AFRIQUE/BURUNDI - Référendum constitutionnel pouvant permettre au Président actuel de gouverner jusqu’en 2034

Fides FR - www.fides.org - Gio, 17/05/2018 - 09:03
Bujumbura – Ce sont 4,8 millions d’électeurs qui sont appelés aux urnes ce jour au Burundi dans la cadre du référendum sur la révision constitutionnelle controversée visant à permettre au Président, Pierre Nkurunziza, de demeurer au pouvoir pour 15 années supplémentaires, jusqu’en 2034. Le référendum en question a été boycotté par l’opposition et par des groupes de la société civile mais le Chef de l’Etat a signé un décret qui punit pénalement les campagnes de boycotte du vote.
La campagne référendaire s’est déroulé dans un lourd climat d’intimidation, ainsi que cela a été dénoncé par les Evêques burundais eux-mêmes dans leur Lettre pastorale du début mai, dans laquelle ils stigmatisaient « l’action de certains burundais qui utilisent la violence et abusent de l’autorité qu’ils détiennent pour opprimer la liberté d’expression et d’opinion de leurs adversaires politiques.
« La majeure partie des burundais vit dans la peur, au point que les personnes n’osent pas dire ce qu’elles pensent par crainte de représailles » dénoncent les Evêques selon lesquels la proposition de révision constitutionnelle objet du référendum va à l’encontre du texte même de la Constitution. « En effet, il faudrait se demander si les dispositions de l’article 299 de la Constitution qui nous gouverne actuellement ont été prises en considération. L’article en question établit qu’aucune procédure de révision ne peut être appliquée si elle mine l’unité nationale, la cohésion du peuple burundais ou la réconciliation. Selon ce que nous pouvons voir, au lieu d’unir les burundais, le travail effectué et le projet de révision constitutionnelle semblent avoir exacerbé les divergences » écrivent les Evêques.
En 2015, le Président Nkurunziza avait déjà obtenu un troisième mandat au mépris de la Constitution et des Accords de Paix d’Arusha, provoquant une très grave crise politique qui a contraint 400.000 burundais à se réfugier dans les pays voisins. « Avec la nouvelle Constitution, Pierre Nkurunziza pourra se présenter à nouveau aux élections pour obtenir deux mandats de 7 ans chacun, de manière à demeurer au pouvoir 14 années supplémentaires, jusqu’en 2034 » affirment à Fides des sources de l’Eglise au Burundi.
« De nombreux burundais ont été contraints par la force à s’inscrire sur les listes électorales pour le vote référendaire. A l’opposition, il est interdit de faire de la propagande pour inviter la population pour voter non au référendum. Dans ces conditions, il est donc presque sûr que la révision constitutionnelle sera approuvée. En outre, les élections présidentielles de 2020 risquent d’être une farce » concluent nos sources.
Le Président Nkurunziza prépare dès à présent les échéances de 2020 au travers d’une ordonnance de décembre dernier, par laquelle il a obligé les burundais de contribuer au financement des élections en question.
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ASIE/CHINE - Nouveaux ouvriers dans les « vignes les plus perdues du Seigneur » au cours du Mois de Marie

Fides FR - www.fides.org - Mer, 16/05/2018 - 08:27
Pékin – En se confiant à l’intercession maternelle et à la protection de la Mère céleste, de nouveaux prêtres ont été ordonnés en ce mois de Marie en Chine continentale. Il s’agit de « nouveaux ouvriers dans les vignes du Seigneur les plus perdues et les plus difficiles », telles que les provinces de Gui Zhou et Hai Nan. Selon les informations citées par le site Internet des deux Diocèses chinois consultés par l’Agence Fides, en province du Hai Nan, une île de 33.920 Km2 comptant 9 millions d’habitants dont quelques 6.000 catholiques, on a assisté à la troisième ordination sacerdotale de l’histoire. La province de Gui Zhou, la plus pauvre du pays, a accueilli quant à elle quatre nouveaux prêtres.
Plus de 20 prêtres, des séminaristes et des dizaines de religieuses provenant du continent ont célébré en compagnie des fidèles de la communauté catholique du Hai Nan le moment historique, à savoir l’ordination du 3ème prêtre de l’histoire de la communauté. Le jeune prêtre est originaire de l’Archidiocèse de Xian, en province du Shaanxi, mais se trouve incardiné dans la Préfecture apostolique de Hai Kou, chef-lieu du Hai Nan. La communauté catholique du Hai Nan est jeune, de dimensions réduites mais fervente dans la foi, l’activité apostolique et l’Evangélisation, grâce à la présence des communautés de base.
« L’appel au sacerdoce requiert de consacrer la vie entière » a déclaré S.Exc. Mgr Paul Xiao Ze Jiang, Archevêque de Gui Yang, chef-lieu de la province de Gui Zhou, aux milliers de fidèles présents à l’ordination sacerdotale. Au sein de la province de Gui Zhou se trouvent l’Archidiocèse de Gui Yang, le Diocèse d’An Long et la Préfecture apostolique de Shi Qian, qui comptent plus de 155.000 fidèles et 37 prêtres au total. Ainsi que l’a déclaré l’Archevêque, « ces nouveaux fruits de la Parole de Dieu porteront une lymphe nouvelle dans tout le corps ». Au terme de la célébration, les nouveaux consacrés ont remercié pour l’accompagnement spirituel et matériel dont ils ont bénéficié, indiquant « vivre ce nouveau parcours comme chemin vers la sainteté ».
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ASIE/TERRE SAINTE - Prise de position des Ordinaires catholiques de Terre Sainte à propos des affrontements à Gaza

