’effondrement de la digue de Nakuru-Solai, qui a provoqué plusieurs morts et disparus » affirme, au nom de la Conférence épiscopale du Kenya, S.Exc. Mgr John Oballa Owaa, Evêque de Ngong et Président de la Commission épiscopale Justice et Paix, en présentant ses condoléances aux familles des victimes des inondations causées par les fortes pluies qui frappent le Kenya depuis le mois de mars. La tragédie la plus grave a eu lieu le 9 mai, avec l’effondrement de la digue de Nakuru-Solai, sise à 10 Km de Nakuru, effondrement qui a submergé des habitations dans un rayon de 2 Km. Les morts sont au moins au nombre de 45 alors que différentes personnes sont encore portées disparues.
Avec cette tragédie, le bilan des victimes des pluies torrentielles dépasse globalement le nombre de 160 morts depuis mars.
« En ces douloureuses circonstances, je désire exprimer la solidarité et les prières de l’Eglise catholique au Kenya et nos plus sincères condoléances aux parents des victimes et à tous ceux qui souffrent à cause des conséquences de ces nombreuses catastrophes » écrit le Président de la Commission épiscopale Justice et Paix.
« Alors que nous faisons l’éloge du bon travail des équipes de secours qui oeuvrent sur le terrain, nous demandons cependant aux institutions et aux autorités responsables de toujours garantir la sécurité des citoyens, en s’assurant que les normes prescrites soient respectées sans compromis. Nous demandons à ce que les gouvernements, national et provinciaux, répondent au travers d’initiatives concrètes à de telles tragédies. Nous demandons à tous les kenyans et aux personnes de bonne volonté d’aider nos frères et sœurs qui ont besoin de notre aide » conclut l’Evêque de Ngong.
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ASIE/AFGHANISTAN - Réunion de responsables musulmans en Indonésie pour rechercher le chemin de la paix

Fides FR - www.fides.org - Sab, 12/05/2018 - 11:08
Djakarta – D’importants spécialistes musulmans provenant d’Afghanistan, du Pakistan et d’Indonésie se sont rencontrés hier, 11 mai, à Djakarta, capitale de l’Indonésie, pour discuter et développer un itinéraire visant à sortir du conflit qui, depuis des décennies, ensanglante l’Afghanistan. A la conférence trilatérale des oulémas organisée par le gouvernement indonésien, des spécialistes et des responsables religieux des trois pays ont discuté des différents défis à relever face au concept de « guerre sainte » promu par les talibans comme moyen pour libérer le pays de la coalition conduite par les Etats-Unis.
Les participants espèrent pouvoir persuader les talibans à s’asseoir à une table de négociation avec le gouvernement, alors qu’ils conduisent, depuis leur éviction du pouvoir en 2001 de la part de la coalition internationale, une rébellion armée sanglante.
Le conflit en Afghanistan n’a pas seulement des raisons politiques mais est également provoqué, selon les participants, par les différences entre les courants et les sectes liés à l’islam qui est religion d’Etat en Afghanistan. Dans ce cadre, le rôle des oulémas peut être important et dans cette perspective, la rencontre entre les responsables religieux de Djakarta peut constituer une manière pour apporter une contribution à la construction de la paix. Les responsables religieux islamiques en Afghanistan et au Pakistan ont la possibilité de connaître de près la situation de l’Indonésie et d’observer le rôle et la position des oulémas indonésiens en ce qui concerne le maintien de la paix sociale et religieuse dans ce pays en majorité musulman.
Les talibans ont qualifié la conférence en question de non islamique et exhorté les spécialistes islamiques de s’abstenir d’y participer. Cependant, une prise de position de responsables religieux islamiques contre les talibans et leurs tactiques extrémistes pourrait les priver de la légitimité religieuse. Selon Borhan Osman, analyste afghan du Centre d’Etudes International Crisis Group, « une discussion sur la dimension religieuse de la guerre en Afghanistan n’a pas de précédents. L’idée du gouvernement afghan d’obtenir une fatwa de la part des oulémas permettant de délégitimer la lutte des talibans, qui invoquent la djihad, n’a jamais été réalisée jusqu’ici » a-t-il affirmé.
Selon des données fournies par la Mission des Nations unies en Afghanistan, au cours du premier trimestre 2018, plus de 700 civils ont été tués et près de 1.500 blessés dans le cadre d’une série d’explosions et d’attaques suicides perpétrés para les talibans et le prétendu « Etat islamique ». Ce nombre si élevé de victimes civiles rend le résultat du processus de paix incertain, surtout parce que les talibans considèrent le gouvernement afghan comme « un fantoche » aux ordres des forces américaines.
Selon les observateurs, pour lancer un véritable chemin de paix en Afghanistan, les talibans devraient accepter un cessez-le-feu immédiat, nommer un envoyé et une équipe de négociateurs et entreprendre des colloques directs avec les autorités afghanes et américaines.
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AFRIQUE/KENYA - Les handicapés, personnes particulièrement vulnérables dans le cadre des inondations actuelles

