AMERIQUE/EQUATEUR - Réactions du REPAM à la création de l’Archevêque de Huancayo à la dignité cardinalice

Fides FR - www.fides.org - Lun, 21/05/2018 - 11:59
Quito – « La nomination à la dignité cardinalice de S.Exc. Mgr Barreto revêt une signification très profonde, de grande espérance et de profonde responsabilité. Tous ceux qui sont proches de lui s’engagent à le soutenir dans cette voie de parresia que le Pape indique actuellement, pour devenir une Eglise en sortie et pleine de courage, et encore plus au sein du REPAM qui constitue pour nous un Kairos de Dieu pour promouvoir l’écologie intégrale ». C’est ce que déclare à l’Agence Fides Mauricio Lopez, laïc catholique équatorien et Secrétaire exécutif du Réseau ecclésial pan-amazonien à l’annonce du fait que S.Exc. Mgr Pedro Ricardo Barreto Jimeno, Archevêque de Huancayo a été inséré par le Pape dans la liste des nouveaux Cardinaux qu’il créera le 29 juin prochain.
Mauricio Lopez rappelle : « Mgr Barreto est un prophète de l’écologie intégrale. Il l’a été avant Lodato Sì et l’est encore plus depuis lors. Voila pourquoi nous devons reconnaître son engagement. Voici peu de temps, lorsque nous étions à Rome pour la réunion du Conseil pré synodal de l’Amazonie, nous avons rappelé le moment où il est venu en Equateur pour la première rencontre, à Puyo, en pensant au REPAM. Mgr Barreto déclara que l’initiative du REPAM était un fruit de l’Esprit. Face à de nombreux groupes indigènes et internationaux, il s’est mis en jeu, en accordant la priorité à ce Réseau lorsqu’il n’existait pas encore et l’a porté de l’avant ».
« Cet esprit – poursuit-il – nous l’avons vécu dans le contexte du REPAM : un esprit de fraternité, une volonté d’apprendre à voir la capacité de l’autre pour défendre la vie, accueillir les cris des peuples, vivre un esprit d’Eglise missionnaire ».
Le Secrétaire exécutif du REPAM conclut : « En d’autres occasions, Mgr Barreto a parlé de la forêt amazonienne comme d’une source de vie pour le monde. Pour certains cela semblait exagéré mais il est allé outre, en disant que cela faisait partie de la préoccupation de l’Eglise. Avoir l’Amazonie comme priorité, lui accorder la précédence, la considérer comme le cœur du monde : seuls les hommes avec un cœur d’écologie intégrale peuvent le comprendre ».
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AMERIQUE/HAITI - Engagement apostolique des Missionnaires camilliens dans l’île après le passage de l’ouragan

Fides FR - www.fides.org - Lun, 21/05/2018 - 11:42
Ranja – « Depuis que vous êtes arrivés sur l’île, vous avez porté un grand changement dans la vie de la communauté. Par votre style évangélique de travail, vous avez accompagné les personnes vers leur pleine réhabilitation. Cela vous rend différents du reste des organisations ». C’est ce qu’a déclaré S.Exc. Mgr Joseph Gontrand Decoste, SJ, Evêque de Jérémie, en s’adressant aux Camilliens et parlant des programmes menés depuis le passage de l’ouragan Matthew, le 4 octobre dernier, qui a gravement touché Haïti, portant mort et dévastation . Depuis lors, les religieux ont lancé des interventions en tout genre pour soutenir la population et reconstruire les infrastructures. Le Père Aris Miranda, MI, Directeur exécutif de la Fondation Camillian Disaster Service International , a confirmé à Fides qu’en juin prochain, débutera une deuxième phase d’assistance à Ranja, Jérémie.
Ainsi que l’a appris Fides, le missionnaire, en compagnie du Directeur de CADIS Etats-Unis, en visite à Ranja, accompagnés par le Père Robert Daudier, MI, ingénieur engagé dans les opérations de récupération, se sont rendus auprès de S.Exc. Mgr Decoste qui a ensuite invité le groupe à s’unir à lui dans la visite de la communauté de Ranja, pour montrer les résultats obtenus jusqu’à présent et la satisfaction de la population vis-à-vis de leur action.