Fides FR - www.fides.org - Mer, 16/05/2018 - 08:26
Jérusalem – Les dizaines de morts et les quelques 3.000 blessés dans le cadre des contestations palestiniennes organisées dans les environs de la frontière entre la bande de Gaza et l’Etat d’Israël auraient pu être évités « si les forces israéliennes avaient employé des moyens non létaux ». Les Ordinaires catholiques de Terre Sainte montrent du doigt l’armée israélienne dans leur communiqué du 15 mai concernant les faits tragiques qui ensanglantent à nouveau la terre où est né, mort et ressuscité Jésus-Christ. Dans leur message, diffusé par les canaux officiels du Patriarcat latin de Jérusalem et parvenu également à l’Agence Fides, l’Assemblée des Ordinaires catholiques de Terre Sainte demande à ce qu’il soit mis fin « le plus tôt possible » au siège imposé à quelques 2 millions de palestiniens dans la bande de Gaza.
Les Ordinaires catholiques de Terre Sainte ajoutent que le transfert de l’Ambassade des Etats-Unis près l’Etat d’Israël de Tel Aviv à Jérusalem, tout comme les autres mesures et décisions unilatérales concernant la Cité Sainte, « ne contribue pas à faire avancer la paix tant attendue entre israéliens et palestiniens ». Ils font également référence à la nécessité, rappelée de manière insistante par le Saint-Siège, de faire de Jérusalem « une ville ouverte à tous les peuples, le cœur religieux des trois religions monothéistes », en évitant toute mesure unilatérale pouvant altérer le profil de la Ville Sainte. « Nous estimons – ajoutent les Ordinaires catholiques de Terre Sainte – qu’il n’existe aucun motif pouvant empêcher à la ville d’être la capitale d’Israël et de la Palestine », ajoutant que cela devrait intervenir au travers de « la négociation et du respect réciproque ».
L’Assemblée des Ordinaires catholiques de Terre Sainte rassemble l’ensemble des Evêques des Eglises catholiques – de rite latin, grec melkite, arménien, maronite, chaldéen et syriaque – présents dans cette région ainsi que le Custode de Terre Sainte. Le 15 mai, S.Exc. Mgr Pierbattista Pizzaballa, Administrateur apostolique du Patriarcat latin de Jérusalem, a également invité « tous les prêtres, religieux, religieuses, séminaristes et fidèles de Jérusalem et ceux qui le désirent » à participer à la veillée de prière pour la paix qui sera célébrée dans l’après-midi de samedi prochain, Veille de Pentecôte, en l’église Saint Etienne.
A compter du 30 mars dernier, lorsque ont débuté les manifestations palestiniennes le long de la frontière entre Gaza et Israël, au moins 110 manifestants palestiniens ont été tués et 3.000 autres blessés par les forces israéliennes.
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ASIE/MALAISIE - Appel de l’Episcopat en faveur de la paix et de la réconciliation après les élections

Fides FR - www.fides.org - Mer, 16/05/2018 - 08:25
Kuala Lumpur – « Nous avons exercé notre droit démocratique par le vote du 9 mai. L’histoire est allée à l’encontre de toute prévision. La Malaisie dispose d’une chance en or. L’avenir est entre les mains du peuple. Nous, Evêques de Malaisie, proposons un moment de prière et d’action de grâce pour notre bien-aimée nation au cours de la Neuvaine de Pentecôte, du 12 au 20 mai ». C’est ce qu’affirme un Message signé par les Evêques de Malaisie et envoyé à l’Agence Fides au lendemain des élections législatives. Pour la première fois dans l’histoire de la nation, le scrutin a vu la victoire de la coalition d’opposition sur le Front national qui a été aux affaires pendant 60 ans .
« Nous sommes reconnaissants à l’électorat qui a fait preuve de maturité » relèvent les Evêques, remarquant que, grâce à l’engagement des fonctionnaires de la Commission électorale et de milliers de bénévoles, le scrutin s’est déroulé pacifiquement, de manière transparente et presque sans incidents.
Les Evêques apprécient l’effort visant à « construire une nouvelle Malaisie » où « la liberté et la justice seront garanties à tous » et où « tous pourront vivre en paix et dans l’harmonie sans se soupçonner l’un l’autre, comme des compatriotes ».
« De nombreuses personnes – relève le texte – ont exprimé leur joie d’être malaisiens. Ceci est véritablement une grâce de Dieu donnée gratuitement à tous. Ceci s’est également manifesté au cours de ces élections. Nous avons assisté à une recherche de pardon des erreurs du passé. Nous avons vu la réconciliation être offerte et reçue et l’amour pour la paix et l’harmonie fleurir ».
Citant un passage de la I° Lettre de Saint Jean , l’Episcopat malaisien remarque : « Nous avons tous besoin de continuer à prier pour la Malaisie. Nous devons prier pour la guérison et l’unité de tous. Laissez que l’Eglise remette, elle aussi, les compteurs à zéro et qu’elle soit une Eglise malaisienne. Cherchons à être inclusifs. Cherchons à être constructeurs de ponts. Nous voulons prier afin que Dieu donne des bénédictions et la prospérité à tous les malaisiens ».
Dans cet esprit, l’Eglise en Malaisie suggère à toutes les communautés réparties sur le territoire d’offrir une Messe d’action de grâce, de vivre une heure d’Adoration eucharistique et de prière, d’insérer une intention de prière spéciale pour la paix dans le pays au cours de la récitation du chapelet dans les communautés et les familles. Elle encourage également tous les citoyens à l’engagement personnel en faveur de la paix et de l’unité. « Puisse l’amour de Dieu et l’amour pour cette nation nous tenir unis en tant que malaisiens » conclut le message.
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AFRIQUE/SOUDAN DU SUD - Radio catholiques en danger suite à une trop forte pression fiscale

Fides FR - www.fides.org - Mer, 16/05/2018 - 08:24
Juba – L’Autorité nationale des Communications a imposé des taxes annuelles très élevées en vue de l’enregistrement des stations radiophoniques locales. Il s’agit d’un défi important pour l’ensemble des stations appartenant au Réseau des radios catholiques , en ce que certaines de celles présentes au Soudan du Sud seraient contraintes à fermer, ne pouvant faire face à de tels coûts. Au cours d’une rencontre de coordination qui vient de s’achever à Juba, le Père Elario Bazia Boro, Directeur d’Anisa Radio, station du Diocèse de Tombura-Yambio, a déclaré que le Ministère national de l’Information a demandé à toutes les stations appartenant au CRN une taxe d’enregistrement de 5.500 USD par an. Dans la note parvenue à Fides, le Père Elario Bazia Boro ajoute qu’aux radios privées est demandé le versement annuel de 20.000 USD et aux stations gouvernementales le paiement de 1.500 USD par an.
« Les stations du CRN sont des radios sans but lucratif, servant principalement à des fins religieuses et sociales » a expliqué le Père Elario Bazia Boro, promettant aux auditeurs d’Anisa Radio à Yambio que le CRN continuera à dialoguer avec le gouvernement pour résoudre la question à l’amiable.
« Au travers d’Anisa Radio, la Caritas du Soudan du Sud a lancé un appel humanitaire pour 2018 concernant le soutien des défavorisés » a rappelé le Directeur de l’Organisation catholique pour le Développement et la Paix du Diocèse de Tombura-Yambio, le Père John Ngbapia, ajoutant que certains Diocèses tels ceux de Torit, Rumbek et Yei, en ont déjà bénéficié. « D’autres Diocèses, qui n’ont pas encore reçu d’aides, dont celui de Tombura-Yambio, en bénéficieront bientôt » a déclaré le Père Ngbapia.
Selon les participants à la rencontre, au cours des trois jours de travaux à Juba, a été réaffirmée la nécessité de renforcer la campagne de mobilisation en faveur de la Caritas dans les différents Diocèses. Actuellement, les fonds de la Caritas du Soudan du Sud ne sont en effet pas suffisants pour faire face aux besoins de chacun des Diocèses du pays.
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AFRIQUE/KENYA - Collecte d’aides pour les victimes de l’effondrement de la digue de Solai de la part du Diocèse de Nakuru