Fides FR - www.fides.org - Sab, 12/05/2018 - 10:40
Kabarnet – Les violentes inondations qui dévastent actuellement de vastes zones du Kenya depuis le mois de mars se poursuivent, alors que la sécheresse qui les avait précédées a eu pour conséquence l’érosion des terrains. Le bilan provisoire de cette situation est, selon la Croix Rouge, de 200 morts au moins, 242.000 évacués et 500 familles gravement touchées, nombre desquelles ont tout perdu. Les inondations ont détruit des maisons, des champs, des routes, rendant de nombreuses zones isolées et inaccessibles.
Le camp de réfugiés de Dadaab, qui accueille 500.000 personnes, connaît lui aussi de graves difficultés. Le centre de Muranga a été rasé par un glissement de terrain alors qu’à Rongai, le torrent Kandisi a emporté un pont sur lequel se trouvaient de nombreuses personnes. Les pluies continueront au cours des prochaines semaines dans de vastes zones du pays. Inévitablement, on craint une diffusion imminente du choléra et du paludisme.
« Dans le cadre des urgences et des catastrophes naturelles, les handicapés sont parmi les personnes les plus touchées et enregistrent un taux de mortalité double des autres » a déclaré à l’Agence Fides le Directeur de Christian Blind Mission Italie, Massimo Maggio. « Elles ont du mal à se mettre à l’abri, ne parviennent pas à accéder aux aides humanitaires parce qu’elles n’entendent pas les avis et les messages d’urgence, ne sont pas comprises dans les plans de sauvetage, ne parviennent pas à accéder aux opérations humanitaires de base – telles que distribution de nourriture, d’eau, accès aux abris et aux toilettes – alors que leurs aides – cannes, fauteuils roulants, lunettes – peuvent se perdre ou être endommagés ».
« Dans le même temps – poursuit le Directeur de l’ONG – les urgences peuvent faire augmenter le nombre des personnes qui deviennent handicapées, tant à court qu’à long terme, à cause de blessures et du manque de services médicaux adéquats. C’est pourquoi CBM, lorsqu’elle aide ces personnes à accéder aux secours, travaille en collaboration avec les organisations spécialisées en matière de secours, afin de garantir que les programmes d’urgence soient réellement inclusifs. L’objectif est d’aider 1.300 familles gravement touchées par les inondations, en accordant la priorité aux familles comptant parmi leurs membres des handicapés, en fournissant des tentes et des abris, de l’eau potable, des services médicaux et sanitaires ainsi que de réhabilitation, en distribuant des aides visuelles et motrices aux handicapés – fauteuils roulant, cannes pour les aveugles, prothèses… - de l’argent pour les premières nécessités, des têtes de bétail et des ustensiles agricoles ». Le comté de Baringo, au nord du Kenya, est l’un des plus touchés par les inondations. Dans cette zone, de nombreux services, sanitaires et éducatifs, sont inaccessibles, des centaines d’écoles et d’hôpitaux étant fermés. CBM, présent depuis plus de 40 ans à Baringo, travaille actuellement en étroite collaboration avec la Croix Rouge du Kenya, et l’APDK, association des handicapés physiques du Kenya, afin d’identifier les personnes handicapées et de leur venir en aide.
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AMERIQUE/PARAGUAY - Préparation d’une œuvre d’art de Koki Ruiz faite de chapelets pour la béatification de Chiquitunga