Ils ont été accompagnés par Marie Andrée Dupont, l’un des coordinateurs locaux de la zone de projet, afin de visiter les sites sur lesquels sont actifs les trois principaux programmes qui prévoient le développement des capacités des agriculteurs locaux de manière durable et la mise en place d’une agriculture résiliente au climat, l’accès à l’eau propre pour l’usage personnel et domestique et la couverture de quelques 80 maisons complètement ou partiellement endommagées par le passage de l’ouragan.
« La deuxième phase – a déclaré le Père Aris à Fides – se concentrera sur le renforcement des capacités des agriculteurs, la réorganisation et le programme de coopération entre femmes, le renforcement du marché local de leurs produits, la construction d’un centre polyfonctionnel pour l’entraînement, l’évacuation et le culte et la protection de la zone du bassin hydrographique de l’érosion et de l’aridité ».
Ces interventions seront financées, entre autres, par la Conférence épiscopale italienne, par la CADIS Etats-Unis, par les Camilliens et réalisées en collaboration avec la Délégation camillienne en Haïti, le Diocèse de Jérémie, la Congrégation des Frères de l’Incarnation et la communauté de Ranja.
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VATICAN - Message pour la Journée missionnaire mondiale 2018 : « Avec les jeunes, portons l’Evangile à tous »

Fides FR - www.fides.org - Lun, 21/05/2018 - 11:25
Cité du Vatican – En la Solennité de la Pentecôte, comme le veux la tradition, a été publié le Message du Pape pour la prochaine Journée missionnaire mondiale, qui sera célébrée le 21 octobre et portera sur le thème « Avec les jeunes, portons l’Evangile à tous ». C’est ce qu’a annoncé le Pape François lui-même, au Regina Coeli du Dimanche 20 mai, rappelant également le 175ème anniversaire de l’Oeuvre pontificale de l’Enfance missionnaire.
« L’événement de Pentecôte – a déclaré le Pape après la prière mariale – marque l’origine de la mission universelle de l’Eglise. C’est pourquoi est publié aujourd’hui le Message pour la prochaine Journée missionnaire mondiale et il me plait également de rappeler qu’hier a constitué le 175ème anniversaire de la naissance de l’Oeuvre de l’Enfance missionnaire, qui voit les enfants protagonistes de la mission, par la prière et de petits gestes quotidiens d’amour et de service. Je remercie et encourage tous les enfants qui y participent à diffuser l’Evangile dans le monde. Merci ! »
Nous reprenons ci-après le texte intégral du Message.
Chers jeunes, avec vous je désire réfléchir sur la mission que Jésus nous a confiée. En m’adressant à vous, j’entends inclure tous les chrétiens, qui vivent dans l’Eglise l’aventure de leur existence comme enfants de Dieu. Ce qui me pousse à parler à tous, en dialoguant avec vous, c’est la certitude que la foi chrétienne reste toujours jeune quand on s’ouvre à la mission que le Christ nous confie. « La mission renforce la foi » , a écrit saint Jean-Paul II, un Pape qui a beaucoup aimé les jeunes et leur a manifesté un grand dévouement.
L’occasion du Synode que nous célébrerons à Rome au mois d’octobre prochain, mois missionnaire, nous offre l’opportunité de mieux comprendre, à la lumière de la foi, ce que le Seigneur Jésus veut vous dire à vous les jeunes et, à travers vous, aux communautés chrétiennes.
La vie est une mission
Chaque homme et chaque femme est une mission, et c’est la raison pour laquelle on vit sur la terre. Etre attirés et être envoyés sont les deux mouvements que notre cœur, surtout quand on est jeune, sent comme des forces intérieures de l’amour qui promettent un avenir et poussent notre existence en avant. Personne autant que les jeunes ne sent combien la vie fait irruption et attire. Vivre avec joie sa propre responsabilité pour le monde est un grand défi. Je connais bien les lumières et les ombres propres au fait d’être jeunes, et si je pense à ma jeunesse et à ma famille, je me rappelle l’intensité de l’espérance pour un avenir meilleur. Le fait de ne pas nous trouver en ce monde par notre décision, nous laisse entrevoir qu’il y a une initiative qui nous précède et nous donne d’exister. Chacun de nous est appelé à réfléchir sur cette réalité : « Je suis une mission sur cette terre, et pour cela je suis dans ce monde » .