Fides FR - www.fides.org - Mer, 16/05/2018 - 08:24
Nairobi – « J’ai vu personnellement la destruction causée par la rupture de la digue, qui a provoqué la mort de plusieurs personnes. J’en appelle à vous tous pour offrir une contribution spéciale du 13 mai au Dimanche de la Pentecôte, 20 mai, en argent, en nourriture, en vêtements, en couverture et de tout autre manière pouvant aider les victimes » a exhorté S.Exc. Mgr Maurice Muhatia Makumba, Evêque de Nakuru, en parlant de sa visite aux populations touchées par l’effondrement de la digue de Solai, qui a fait 45 morts et plus de 100 sans abri .
Dans son discours prononcé à l’occasion de la Journée mondiale des Communications sociales, l’Evêque s’est adressé en particulier aux 50 Paroisses de son Diocèse et à toutes les personnes de bonne volonté, afin qu’elles contribuent au soutien des efforts de la Caritas locale qui assiste les victimes de la tragédie survenue le 9 mai. Mgr Muhatia Makumba a indique que le Bureau de la Caritas assurera la coordination de la collecte et de la distribution des offrandes afin de garantir qu’elles arrivent effectivement à ceux qui en ont besoin.
L’Evêque a ensuite demandé à la population de ne plus partager sur les réseaux sociaux les photographies des cadavres des victimes de l’effondrement de la digue de Solai, dans la mesure où, autrement, elle aurait encore accru la douleur de leurs êtres chers. « Le partage de photographies de corps nus d’enfants et d’adultes constitue-t-il une aide ? » a demandé Mgr Muhatia Makumba, qui a invité tout un chacun à respecter la dignité de toute personne humaine, exhortant en revanche à donner une image positive de ce qui est fait sur le terrain. « Demandons à Dieu d’ouvrir nos cœurs, afin qu’au lieu de regarder toujours les aspects négatifs au sein de la société, nous puissions voir également le bien que font les autres » a-t-il conclu.
Depuis mars, le Kenya est frappé par des pluies torrentielles qui ont causé de graves dommages dans diverses zones du pays et porté à l’évacuation de 25.000 personnes.
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ASIE/SYRIE - Nomination du Directeur national des Œuvres pontificales missionnaires

Fides FR - www.fides.org - Mar, 15/05/2018 - 08:40
Cité du Vatican – S.Em. le Cardinal Fernando Filoni, Préfet de la Congrégation pour l’Evangélisation des Peuples, a nommé, en date du 19 avril 2018 Directeur national des Œuvres pontificales missionnaires en Syrie, pour un quinquennat Mgr Mounir Saccal, de l’Eparchie syro catholique d’Alep.
Le nouveau Directeur national est né à Alep le 25 février 1957 et a été ordonné prêtre en 1984. Il a obtenu un Mastère en Philosophie en 1980 et une Licence en Théologie en 1984. En 1982, il a fondé un mouvement scout et a été aumônier de différents mouvements ecclésiaux. En 1990, il a également fondé la Fraternité Notre-Dame de l’Assomption. Pendant 12 ans, il a été Secrétaire de la Conférence épiscopale catholique d’Alep, pendant 8 ans Secrétaire de l’Assemblée de la hiérarchie catholique en Syrie, pendant 18 ans Aumônier des Equipes Notre-Dame, pendant 25 ans avocat au Tribunal juridique de deuxième instance. Il a fondé et dirigé pendant 10 ans le Centre d’Etudes théologiques approfondies. Depuis 2015, il est Président du Tribunal catholique inter-rituel de première instance et depuis 2016 Vicaire général.
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AMERIQUE/ETATS-UNIS - Racisme et liberté religieuse parmi les thèmes de la V° Rencontre épiscopale de la Pastorale hispanique

Fides FR - www.fides.org - Mar, 15/05/2018 - 08:40
Washington – La Conférence des Evêques catholiques des Etats-Unis a annoncé qu’elle tiendra son Assemblée générale annuelle de printemps les 13 et 14 juin à Fort Lauderdale .
Selon le communiqué parvenu à l’Agence Fides, à cette occasion, les Evêques traiteront différents thèmes allant des directives éthiques et religieuses pour les services médicaux et sanitaires catholiques à une réponse pastorale aux catholiques d’Asie et du Pacifique vivant aux Etats-Unis en passant par la XV° Assemblée ordinaire du Synode des Evêques dédiée au thème « Jeunes, foi et discernement des vocations » qui aura lieu en octobre au Vatican et par la Journée mondiale de la Jeunesse de janvier 2019 à Panama.
Au cours de l’Assemblée, S.Exc. Mgr Nelson Pérez, Evêque de Cleveland et Président de la sous-commission pour la diversité culturelle et les affaires hispaniques, illustrera les préparatifs de la V° Rencontre épiscopale de la Pastorale hispanique, grand événement national qui se tiendra du 20 au 23 septembre à Grapevine . Jusqu’ici, les étapes préliminaires à la rencontre de septembre ont impliqué des centaines de milliers de catholiques hispaniques dans le cadre de rencontres locales et régionales aux Etats-Unis. Quelques 3.000 délégués représentant les Diocèses de tout le pays prendront part à la Rencontre épiscopale de la Pastorale hispanique de Grapevine.
S.Exc. Mgr Shelton J. Fabre, Evêque de Houma-Thibodaux et membre de la Commission pour les affaires afro-américaines de la diversité culturelle ainsi que Président du Comité ad hoc contre le racisme évoquera quant à lui la rédaction de la Lettre pastorale sur le racisme et présentera un rapport sur l’activité de son comité. En outre, l’Archevêque de Louisville, S.Exc. Mgr Joseph E. Kurtz, Président du Comité pour la liberté religieuse, détaillera les activités de cet organisme, y compris l’initiative promotionnelle intitulée « servir les autres dans l’amour de Dieu : la semaine de la liberté religieuse ».
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AMERIQUE/NICARAGUA - L’Eglise, médiatrice et témoin au démarrage du Dialogue national