Fides FR - www.fides.org - Sab, 12/05/2018 - 10:23
San Ignacio – « Amoureux » de Chiquitunga : c’est ainsi que se qualifie sans crainte Delfín Roque Ruiz Pérez – connu de tous sous le surnom de Koki – l’artiste qui prépare actuellement, après le mémorable retable destiné à la Messe du Pape au Paraguay en 2015, une œuvre monumentale pour la béatification de Chiquitunga .
Le peintre réalise actuellement un énorme panneau qui constituera le fond de l’autel de la cérémonie du 23 mai, cérémonie qui sera présidée par S.Em. le Cardinal Angelo Amato, Préfet de la Congrégation pour la Cause des Saints, dans le stade Nueva Olla d’Asunción. L’œuvre comptera la représentation du visage de Sœur María Felicia de Jesús Sacramentado Guggiari Echeverria – tel est en effet le nom de religion complet de la populaire carmélite déchaussée. L’image sera constituée par les chapelets donnés par les fidèles, ainsi que l’explique l’artiste. En lisant l’un des livres dédiés à la vie de la Servante de Dieu, il fut frappé par le passage : « C’était un continuel pèlerinage de roses, de jasmins et de chapelets que les pèlerins voulaient faire toucher au corps diminué de Chiquitunga ». Pour la réalisation du retable, sont nécessaires 70.000 chapelets et plus de 40.000 sont déjà parvenus, personnes n’ayant de doute sur le résultat final de la collecte. Il s’agit de chapelets « priés » parce que, déclare l’artiste, « il aurait été facile de demander de l’argent et de les commander en gros mais cela n’est pas l’esprit ».
L’artiste, auquel l’Agence Fides a rendu visite à son domicile atelier, a un profil original. Il travaille avec les personnes, utilise des éléments de la nature et privilégie la création collective, qui doit servir à « communiquer quelque chose aux personnes au travers des sens ». Toute sa carrière est inspirée surtout par l’allemand Joseph Beuys, selon lequel « l’artiste doit chercher l’art parmi les personnes et non pas dans un musée dans la mesure où tout être humain a en soi la capacité de créer ».
Sa ville natale, San Ignacio, lieu de la première des réductions des Jésuites, lui a déjà commandité un travail pour commémorer le V° centenaire de la présence espagnole aux Amériques. « Je voulais exprimer une critique à la rencontre entre deux cultures qui, en réalité, fut un affrontement » raconte-t-il. En la préparant, il découvrit que cet affrontement n’avait pas été provoqué, comme on veut bien le faire croire généralement, par un conflit de civilisations mais « par un concept et un usage différent du temps ». « Pour les européens, le temps est linéaire. A l’époque des réductions, on se levait tous les jours à la même heure pour aller travailler, se rendre à la Messe, vivre dignement et de manière sainte, disaient les Jésuites. En revanche, pour les guaranis, chaque jour était différent et le temps – même météorologique – dictait les justes opportunités de la journée : pêcher, chasser, se dédier à l’artisanat. Il y avait par ailleurs le cycle des saisons, le temps de la récolte du blé, celui des semailles ». Les indiens se rebellèrent contre le concept et l’usage du temps qui leur était imposé par les européens, affirme l’artiste. Après les premières rébellions, dont l’une fut arrosée du sang du premier saint paraguayen, Saint Roque Gonzalez et de ses compagnons, les réductions constituèrent un exemple de la fusion de deux cultures, la culture européenne – italienne et espagnole – et la culture guarani, dans l’harmonie, cette fusion exprimant une sculpture, une musique et une architecture uniques dénommée « baroque guarani », qui a marqué une époque et se poursuit au sein de la grande école des luthiers paraguayens.
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AFRIQUE/EGYPTE - Célébration du centenaire des écoles du Dimanche de l’Eglise copte orthodoxe, à l’origine du réveil spirituel copte

Fides FR - www.fides.org - Ven, 11/05/2018 - 13:13
Le Caire – Les célébrations prévues par l’Eglise copte orthodoxe pour commémorer le centenaire de la naissance de ce qu’il est convenu d’appeler le Mouvement des écoles du Dimanche ont bel et bien débuté. Le 13 mai, le Centenaire en question sera célébré en la Cathédrale copte orthodoxe du Caire en présence du Patriarche copte orthodoxe, Tawadros II. A la commémoration officielle a également été invité le Patriarche d’Alexandrie des Coptes catholiques, S.B. Ibrahim Isaac Sedrak.
C’est en 1918 en effet que l’archidiacre copte orthodoxe Habib Girgis créa le réseau des écoles du Dimanche, s’inspirant de la formule protestante. L’initiative, pensée pour favoriser la formation spirituelle et théologique des laïcs, a eu un impact formidable, avec la renaissance du monachisme copte orthodoxe, en tant qu’instrument et occasion du réveil copte du siècle dernier. Les écoles du Dimanche ont favorisé et alimenté le renouvellement de l’ensemble de la pastorale de l’Eglise copte orthodoxe, contribuant à la formation des nouvelles générations de moines et de prêtres qui, à partir de l’entre-deux-guerres, ont participé à une « renaissance » copte solidement enracinée dans la redécouverte des traditions théologiques et spirituelles propres.
Le mouvement des écoles du Dimanche a contribué à modeler la sensibilité théologique et pastorale de figures importantes de l’histoire de l’Eglise copte orthodoxe du siècle dernier, comme le Patriarche copte orthodoxe Shénuda III.
L’archidiacre Habib Girgis a été reconnu et proclamé saint par le Synode de l’Eglise copte orthodoxe le 20 juin 2013. « Au sein de l’Eglise copte orthodoxe – indique à l’Agence Fides le Père Antonios Gabriel, prêtre de la communauté copte orthodoxe de Rome – la sainteté d’une personne ne peut être proclamée que quarante ans après la mort du canonisé. Il faut que l’odeur de sainteté demeure ferme et répandue également au sein de la génération suivant celle à laquelle appartenait le saint ».
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AFRIQUE/TANZANIE - Appel des Evêques en faveur de la préparation des catéchistes à la protection des mineurs