Fides FR - www.fides.org - Mar, 15/05/2018 - 08:39
Managua – L’Eglise catholique au Nicaragua, par l’intermédiaire de la Conférence épiscopale , a annoncé que le Dialogue national au Nicaragua débutera le 16 mai. En l’annonçant, S.Em. le Cardinal Brenes, Archevêque de Managua, a souligné le rôle de l’Eglise, « médiatrice et témoin », tout en soulignant dans le même temps le thème à traiter, à savoir « les institutions du pays pour aller vers la démocratisation ». Le Cardinal a lu le communiqué préparé par les représentants de la CEN, affirmant que « les conditions en vue du dialogue ne sont pas les meilleures mais le dialogue aura lieu dans tous les cas près le Séminaire Notre-Dame de Fatima ». Le 14 mai, le Cardinal a rappelé que, dans ce cadre, d’importants accords doivent être atteints et qu’il faut immédiatement bloquer la violence régnant dans les rues de certaines villes.
L’Agence Fides avait publié le contenu de la lettre des Evêques au Président, Daniel Ortega, comportant les quatre conditions pour poursuivre le dialogue : permettre l’entrée dans le pays de la Commission interaméricaine pour les droits fondamentaux, bloquer l’action des corps paramilitaires, faire cesser la répression et donner des signes crédibles d’une volonté de dialogue afin de pouvoir accepter le rôle de médiateur dans le cadre de ce Dialogue national.
La Cardinal a ajouté être attristé par les nouvelles faisant mention d’affrontements s’étant vérifiés ces jours derniers à Sébaco et Matagalpa, demandant à ce que la violence cesse. Le 12 mai, après que les Evêques aient, en matinée, relancé l’appel en faveur du dialogue, le Vice-président et épouse de Daniel Ortega, Rosario Murillo, a répondu à la Conférence épiscopale en acceptant ses conditions : « Nous sommes prêts à concrétiser l’appel au dialogue le plus tôt possible pour la tranquillité de tous les nicaraguayens ». Toutefois, le même jour, les forces spéciales ont accompli une nouvelle action de répression violente dans la ville de Masaya, berceau du folklore et de l’artisanat du pays, faisant deux morts et une centaine de blessés. Le Dimanche 13 mai, dans de nombreuses Paroisses, les prêtres ont invité au calme sans toutefois cesser de soutenir le peuple qui désire une véritable démocratisation du pays.
Le pays connaît actuellement des heures de tension et d’incertitude même si, au travers de leurs représentants, les étudiants et les entrepreneurs ont confirmé leur présence au dialogue, la population ne faisant pas confiance aux autorités à cause de la répression continuelle de la part des forces militaires gouvernementales.
Depuis son compte Twitter, l’Evêque auxiliaire de Managua, S.Exc. Mgr José Báez, a révélé que, bien que les prêtres aient continué à recevoir des intimidations et des menaces téléphoniques, « nous ne devons pas nous laisser accabler par l’émotion, la colère ou la précipitation irresponsable par plus que par la peur et moins encore par la violence ».
Demeure toujours ouverte la question de l’invitation, souhaitée par beaucoup, de la Commission interaméricaine pour les droits fondamentaux, afin qu’elle enquête sur les violences ayant eu lieu durant les protestations, violences qui ont causé la mort de plus de 60 personnes.
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ASIE/TIMOR EST - Témoignages de catholiques sur le « nouveau gouvernement pour le développement économique et social »

Fides FR - www.fides.org - Mar, 15/05/2018 - 08:38
Dili – Une coalition de partis d’opposition, dont celui conduit par le responsable historique Xanana Gusmao, est en tête après les élections législatives tenues le 11 mai à Timor Est. Selon le dépouillement presque total des votes, l’Alliance du changement pour le progrès serait en tête avec 34 sièges au Parlement, qui en compte 65 au total. L’Alliance en question, qui regroupe trois partis, se présentait contre le Fretilin, parti de l’ancien Premier Ministre, Mari Alkatiri.
« Si l’AMP devait obtenir la majorité simple, l’impasse politique enregistrée jusqu’ici dans le pays toucherait à son terme » commente pour l’Agence Fides Acacio Pinto, sociologue et analyste catholique de Dili.
La petite nation du sud-est asiatique a été caractérisée au cours de ces dernières années, par une situation d’impasse politique. Aux élections de 2017 en effet, le Fretilin avait obtenu seulement 0,2% de plus que l’opposition et il a donc dû former un gouvernement minoritaire. Le Chef de l’Etat, Francisco Guterres, a dissout le Parlement au début de cette année et proclamé de nouvelles élections, les cinquièmes depuis l’indépendance de 2002.
Plus de 700.000 timorais se sont enregistrés sur les listes électorales, sachant que le pays a un territoire légèrement plus exigu qu’Hawaï et compte 1,2 millions d’habitants, à plus de 90% catholiques.
L’Eglise catholique a apporté une contribution aux opérations électorales afin de garantir un vote transparent et pacifique, en envoyant plus de 900 observateurs dans les bureaux de vote, dont 70% se situaient dans des villages ou se trouvaient dans la campagne.
Ancienne colonie portugaise, Timor Est fut annexée à l’Indonésie en 1975 et acquérait son indépendance après le référendum de 1999 organisé sous la supervision de l’ONU. La plus jeune démocratie asiatique est en chemin pour soulager la pauvreté, éliminer la corruption et développer ses riches ressources pétrolières et gazières. Le secteur énergétique a représenté quelques 60% du PIB en 2014 et plus de 90% des deniers publics. Environ 60% de la population de l’Etat ont moins de 25 ans. Selon la Banque mondiale, quelques 40% de la population vivent dans des conditions de pauvreté. Le nouveau Premier Ministre sera présenté officiellement dans deux semaines. « Au nouvel exécutif, la population demande des investissements dans les domaines des transports et des infrastructures, des routes, de l’eau potable, de l’instruction, de l’assistance sanitaire et de l’emploi des jeunes » relève Acacio Pinto.
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AFRIQUE/EGYPTE - Retour en Egypte des dépouilles mortelles des « martyrs coptes de Libye »

Fides FR - www.fides.org - Mar, 15/05/2018 - 08:38
Samalut – Le 14 mai au soir, les cloches des églises et monastères ont sonné à toute volée dans toute l’Egypte afin de célébrer le rapatriement des dépouilles des 21 chrétiens coptes « martyrs de la foi et de la Patrie », décapités en Libye en 2015 par des djihadistes affiliés au prétendu « Etat islamique ». Trois ans et trois mois après ce massacre barbare, les dépouilles des victimes ont été transportées par avion de la ville libyenne de Misurata jusqu’au Caire où, à leur débarquement, étaient présent pour leur rendre hommage le Patriarche copte orthodoxe, Tawadros II, ainsi que le Ministre égyptien chargé de l’immigration, Nabila Makram. L’Evêque copte orthodoxe de Minya, Makarios, a déclaré, selon les moyens de communication égyptiens qui en reprennent les propos, que l’Eglise copte accueille avec joie le retour en Egypte de ses enfants martyrisés en Libye, rendant grâce au Seigneur également pour leur témoignage de foi.
Les corps des martyrs de Libye seront transportés dans le village d’al Our, non loin de Samalut, en province de Minya, dont étaient originaires 13 des 21 martyrs, pour être déposés près la nouvelle église sanctuaire construite ad hoc pour conserver leur mémoire , église qui a été solennellement inaugurée le 15 février dernier.
Les 21 coptes égyptiens avaient été enlevés en Libye au début de janvier 2015. La vidéo de leur décapitation fut mise en ligne par les sites djihadistes le 15 février suivant. Une semaine après la nouvelle du massacre, le Patriarche copte orthodoxe, Tawadros III, décida d’inscrire les 21 martyrs égorgés par le prétendu « Etat islamique » au Synaxarium, le livre des martyrs de l’Eglise copte orthodoxe, établissant pour la célébration de leur mémoire la date du 15 février.
Les dépouilles mortelles des coptes tués en Libye par des djihadistes avaient été identifiées fin septembre dernier dans une fosse commune de la côte libyenne, non loin de la ville de Syrte. Leurs corps avaient été trouvés les mains liées derrière le dos, revêtant encore les combinaisons oranges qu’ils portaient dans la vidéo macabre tournée par leurs bourreaux au moment de leur décapitation. Leurs têtes avaient été retrouvées à côté des corps.
Le rapatriement des dépouilles des martyrs en Egypte, annoncé à plusieurs reprises par les moyens de communication égyptiens, a demandé plus de temps que prévu. Entre temps, les analyses de l’ADN ont permis d’identifier chacun des corps des 21 martyrs.
« « La vidéo qui montre leur exécution – indique à l’Agence Fides S.Exc. Mgr Antonios Aziz Mina, Evêque copte catholique émérite de Gizeh – a été construite comme une mise en scène cinématographique terrifiante, dans le but de répandre la terreur. Et pourtant, dans ce produit diabolique de la fiction et de l’horreur sanguinaire, on voit que certains des martyrs, au moment de leur mise à mort barbare, répètent « Seigneur Jésus Christ ». Le nom de Jésus a été le dernier mot qui est venu sur leurs lèvres. Comme dans la passion des premiers martyrs, ils s’en sont remis à Celui qui, peu après, les aurait accueillis. Ils ont ainsi célébré leur victoire, une victoire qu’aucun bourreau ne pourra leur enlever. Ce nom murmuré au dernier instant a été comme le sceau de leur martyre ».
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AFRIQUE/REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE - Appel en faveur de la paix et de la justice de la part de la population dans son ensemble

Fides FR - www.fides.org - Mar, 15/05/2018 - 08:37
Bangui – Alors qu’en République centrafricaine, la violence continue à faire rage, en particulier à Bangui et qu’inévitablement le processus de paix a été interrompu, la majeure partie de la population n’aspire qu’à la justice et à la paix. « La situation est véritablement complexe – indique à l’Agence Fides un prêtre du cru qui demande à conserver l’anonymat – et les attentes tout comme les besoins des personnes sont énormes. En tant qu’Eglise, nous voudrions continuer à promouvoir le soin pastoral de la réconciliation et de la reconstruction en intégrant la mission, la foi et la vie, le dialogue, la réconciliation et la coexistence, la reconstruction, la promotion sociale et le développement humain. Nous accordons une attention particulière à l’approfondissement de la foi chrétienne, de la justice, du dialogue interreligieux, de l’œcuménisme et du développement humain. L’Eglise locale est engagée en faveur de la reconquête des cœurs au Christ, de la reconstruction de ponts entre les personnes, de la reconstruction de la confiance, du réveil de la conscience civique en ce qui concerne la liberté religieuse, du respect de la vie, du sens de l’Etat, du bien commun et de l’intérêt général ».
Malgré la forte présence de la communauté islamique dans le pays, introduite en 1870 par l’arrivée de commerçants islamiques isolés provenant des pays voisins du nord et de l’est Tchad, Cameroun, Nigeria et Soudan – existent des témoignages de collaboration interreligieuses entre chrétiens et musulmans, que la République centrafricaine peut offrir au monde. Nombreux sont ceux qui se souviennent de la rencontre entre le Pape François et la communauté islamique dans la mosquée centrale de Bangui le 30 novembre 2015. A l’époque, le Saint-Père avait affirmé : « En ces temps dramatiques, les responsables religieux chrétiens et musulmans ont voulu affronter les défis du moment. Ils ont joué un rôle important dans la restauration de l’harmonie et de la fraternité entre tous ».
Cette recherche de la paix a lieu dans le cadre de la Plateforme des Confessions religieuses d’Afrique centrale, qui rassemble chrétiens et musulmans, afin de contribuer à améliorer l’environnement sociopolitique et culturel en RCA, en invoquant la cohésion nationale et la paix.
Avec le mandat des Nations unies, ont été jusqu’ici garantis des résultats positifs tels que la sécurité pour la visite du Saint-Père en novembre 2015, la protection des sites accueillant des évacués, l’interposition entre les belligérants, la facilitation du dialogue et une consultation régulière avec le gouvernement. Le processus de paix en RCA comporte l’interaction entre différents éléments : les élections, la MINUSCA , la réhabilitation des forces armées locales, les accords de cessez-le-feu, l’institution de la Cour pénale spéciale et le Plan national pour la récupération et la construction de la paix.
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AFRIQUE/NIGERIA - Manifestation de protestation promue par les Evêques contre les massacres de chrétiens perpétrés par les Foulanis

Fides FR - www.fides.org - Mar, 15/05/2018 - 08:34
Abuja – L’Eglise au Nigeria a organisé une marche qui se tiendra le 22 mai afin de protester contre les continuels massacres de chrétiens perpétrés par les bergers Foulanis. Depuis le début de cette année, plus de 100 personnes ont perdu la vie dans le cadre de ces attaques, la dernière en date remontant au 24 avril au sein de la Paroisse Saint Ignace d’Ukpor-Mbalom, à Mbalom, dans la zone de gouvernement local de l’est Gwer, au sein de l’Etat de Benue .
Selon un communiqué de la Conférence épiscopale du Nigeria parvenu à l’Agence Fides, la marche de protestation se tiendra à Makurdi, capitale de l’Etat de Benue, qui fait partie de la « ceinture médiane », qui, au centre du Nigeria, divise le nord à majorité musulmane, du sud, en grande partie habité par des chrétiens. Le même jour, auront lieu les obsèques des deux prêtres tués le 24 avril.
Dans le communiqué précité, le Secrétaire général de la Conférence épiscopale du Nigeria, le Père Ralph Madu, a invité tous les Diocèses du pays « à organiser des rassemblements pacifiques ou des processions de prière ou toute autre forme de manifestation appropriée de solidarité en concomitance avec la manifestation de protestation de Makurdi ».
Le Père Madu a demandé dans tous les cas à ce que le plus grand nombre possible de personnes se rende à Makurdi pour la manifestation nationale.
« Les Evêques qui peuvent se rendre à Makurdi pour la Messe des obsèques sont encouragés à le faire alors que nous prions que cette directive soit communiquée au clergé, aux religieux et aux fidèles de la manière la plus efficace possible » affirme le communiqué.
Les Evêques du Nigeria, qui se trouvaient fin avril à Rome dans le cadre de leur visite ad limina, avaient alors émis un communiqué au travers duquel ils s’étaient déclarés choqués et attristés suite au massacre dans le cadre duquel avaient été tués deux prêtres. A cette occasion, ils avaient également accusé les autorités de l’Etat de ne pas faire tout le possible pour mettre fin aux violences, allant jusqu’à demander au Président Muhammadu Buhari « de se retirer avec honneur pour sauver la nation d’un effondrement complet ».
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AMERIQUE/EQUATEUR - Séminaire de formation dédié à la leadership dans le domaine de l’évangélisation de jeunes de la part de jeunes