Fides FR - www.fides.org - Ven, 11/05/2018 - 12:50
Dar es Salaam – « Tous les catéchistes du pays doivent être formés en ce qui concerne la politique en matière de protection des mineurs telle qu’approuvée par les Evêques en 2017 » a déclaré le Directeur du Bureau des Services sociales de la Conférence épiscopale de Tanzanie, Jovin Riziki, dans son intervention durant les trois journées de rencontre organisées par le Secrétariat diocésain chargé des Catéchistes qui s’est conclu voici peu à Kurasini, Dar es Salaam. Une note de la Conférence épiscopale parvenue à Fides fait l’éloge des catéchistes « pour l’excellent travail qu’ils effectuent pour l’Eglise, en diffusant en particulier la religion parmi les enfants ». Le texte ajoute : « Il est de notre devoir de développer leurs capacités et de les informer sur la politique qui les protège de manière à ce qu’ils puissent toucher de nombreuses personnes et fournir une assistance adéquate aux enfants ».
En outre, poursuit Jovin Riziki, « le Ministère de la Santé est obligé de présenter le programme pour la protection des mineurs approuvé l’an dernier par les Evêques du pays qui devrait être appliqué par ceux qui oeuvrent à l’intérieur de l’Eglise catholique et par ceux qui travaillent dans les écoles et les orphelinats. Il faut les aider à informer les autres dans leurs Diocèses à propos de cette initiative des Evêques catholiques en Tanzanie ».
Au cours du séminaire, n’a pas manqué la référence aux violences à l’encontre des enfants – abus physiques, psychologiques, émotifs et sexuels – qui se répandent actuellement toujours davantage au sein des sociétés.
« La politique est claire : quiconque commet des abus sur des mineurs doit être puni. Parmi les recommandations des Evêques catholiques se trouve la demande d’institution d’un bureau au niveau national et diocésain de manière à ce que toutes les questions relatives aux abus sur des mineurs soient affrontées à fond. En outre – conclut Jovin Riziki – toutes les écoles devraient disposer d’un coordinateur chargé de la protection de l’enfance, pour identifier ceux qui abusent des mineurs et référer à la Paroisse ou au Coordinateur diocésain qui s’occupe de leur protection afin qu’ils affrontent le problème ».
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OCEANIE/PAPOUASIE NOUVELLE GUINEE - Cours sur le bon usage des moyens de communication, instruments d’évangélisation au profit des étudiants catholiques

Fides FR - www.fides.org - Ven, 11/05/2018 - 12:35
Port Moresby – Former les étudiants à l’usage et aux techniques des moyens de communication de masse afin de les introduire aux secrets de la communication sociale entendue comme moyen pour aider à la diffusion de l’Evangile : tel est le but du III° Séminaire sur l’éducation aux moyens de communication, destiné aux étudiants catholiques et organisé ces jours derniers à Bomana, par le Bureau de la Communication de la Conférence épiscopale de Papouasie Nouvelle Guinée et des Iles Salomon, séminaire auquel ont participé 50 étudiants de sept établissements d’enseignement locaux.
Le programme, mis au point par le Père Ambrose Pereira, religieux salésien et Directeur du Bureau de la Communication, a encouragé les participants à réfléchir sur les différents aspects de leur vie quotidienne, « en les rapprochant des problèmes et de la recherche de solutions » indique le Père Pereira dans une note envoyée à Fides.
Une session a été dédiée à la radio et aux éléments de base du montage d’une vidéo avec la participation de la station Radio Maria qui a donné aux jeunes la possibilité d’enregistrer et de publier les indicatifs créés par les étudiants. Parler face à une caméra et visualiser de brefs discours a permis aux participants de s’adresser à un public et de voir ce que cela donnait. Cependant, la formation n’a pas été seulement de nature technique. « J’ai compris que je suis appelée à aimer la vie et à la vivre au maximum – a déclaré une étudiante à la fin du cours. Au terme des trois journées de formation, les participants ont exprimé leur satisfaction pour le travail d’interaction et d’apprentissage, conscients de pouvoir utiliser les moyens de communication de masse comme des instruments d’évangélisation.
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AFRIQUE/GHANA - Démission de l’Archevêque de Cape Coast et nomination de son successeur

Fides FR - www.fides.org - Ven, 11/05/2018 - 12:27
Cité du Vatican – Le Saint-Père François a accepté ce jour la renonciation au gouvernement pastoral de l’Archidiocèse de Cape Coast présentée par S.Exc. Mgr Matthias Kobena Nketsiah. Le Saint-Père a nommé Archevêque de Cape Coast S.Exc. Mgr Gabriel Charles Palmer-Buckle, jusqu’alors Archevêque d’Accra.
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ASIE/MALAISIE - Vote en faveur du changement dans l’espoir de renforcer l’Etat providence

Fides FR - www.fides.org - Ven, 11/05/2018 - 12:22
Kuala Lumpur – Pour la première fois de son histoire, le peuple malaisien a voté pour le changement au cours des 14èmes élections générales du 9 mai et le lendemain, le Premier Ministre, Mohamad Mahathir, 92 ans, a prêté serment. Responsable de la coalition Pakatan Harapan , il est le plus vieux Chef de gouvernement du monde, parvenant à évincer du pouvoir la plateforme politique Barisan Nasional qui a gouverné la nation pendant six décennies. Selon les résultats officiels, l’opposition a obtenu 121 sièges, soit un de plus que ce qui est requis pour une majorité simple alors que le Barisan Nasional s’en est assuré 79 sur un total de 222. Mohamad Mahathir a en outre encaissé le soutien d’autres partis, ce qui garantit à son gouvernement une majorité de 135 parlementaires.
La coalition conduite par Mohamad Mahathir, qui comprend quatre partis, est parvenue à remporter la victoire sur le Premier Ministre sortant, Najib Razak, impliqué dans un énorme scandale de corruption et devenu impopulaire, après avoir gouverné pendant près d’une décennie. Le Département de la Justice américain a en effet déclaré qu’au sein du fond d’investissement de la Malaysia Development Bank, 4,5 milliards d’USD ont été soustraits par des associés de l’ancien Premier Ministre Najib Razak entre 2009 et 2014, y compris 700 millions d’USD ayant été déposés sur le compte bancaire de Najib Razak. Mohamad Mahathir a en outre promis d’abroger une taxe sur les biens et services introduite par Najib Razak, mesure très fortement impopulaire.
Le scrutin est important dans le mesure où, comme le souligne Khoo Ying Hoi, enseignant d’études internationales et stratégiques à l’Université de Malaisie, « il a démontré que nous sommes allés au-delà de la politique raciale », dans la mesure où, jusqu’à présent, la majorité musulmane malay avait votée compacte en faveur du Barisan Nasional.
James Sitamin, laïc catholique de l’Archidiocèse de Kuala Lumpur, a déclaré à Fides que les résultats des élections ont créé « un sens d’euphorie parmi la population, déçue par le précédent gouvernement ». Le nouvel exécutif « a pour mission de renforcer l’économie et les programmes de sécurité sociale, en se concentrant sur l’instruction, l’emploi et la santé publique surtout pour les strates moyennes » souligne James Sitamin. Au cours de la phase préélectorale, les responsables chrétiens des différentes confessions présentes en Malaisie avaient diffusé des messages sur le « vote responsable » et sur la protection de la liberté religieuse pour tous.
La Malaisie est une Fédération multiethnique et multi religieuse de 13 Etats et trois territoires fédéraux comptant 31 millions d’habitants. S’agissant d’une société multiethnique et multi religieuse, les chrétiens ont besoin d’être solidaires et de construire des ponts avec tous les peuples indépendamment de leur ethnie et de leur culture. Si la population est à 60% islamique, les 40% restants sont répartis entre bouddhistes, hindouistes et chrétiens. Ces derniers représentent environ 9% de la population totale, dont la moitié de catholiques.
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AMERIQUE/BOLIVIE - En route vers le CAM V pour « récupérer la joie de l’Evangile, raviver le prophétisme, être opérateurs de communion et de réconciliation »

Fides FR - www.fides.org - Ven, 11/05/2018 - 12:03
Santa Cruz de la Sierra – Dans deux mois, du 10 au 14 juillet, à Santa Cruz de la Sierra, en Bolivie, se tiendra le V° Congrès missionnaire américain . Cet événement ecclésial fait partie d’une riche histoire, qui, depuis l’Amérique latine, a illuminé le chemin missionnaire de toute l’Eglise. Le prochain Congrès sera le dixième d’une longue série ayant débuté au Mexique en 1977 et organisé tous les quatre ans dans différents pays d’Amérique latine .
Sous le slogan « Amérique en mission, l’Evangile est joie », le Congrès de cette année affrontera le thème « La joie de l’Evangile, cœur de la mission prophétique, source de réconciliation et de communion ». Son objectif général sera de « renforcer l’identité et l’engagement missionnaire ad gentes de l’Eglise en Amérique afin d’annoncer la joie de l’Evangile à tous les peuples, avec une attention particulière aux périphéries du monde d’aujourd’hui et au service d’une société plus justice, solidaire et fraternelle ».
Les axes thématiques qui caractériseront le CAM V seront au nombre de quatre : l’Evangile – pourquoi ce que le missionnaire annonce naît de ce premier contact avec l’Evangile et retourne à lui comme source qui dynamise sa vie quotidienne ? – la joie – fruit de l’expérience de la rencontre personnelle avec le Christ – la communion et la réconciliation – le but principal de l’Evangélisation et de l’action missionnaire de l’Eglise est de rejoindre la communion de l’homme avec Dieu et des hommes entre eux – et mission et prophétie – mandat confié par Jésus aux Apôtres d’être Ses témoins.
« Pour ceux qui travaillent dans le domaine de la formation missionnaire, ces thèmes parlent d’une spiritualité profonde et invitent à promouvoir des processus de transformation missionnaire au sein de nos Eglises locales » peut-on lire dans une note du Père Alejandro Marina, Directeur du Centre missionnaire Maryknoll en Amérique latine, parvenue à Fides.
« Nombreuses sont les réalités de nos temps : la crise écologique, la violence familiale, le meurtre de femmes basée sur le fait qu’elles soient des femmes, la corruption, la drogue, les guerres, le trafic d’êtres humains – poursuit le missionnaire de Maryknoll. Nous devons arrivé aux périphéries géographiques et existentielles de ces réalités pour y porter la Bonne Nouvelle » parce que, comme l’affirme le document d’Aparecida, « l’Eglise a besoin d’une forte secousse, qui lui interdise de s’habituer à la commodité, à la stagnation et à la tiédeur, en ne tenant pas compte de la souffrance des pauvres du continent ». « Comment rallumer en nous la dimension prophétique de notre foi que nous recevons comme mission lors de notre baptême ? De quelle manière tout chrétien peut-il être un opérateur de communion et de réconciliation dans un monde fragmenté et morcelé ? » demande le Père Marina, rappelant les paroles du Pape François dans l’Exhortation apostolique Evangelii Gaudium : « Je rêve d’une option missionnaire capable de tout transformer.. ». « Telle est l’invitation que fait le prochain CAM V : récupérer la joie de l’Evangile, raviver notre prophétie et être des opérateurs de communion et de réconciliation dans le monde d’aujourd’hui » conclut-il.
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AFRIQUE/AFRIQUE DU SUD - Ferme condamnation de l’Eglise catholique en Afrique du Sud après l’attaque perpétrée contre une mosquée à Durban