Fides FR - www.fides.org - Lun, 14/05/2018 - 07:58
Azogues – « Notre apostolat est la mission Ad Gentes, en particulier l’Evangélisation des jeunes » déclare à l’Agence Fides Juan Manuel Rubín de Celis Alba, Coordinateur national du Mouvement de la Jeunesse catholique du Mexique , se trouvant dans le Diocèse d’Azogues, en Equateur, du 17 avril au 17 mai, pour conduire le I° Séminaire de formation sur la leadership destiné aux jeunes des communautés paroissiales, des mouvements et des écoles du Diocèse.
« Mgr Pedro Agustín Rivera Díaz, responsable de JUCAMEX, et le Père Freddy Barrera Pinos, Conseiller diocésain à la Pastorale des Jeunes du Diocèse d’Azogues, m’ont invité à tenir ce cours dans le but de renforcer la formation des jeunes du Diocèse » commente pour Fides Juan Manuel Rubín de Celis Alba, expliquant qu’en sus de tenir des séminaires de formation, il a rendu visite à « différentes unités éducatives, en tenant des discours sur les valeurs humaines, discours qui ont reçu un excellent accueil » parmi les élèves et étudiants.
Illustrant par la suite la méthodologie suivie, le Coordinateur explique : « Le séminaire se déroule en quatre phases. En premier lieu, les jeunes découvrent l’importance de prendre soin d’eux-mêmes pour s’améliorer en tant que responsables. Ils travaillent ensuite sur la manière dont nous approchons les autres à Fieu. Dans un troisième temps, nous voyons comment créer des projets en faveur des jeunes – fixer des objectifs, avoir des rêves, apprendre à déléguer, travailler en équipe. Enfin, nous commentons les caractéristiques du bon responsable ». En outre, les jeunes, en tant que travail final du cours, « préparent des projets pour leurs groupes paroissiaux et les présentent à tous les participants » ajoute Juan Manuel Rubín de Celis Alba, qui conclut en affirmant qu’à son avis, cette méthodologie « a fortement aidé les jeunes du Diocèse d’Azogues ».
Le JUCAMEX est le mouvement juvénile catholique du Mexique caractérisé par un esprit missionnaire. Son but est d’annoncer l’Evangile au monde entier, sous la conduite de l’Esprit Saint, selon la devise : « Le Christ nous envoie et le monde a besoin de nous ».
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ASIE/IRAQ - Nihil obstat du Saint-Siège au procès visant à reconnaître le martyre du Père Raghiid Ganni et de trois diacres tués en 2007

Fides FR - www.fides.org - Lun, 14/05/2018 - 07:57
Mossoul – La Congrégation pour la Cause des Saints a concédé le Nihil obstat nécessaire pour débuter le procès en béatification et canonisation du Père Raghiid Ganni, prêtre chaldéen irakien, et de trois diacres - Basman Yousef Daud, Wahid Hanna Isho et Gassan Isam Bidawid – tués le 3 juin 2007 par un commando d’hommes armés à Mossoul près l’église chaldéenne du Saint Esprit. Par une lettre signée le 1er mars dernier par le Préfet de la Congrégation, S.Em. le Cardinal Angelo Amato, et par le Secrétaire de cette dernière, S.Exc. Mgr Marcello Bartolucci, est confirmé que rien n’empêche de commencer le procès visant à proclamer saints le prêtre et les diacres assassinés en sa compagnie selon les procédures canoniquement prévues. La lettre, reprise par les moyens de communication officiels du Patriarcat de Babylone des Chaldéens, fait référence à la demande avancée en novembre 2017 par S.Exc. Mgr Francis Yohana Kalabat, Evêque chaldéen de Saint Thomas Apôtre de Detroit. Des sources locales confirment à l’Agence Fides que la compétence de la Cause, avec les autorisations nécessaires de la part du Saint-Siège, a été transférée de l’Archi-éparchie chaldéenne de Mossoul à l’Eparchie chaldéenne de Detroit . L’instabilité régnant dans le nord de l’Irak et la condition difficile dans laquelle se trouve l’Archi-éparchie de Mossoul après les années d’occupation djihadiste de cette métropole, rendent évidemment encore difficile le fait de pouvoir conduire in loco un procès en béatification et canonisation dans le respect des procédures canoniques, y compris en ce qui concerne le recueil des témoignages.
La Cause qui pourra déclarer Bienheureux le Père Raghiid Ganni et les trois diacres tués en sa compagnie sera introduite « pro martirio in odium fidei » et devra vérifier et attester le fait que les quatre hommes ont été martyrisés par leurs bourreaux à cause de leur foi au Christ.
Le martyre des quatre hommes intervint le Dimanche de Pentecôte, dédiée dans l’Eglise chaldéenne à l’Esprit Saint, après la célébration de la Messe.
Dans la vie du Père Raghiid Ganni, a déclaré par le passé le Père Fabio Rosini, Directeur du Service des vocations du Diocèse de Rome, « s’est réalisé quelque chose que seule la grâce peut accomplir. Nous pensons humainement que nous avons face à nous un héros, c’est-à-dire quelqu’un qui a été capable de faire quelque chose d’extraordinaire mais ainsi, nous courrons le risque de transformer le Christianisme en héroïsme. Un martyr n’est pas un héros mais un témoin. Il se reconnaît si, en lui, opère la grâce. Au sein de l’Eglise, les héros créent des problèmes et des divisions, des personnalismes dans la mesure où ils parlent d’eux. Les martyrs en revanche parlent du Christ et Lui rendent témoignage ».
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ASIE/INDONESIE - Prise de position de l’Episcopat indonésien après le triple attentat « contre la coexistence et le pluralisme »

Fides FR - www.fides.org - Lun, 14/05/2018 - 07:56
Djakarta – « Les Evêques d’Indonésie sont choqués. Ils ont exprimé leur forte déception et leur solidarité envers les familles des personnes mortes et blessées. Il est traumatisant de savoir qu’à frapper ont été les membres d’une famille entière. Qu’injectons-nous donc dans les esprits des enfants ? Les éduquons-nous à l’extrémisme ? Telle est la question la plus profonde que pose ces attaques ». C’est ce que déclare à l’Agence Fides le Père Siprianus Hormat, Secrétaire exécutif de la Conférence épiscopale d’Indonésie, rapportant les pensées de l’Episcopat indonésien après les trois attentats qui ont frappé le 13 mai une église et deux temples protestants de Surabaya, ville de l’île de Java, la deuxième en termes de grandeur après la capitale, Djakarta.
Le Père Hormat fait remarquer à Fides : « L’objectif primaire était les commissariats de police mais, dans un deuxième temps, ceux-ci étant bien défendus, il a été choisi d’attaquer les églises. On veut ainsi frapper la coexistence et le pluralisme, bien primaire de la société indonésienne et l’on cherche une visibilité dans le monde entier. Les Evêques indonésiens sont très engagés dans le domaine du dialogue interreligieux et en ces heures, ils envisagent des initiatives communes aux responsables chrétiens et musulmans afin de stigmatiser la violence, la haine et le terrorisme. La société doit demeurer unie et rejeter ces forces mauvaises ».
Le Secrétaire exécutif de la Conférence épiscopale d’Indonésie conclut : « Aujourd’hui, nous connaissons la tension et la peur mais l’Eglise catholique en Indonésie nourrit une pleine confiance envers le Président, les institutions publique et l’ensemble de la société en ce qui concerne la lutte contre l’extrémisme qui veut envenimer la société. Hier soir à Surabaya, les Messes ont été annulées mais les chrétiens ne se laissent pas intimider. Nous croyons et oeuvrons pour le dialogue et la fraternité envers tous. L’Indonésie ne laissera pas que les forces du mal détruisent la coexistence et la démocratie ».
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ASIE/INDONESIE - Déclarations d’un Curé après les trois attentats ayant visé des églises

Fides FR - www.fides.org - Lun, 14/05/2018 - 07:55
Surabaya – Trois attentats ont frappé hier, Dimanche 13 mai, trois églises de la ville de Surabaya, sise dans l’est de l’île de Java, peu avant le début des liturgies dominicales. La première explosion a eu lieu dans l’église catholique de Marie Immaculée à 07.15 locales, la deuxième devant une église pentecôtiste et la troisième en l’église anglicane du Christ, cinq minutes après le premier attentat. Un nouvel attentat a frappé un commissariat de police de Surabaya ce lundi 14 mai, sachant que le bilant global des victimes des actes de violence de ces deux jours est, ainsi que l’indiquent les autorités, de 25 morts – dont 13 auteurs des attentats – et plus de 50 blessés.
Selon le chef de la police indonésienne, Tito Karnavian, « les auteurs des attentats contre les églises sont tous membres d’une même famille : père, mère, deux fils et deux filles impliqués dans l’attaque. Nous avons identifié le groupe Jemaah Ansharut Daulah comme étant l’organisateur de l’attaque ».
Les attentats ont provoqué peur et douleur au sein de la communauté chrétienne en Indonésie. Le Curé de la Paroisse de Marie Immaculée, le Père Alexius Kurdo Irianto, a indiqué à Fides que l’explosion face à son église a tué cinq personnes dont trois sont des paroissiens et deux autres des auteurs de l’attentat, l’attaque ayant également provoqué des blessés. Après l’explosion, déclare le Père Irianto, « les catholiques du Diocèse de Surabaya, et en particulier les paroissiens de la communauté de l’Immaculée, vivent une profonde douleur mais l’Eglise catholique n’a pas peur de la terreur. Parmi les victimes catholiques, se trouve notamment Aloysius Bayu, jeune baptisé qui venait de se marier. Il était coordinateur du service de sécurité de la Paroisse, « mort pour avoir bloqué la motocyclette de deux kamikazes sans quoi l'explosion aurait causé un plus grand nombre de victimes » a expliqué le Curé. « Nous dénonçons vigoureusement une telle terreur et nous rejetons toutes les formes de violence en tant qu’incompatibles avec la dignité de la vie humaine et contraires à tout enseignement religieux » ajoute le Père Irianto.
« Malgré notre profonde tristesse – indique le prêtre – nous pardonnons aux auteurs de ces crimes et nous prions pour les coupables et les organisateurs de ces actes horribles. Que le Seigneur illumine leurs esprits ». Il encourage par ailleurs tous les catholiques du Diocèse de Surabaya et les paroissiens de Marie Immaculée à conserver leur calme : « La population doit demeurer vigilante et ne pas se laisser provoquer par des menaces ou par la violence. Elle doit continuer à accomplir de bonnes actions d’amour envers quiconque, en accord avec l’Evangile enseigné par le Seigneur Jésus ». « Aujourd’hui, même si nous nous trouvons dans la souffrance et dans le deuil, nous sommes appelés à donner un pardon sincère. Tel est le chemin menant à un avenir prospère de la nation indonésienne » conclut le Curé.
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AFRIQUE - L’Eglise en Afrique, une présence pour le salut de tout homme au travers de l’annonce de la Bonne Nouvelle

Fides FR - www.fides.org - Lun, 14/05/2018 - 07:54
Kara – « La foi chrétienne et le panafricanisme ne constituent pas deux réalités incompatibles – déclare à l’Agence Fides le Père Donald Zagore SMA, remarquant que la majeure partie de ceux qui adhèrent sans condition aux différents mouvements panafricains montrent une hostilité radicale envers la religion chrétienne. Selon les panafricanistes, « le Christianisme demeure dans ses entrailles une religion occidentale et coloniale ».
Le théologien rappelle : « L’une des observations les plus critiques est la phrase bien connue du premier Président kenyan, Jomo Kenyatta, lequel affirma que « les missionnaires, à leur arrivée sur le continent, avaient entre leurs mains la Bivle alors que nous avions nos terres. Puis, ils nous demandèrent de fermer les yeux pour prier. En les rouvrant, leurs Bibles étaient restées entre nos mains et nos terres entre les leurs. Voila pourquoi un fervent défenseur des valeurs africaines, disait Jomo Kenyatta, ne peut en aucune manière être disciple et complice d’une religion mortelle comme le Christianisme ».
« Etre africains et être chrétiens serait, selon eux, une trahison » continue le Père Zagore. « Devrions-nous alors généraliser en accusant toute l’Eglise d’être complice du génocide culturel, intellectuel et humanitaire de l’Afrique ? L’Eglise dans son essence n’a pas été créée pour constituer une ramification religieuse de la colonisation en Afrique. Elle vit et œuvre pour la promotion, la libération et le salut de tout homme par l’intermédiaire de l’annonce inconditionnel de la Bonne Nouvelle du salut. Telles sont les seules raisons pour lesquelles l’Eglise a cheminé sur le sol africain. Ces valeurs ont été matérialisées au travers d’actions concrètes dans l’histoire du continent. Les opérateurs pastoraux sont engagés depuis toujours, malgré les obstacles climatiques, linguistiques et culturels afin de donner aux structures sociales africaines des instruments qui favorisent le développement et l’émancipation des habitants, le plus précieux de tous demeurant l’école ».
« L’Eglise en effet – poursuit-il – a investi dans l’enseignement qui offre les rudiments nécessaires d’une connaissance solide permettant la formation de cadres africains. Telle est la connaissance portée au peuple africain qui les a conduits à défier et même à se libérer du joug colonial, en particulier dans les années 1960. Il ne faut pas oublié que de nombreux pionniers et précurseurs du panafricanisme sont sortis des écoles chrétiennes. Au sein de celles-ci, ils ont puisé les forces et les instruments nécessaires pour affirmer leur lutte contre le colonialisme sous toutes ses formes ».
Le Père Zagore conclut : « L’Eglise continue à œuvrer de manière à ce que l’homme africain devienne d’abord conscient de sa valeur et de sa dignité. Le Christianisme et le panafricanisme ne sont pas du tout antithétiques, en particulier lorsqu’ils font de la libération de l’être humain en général, et de l’africain en particulier, leur raison d’être ».
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AFRIQUE/CONGO - Appel des Evêques aux pays du nord du monde à aider à récupérer les sommes injustement dérobées à notre développement