Fides FR - www.fides.org - Ven, 11/05/2018 - 11:44
Johannesburg – « Nous avons appris avec un grand trouble et une grande tristesse l’attaque perpétrée contre la mosquée de l’imam Hussein à Verulam, petite ville des environs de Durban, et la mort tragique d’un imam ainsi que la blessure de deux autres personnes » affirme une déclaration signée par S.Exc. Mgr Stephen Brislin, Archevêque du Cap et Président de la Southern African Catholic Bishops’ Conference , qui condamne avec force l’attaque en question.
Selon les nouvelles parvenues à l’Agence Fides, hier, 10 mai, peu après la prière de midi, trois hommes armés d’armes de poing et de couteaux sont entrés dans la mosquée et, après avoir poignardé trois personnes, ont incendié les locaux. L’imam est mort alors que les deux autres personnes ont été blessées.
« Au nom de l’Eglise catholique en Afrique australe, nous présentons nos plus sincères condoléances à la famille et aux amis de l’imam assassiné et nous souhaitons aux personnes blessées une prompte et complète guérison » affirme le communiqué de la SACBC. « Nos cœurs sont avec la communauté de la mosquée imam Hussein qui a été si brutalement frappé. Vous êtes dans nos pensées et dans nos prières ».
« Nous condamnons fermement cette attaque sanglante et inutile et demandons aux forces de l’ordre de travailler scrupuleusement afin d’assurer les responsables à la justice. La tolérance religieuse a été longtemps une caractéristique de la société sud-africaine et il faut empêcher à ceux qui désirent porter la dévastation et mettre les communautés de fidèles les unes contre les autres de parvenir à leurs fins. Nous continuerons à prier pour la paix dans notre pays et dans le monde entier, une paix basée sur le respect de la dignité et des droits de tout être humain » conclut Mgr Brislin.
Pour le moment, la police tend à exclure qu’il se soit agi d’un acte de terrorisme même si certains témoins affirment que les assaillants seraient de nationalité égyptienne.
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ASIE/NEPAL - Pour un témoignage unitaire de la miséricorde de Dieu

Fides FR - www.fides.org - Ven, 11/05/2018 - 10:47
Katmandu – Les chrétiens des différentes confessions présentes au Népal sont engagés à œuvrer ensemble pour rendre témoignage à l’amour et à la miséricorde de Dieu. « En tant que chrétiens népalais, nous sommes appelés à travailler ensemble et à être témoins de l’Evangile du Christ, en partageant la prière et en surmontant les divisions entre les communautés chrétiennes du pays » déclare à l’Agence Fides R.C. Acharya, Secrétaire général du Conseil national des églises au Népal , organisme œcuménique. « Nous participons à la mission de Dieu, en témoignant l’Evangile et en demeurant au service du peuple. Nous avons pour mission d’être des serviteurs de Dieu pour faire vivre l’église au Népal et embrasser tout un chacun au sein de nos communautés, en cheminant ensemble dans notre foi » ajoute-t-il.
Le Conseil national des églises au Népal a organisé ces jours derniers un cours de formation œcuménique qui a eu lieu du 8 au 11 mai en l’église baptiste de Katmandu. Le programme visait à accompagner et développer la préparation des responsables au sein des communautés chrétiennes et s’adressait à quelques 90 personnes des diverses confessions présentes au Népal. Dans le pays, les baptisés représentent une petite minorité dans un milieu hindouiste et sont appelés à témoigner de l’unité dans une société multi religieuse. Tel a été le thème au centre de la réflexion et des sessions de formation.
Dans ce cadre, il a été observé qu’il est nécessaire de renforcer la formation théologique et œcuménique parmi les chrétiens du Népal. C’est en ce sens qu’œuvre actuellement le NCCM, y compris au travers de séminaires et de cours de formation biblique et théologique.
Malgré une loi sévère qui interdit la conversion religieuse et pénalise la liberté religieuse, le Christianisme s’est diffusé rapidement au Népal au cours de ces deux dernières décennies, les chrétiens constituant 1,4% des 29 millions d’habitants du pays.
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AMERIQUE/CUBA - Nomination du Directeur national des Œuvres pontificales missionnaires

Fides FR - www.fides.org - Ven, 11/05/2018 - 09:49
Cité du Vatican – S.Em. le Cardinal Fernando Filoni, Préfet de la Congrégation pour l’Evangélisation des Peuples, en date du 12 avril 2018, a nommé Directeur national des Œuvres pontificales missionnaires à Cuba pour un quinquennat le Père Yosbel Lazo Cordero, CM .
Le nouveau Directeur national a 39 ans et a été ordonné prêtre voici 10 ans. Il est titulaire d’un diplôme en Pastorale des Vocations obtenu à l’Institut théologique et pastoral du CELAM à Bogotà . Il a été Vicaire paroissial et Curé de différentes Paroisses, Chargé de l’Enfance missionnaire dans le Diocèse de Pinar del Rio , Responsable de la Commission de la Mission au sein de l’Archidiocèse de Santiago de Cuba et Secrétaire national des Œuvres pontificales missionnaires .
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AFRIQUE/TANZANIE - Confirmation du Directeur national des Œuvres pontificales missionnaires

Fides FR - www.fides.org - Ven, 11/05/2018 - 09:26
Cité du Vatican – S.Em. le Cardinal Fernando Filoni, Préfet de la Congrégation pour l’Evangélisation des Peuples, en date du 12 avril 2018, a confirmé dans sa charge de Directeur national des Œuvres pontificales missionnaires en Tanzanie pour un nouveau quinquennat le Père Jovitus Mwijage du clergé diocésain de Bukoba.
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ASIE/PAKISTAN - Préoccupation des minorités religieuses au Pendjab suite à l’approbation d’une loi rendant obligatoire les leçons de coran à l’école et à l’Université

Fides FR - www.fides.org - Mer, 09/05/2018 - 13:21
Lahore – La communauté chrétienne au Pendjab ainsi que les autres minorités religieuses sont préoccupées par le nouveau projet de loi approuvé par l’Assemblée législative du Pendjab prévoyant l’enseignement obligatoire de la loi islamique et du coran dans toutes les écoles et Universités de la province.
Le projet de loi a été présenté en janvier et approuvé par le Parlement régional du Pendjab le 4 mai.
Le texte affirme, parmi ses objectifs, le fait de « faire comprendre le message, d’encourager la paix et la sécurité, de promouvoir les valeurs suprêmes de la vérité, de l’honnêteté, de l’intégrité, de la tolérance, de la compréhension du prochain ». Il prescrit aux enfants de l’école primaire de réciter le coran en arabe alors que les enfants du secondaire devront réciter le coran et sa traduction en langue urdu.
Selon les promoteurs de la loi, appartenant au parti Jamaat-e-Islami, de cette manière, l’Etat respectera sa responsabilité constitutionnelle. En effet, l’article 31 de la Constitution affirme que « l’Etat s’efforcera de rendre obligatoires les enseignements du saint coran et de la loi islamique ».
Les chrétiens ont exprimé leur déception. Nasir Saeed, activiste chrétien de l’ONG CLAAS, affirme à Fides : « Pour les minorités religieuses, en particulier pour les chrétiens qui vivent en grand nombre au Pendjab, cela sera problématique. Leurs droits fondamentaux sont totalement ignorés. Aucun programme alternatif n’est annoncé pour les élèves et étudiants non musulmans du Pendjab. Il est nécessaire de le faire dès maintenant ».
Il poursuit : « Forcer l’enseignement obligatoire du coran, contre la volonté des élèves et étudiants non musulmans et de leurs parents, aura un impact négatif sur tout le système éducatif. Il promouvra la bigoterie et la haine envers les non musulmans au sein de la société pakistanaise, un phénomène qui est en augmentation. L’Etat a le devoir de promouvoir la liberté de religion et de credo et d’introduire un programme différent pour les élèves et étudiants d’autres religions ».
L’activiste remarque également que, sur 11 parlementaires membres des minorités religieuses au sein de l’Assemblée législative du Pendjab, dont 9 chrétiens, aucun n’a pour l’heure élevé la voix ou demandé dans les délais l’introduction d’un programme alternatif pour les élèves et étudiants non musulmans.
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ASIE/INDE - Servir dans le cadre de la Caritas pour être des personnes de la Bonne Nouvelle