Fides FR - www.fides.org - Lun, 14/05/2018 - 07:54
Brazzaville – La corruption, la mauvaise gestion des rentes pétrolières, le manque de dialogue entre majorité et opposition, un système international d’échanges économiques et de financement de la dette injuste : telles sont les causes de la profonde crise politique, économique et sociale que traverse la République du Congo. C’est ce qu’affirment les Evêques du pays dans le Message publié au terme de la session extraordinaire de leur Assemblée, qui a eu lieu à Brazzaville les 8 et 9 mai.
Les Evêques se déclarent « profondément convaincus » que les difficultés qui affligent le pays depuis au moins trois ans dérivent de la révision de la Constitution qui n’a pas été partagée par l’opposition. « Dans un régime démocratique, aucune réforme qui suscite de fortes tensions et de fortes protestations n’a jamais bénéficié au peuple. Par conséquent, une révision de la Constitution se faisant dans la division mettrait en danger la paix sociale » avaient averti les Evêques dans leur Message de Noël 2014, cité dans le document parvenu à l’Agence Fides.
En 2015, un référendum constitutionnel a approuvé l’adoption d’une nouvelle Constitution qui a permis au Président, Denis Sassou Nguesso, de se présenter une nouvelle fois aux élections de 2016, les remportant malgré les fortes protestations de l’opposition et d’une partie de la population.
« Que dire par ailleurs de la crise à l’intérieur du pool » demandent les Evêques, se référant au Département du sud-est, « secoué depuis 1998 par des crises et des conflits armés réguliers » qui, malgré les nombreux accords de paix et de démobilisation des combattants, continue à vivre dans l’insécurité et la violence. Les Evêques soulignent à ce propos que, pour résoudre la crise dans le Pool, il faut porter à la lumière « ses causes et ses conséquences mais surtout les responsabilités des uns et des autres ».
Au plan économique, la population souffre la faim, au point que, « dans les familles, même le repas unique, qui était devenu la règle, semble toujours plus un privilège ». « La chute des prix du pétrole n’explique pas tout » affirment les Evêques qui se demandent comment ont été gérés les énormes revenus des années de vaches grasses et pourquoi l’Etat a négocié des accords sur la dette si défavorables aux caisses publiques.
Par conséquent, les salaires ne sont pas payés, les systèmes sanitaire et scolaire sont en miettes, les prix des denrées alimentaires continuent à augmenter, « à l’exception de celui de la bière, continuellement réduit ».
Parmi les recommandations faites par les Evêques, se trouvent le dialogue sincère entre les forces politiques, un audit international concernant la dette congolaise et la création d’un corps indépendant chargé de la lutte contre la corruption. La Conférence épiscopale lance enfin un appel « aux gouvernements des pays du nord afin qu’ils aident les congolais à récupérer l’argent conservé impunément près d’eux. Ces fonds pourraient en effet servir ici en vue de notre développement ».
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EUROPE/AUTRICHE - La mission, priorité obligée dans les pays d’Europe selon le Manifeste de la Mission

Fides FR - www.fides.org - Lun, 14/05/2018 - 07:53
Vienne – « Nous, catholiques d’Autriche, d’Allemagne et de Confédération helvétique, attristés par l’érosion de la foi catholique dont parle le Pape François, conscients du fait que nos pays sont devenus des terres de mission, nous sommes prêts pour la mission. Nous désirons que nos pays puissent trouver Jésus ». C’est ce que l’on peut lire dans le préambule de l’initiative Manifeste de la Mission lancée par la Direction nationale des Œuvres pontificales missionnaires d’Autriche et par différentes organisations et réalités catholiques, en particulier du monde juvénile, qui entendent s’engager afin d’aider les Evêques au travers d’initiatives locales de base pour répondre à l’appel lancé par l’Exhortation apostolique Evangelii Gaudium en faveur de la conversion des structures pastorales actuelles, afin qu’elles deviennent davantage missionnaires et que les opérateurs pastoraux se trouvent dans une constante attitude de sortie ».
Parmi les dix points que propose le Manifeste de la Mission à ses potentiels adhérents, on peut lire : « Nous voulons que la mission soit la priorité principale. Nous voulons nous adresser à toutes les personnes dans nos pays, sans distinctions. Nous devons redécouvrir les contenus de notre foi et les proclamer avec clarté et audace. Nous voulons évangéliser et non endoctriner. Etre missionnaires est une mission confiée par le Christ à tout baptisé et non pas seulement à quelques spécialistes. Nous devons nous convertir à la joie de l’Evangile pour être en mesure de porter les autres au Christ ».
Le projet du Manifeste de la Mission, lancé au début de cette année, a été présenté au Pape François au cours de l’Audience générale du 2 mai dernier par le Directeur national des Œuvres pontificales en Autriche, le Père Karl Wallner, et par ses autres promoteurs. « Le Pape nous a encouragés – commente le Père Wallner, qui explique : « Le Manifeste de la Mission ne consiste pas en un ensemble de signatures. Il désire réunir les forces bonnes et recueillir les initiatives missionnaires pour aller de l’avant avec l’Eglise. Le Pape François entend la mission comme Eglise en sortie ». « Toutes les initiatives missionnaires ont une chose en commun : partager la joie de notre foi en Jésus-Christ » conclut le Directeur national des Œuvres pontificales missionnaires en Autriche.
Au projet ont déjà adhéré quelques 4.000 signataires, dont des Evêques, des prêtres, des religieux et des laïcs d’Autriche, d’Allemagne et de Confédération helvétique.

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