Fides FR - www.fides.org - Mer, 09/05/2018 - 12:45
New Delhi – « La Caritas est la joie du service. Elle est un service de joie. La Caritas Inde est l’organe de toute l’Eglise catholique permettant d’exprimer concrètement notre charité et, ainsi que l’indique l’Encyclique Deus Caritas Est de Benoît XVI, être des personnes de la Caritas signifie être des personnes de la Bonne Nouvelle, des personnes qui communient l’amour de Dieu ». C’est ce qu’a déclaré le Président de la Caritas Inde, S.Exc. Mgr Lumen Monteiro, lors d’une récente célébration à New Delhi, dans le cadre de laquelle l’organisme catholique a présenté ses nouveaux responsables en présence de S.Exc. Mgr Théodore Mascarenhas, Evêque auxiliaire de Ranchi et Secrétaire général de la Conférence épiscopale d’Inde.
Ainsi que l’a appris Fides, le Père Paul Moonjely, nouveau Directeur exécutif de la Caritas Inde, et son assistant, le Père Jolly Puthenpura, ont prêté serment au cours d’une liturgie solennelle. Dans ce cadre, le Père a déclaré : « Mon service sera comme celui de la lune par rapport au soleil. Moi aussi je pourrai resplendir seulement par la grâce du Tout-Puissant et avec Son soutien. Je chercherai à être un diakonos, un serviteur fidèle et humble et un administrateur du ministère. Je déclare ma simple foi dans le Seigneur. Ainsi que le dit Saint Paul : je peux tout dans le Christ qui me donne la force ». Le Père Puthenpura a remarqué pour sa part : « La Caritas Inde est appelée à grandir au service des pauvres de notre pays et de leurs situations de vie, les rencontrer avec solidarité, les embrasser avec affection et leur faire sentir la chaleur de l’amour chrétien, exprimé dans le service et le soin de ceux qui souffrent ».
En s’adressant aux nouveaux responsables de la Caritas, S.Exc. Mgr Théodore Mascarenhas, a exprimé sa pleine confiance dans la nouvelle Direction de la Caritas, recommandant de « suivre toujours la conduite et la lumière du Seigneur ».
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AFRIQUE/NIGERIA - De la nécessité de reconnaître la centralité de la personne face aux inégalités dans le monde du travail et à la corruption

Fides FR - www.fides.org - Mer, 09/05/2018 - 12:27
Abuja – « Le travail n’est pas une marchandise quelconque et la dignité de la personne du travailleur constitue toujours le premier critère d’évaluation, ainsi que l’enseigne la Doctrine sociale de l’Eglise. Le travail confirme l’identité profonde de l’homme créé à l’image et à la ressemblance de Dieu ». C’est ce qu’affirme à l’Agence Fides le Père Joseph Tile Nomhwange, de la Société des Missions africaines au Nigeria, se souvenant que le 1er mai, le monde entier a fêté la Journée des travailleurs. « Il devrait s’agir d’une célébration de l’engagement collectif visant à rendre habitable le monde dans lequel nous vivons outre à constituer une possibilité d’être en mesure de prendre soin des familles respectives. Malheureusement – poursuit le prêtre – dans de nombreux pays, comme le Nigeria, elle est devenue une journée de contestation, un signal du désespoir croissant et, pour certains, une journée internationale des regrets ».
Cette année, au Nigeria, les travailleurs ont écouté les discours des responsables du Nigerian Labor Congress et du gouvernement. La séquence a toujours été la même : les syndicats ont renouvelé leurs souhaits visant à protéger l’intérêt des travailleurs et le gouvernement leur a répondu en promettant des jours meilleurs. « Au terme des célébrations, les responsables des syndicats se sont enfui dans leurs voitures que les ouvriers leur ont payé au travers des cotisations syndicales alors que les fonctionnaires du gouvernement en ont fait autant à bord des voitures que ces mêmes travailleurs ont payé au travers des impôts. A y remettre, ce sont les travailleurs, rentrés chez eux avec les mêmes histoires tristes de mauvaises conditions de travail, de droits foulés aux pieds, de faible rétribution et de salaires impayés » remarque le missionnaire.
« Le coût de la vie continue à augmenter alors que le salaire minimum est demeuré inchangé. Toutefois, ceci demeure le dernier des problèmes de nombreux travailleurs dans la mesure où, presque dans l’ensemble des 36 Etats du Nigeria, il leur arrive d’accumuler jusqu’à 10 mois d’arriérés salariaux » note-t-il.
« Lorsque les enseignants ne sont pas payés – souligne le Père Tile Nomhwange – le système éducatif en ressent. Lorsque d’autres fonctionnaires ne sont pas payés, la lutte contre la corruption commence à se combattre elle-même en l’encourageant. Le problème n’est pas limité aux seuls travailleurs mais s’étend aussi aux retraités qui parfois meurent dans la pauvreté après avoir travaillé pour le gouvernement pendant tant d’années. Le message que le gouvernement envoie involontairement est que « vous devriez obtenir ce que vous pouvez, lorsque et où vous pouvez l’obtenir par vous-mêmes », encourageant de la sorte une basse productivité et un fort niveau de corruption. Cette année, l’objectif principal de la célébration au Nigeria était l’augmentation du salaire minimum des travailleurs. Représenté par le Vice-président, Yemi Osinbajo, le Président Muhammadu Buhari a promis aux travailleurs un net progrès économique. En s’adressant à la population, il a déclaré : « Nous croyons que le pire est passé pour le Nigeria ».
Cependant, avec l’augmentation du coût de la vie, que pouvons-nous considérer comme juste salaire celui avec lequel subvenir aux besoins d’une famille ? S’agit-il d’un salaire de subsistance pratique ? Enfin, peut-il être justifié que les législateurs et autres hommes politiques continuent à disposer de salaires disproportionnés ? ». C’est pourquoi, au sein de la société nigériane, conclut-il, une réflexion sur le sens et la signification du travail devrait générer une révision des consciences et une réforme générale, basée sur les principes d’équité et de défense de la dignité de tous les travailleurs.
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