Nous vous annonçons Jésus Christ
L’Eglise, en annonçant ce qu’elle a gratuitement reçu , peut partager avec vous les jeunes le chemin et la vérité qui conduisent à donner sens au fait de vivre sur cette terre. Jésus Christ, mort et ressuscité pour nous, s’offre à notre liberté et la provoque à chercher, à découvrir et à annoncer ce sens véritable et plénier. Chers jeunes, n’ayez pas peur du Christ et de son Eglise ! En eux se trouve le trésor qui remplit la vie de joie. Je vous le dis par expérience : grâce à la foi, j’ai trouvé le fondement de mes rêves et la force de les réaliser. J’ai vu beaucoup de souffrance, beaucoup de pauvreté défigurer les visages de tant de frères et sœurs. Pourtant, pour celui qui vit avec Jésus, le mal est une provocation à aimer toujours plus. Beaucoup d’hommes et de femmes, beaucoup de jeunes se sont généreusement donnés eux-mêmes, parfois jusqu’au martyre, par amour de l’Evangile, au service de leurs frères. De la croix de Jésus, découvrons la logique divine de l’offrande de nous-mêmes comme annonce de l’Evangile pour la vie du monde . Etre enflammés de l’amour du Christ consume celui qui brûle et fait grandir, illumine et réchauffe celui qu’on aime . A l’école des saints, qui nous ouvrent aux vastes horizons de Dieu, je vous invite à vous demander en toute circonstance : « Que ferait le Christ à ma place ? ».
Transmettre la foi jusqu’aux extrêmes confins de la terre
Vous aussi, les jeunes, par le Baptême vous êtes des membres vivants de l’Eglise, et ensemble nous avons la mission de porter l’Evangile à tous. Vous êtes en train de vous ouvrir à la vie. Grandir dans la grâce de la foi qui nous a été transmise par les Sacrements de l’Eglise nous associe à un grand nombre de générations de témoins, où la sagesse de celui qui a l’expérience devient un témoignage et un encouragement pour celui qui s’ouvre à l’avenir. Et la nouveauté des jeunes devient, à son tour, soutien et espérance pour celui qui est proche du but de son chemin. Dans la cohabitation des divers âges de la vie, la mission de l’Eglise construit des ponts entre les générations, grâce auxquels la foi en Dieu et l’amour pour le prochain constituent des facteurs d’unité profonde.
Cette transmission de la foi, cœur de la mission de l’Eglise, arrive donc par la “contagion” de l’amour, où la joie et l’enthousiasme expriment le sens retrouvé et plénier de la vie. La propagation de la foi par attraction exige des cœurs ouverts, dilatés par l’amour. À l’amour il n’est pas possible de mettre des limites : l’amour est fort comme la mort . Et une telle expansion suscite la rencontre, le témoignage, l’annonce ; elle suscite le partage dans la charité avec tous ceux qui, loin de la foi, se montrent indifférents à elle, parfois hostiles et opposés. Des milieux humains, culturels et religieux encore étrangers à l’Evangile de Jésus et à la présence sacramentelle de l’Eglise représentent les périphéries extrêmes, les “extrêmes confins de la terre”, vers lesquels, depuis la Pâque de Jésus, ses disciples missionnaires sont envoyés, dans la certitude d’avoir toujours leur Seigneur avec eux . En cela consiste ce que nous appelons la missio ad gentes. La périphérie la plus désolée de l’humanité qui a besoin du Christ est l’indifférence envers la foi ou encore la haine contre la plénitude divine de la vie. Chaque pauvreté matérielle et spirituelle, chaque discrimination de frères et de sœurs est toujours une conséquence du refus de Dieu et de son amour.
Les extrêmes confins de la terre, chers jeunes, sont pour vous aujourd’hui très relatifs et toujours facilement “navigables”. Le monde digital, les réseaux sociaux qui nous envahissent et nous traversent, diluent les confins, effacent les marges et les distances, réduisent les différences. Tout semble à portée de main, tout semble si proche et immédiat. Pourtant sans l’engagement du don de nos vies, nous pourrons avoir des myriades de contacts mais nous ne serons jamais plongés dans une véritable communion de vie. La mission jusqu’aux extrêmes confins de la terre exige le don de soi-même dans la vocation qui nous a été confiée par Celui qui nous a placés sur cette terre . J’oserais dire que, pour un jeune qui veut suivre le Christ, l’essentiel est la recherche et l’adhésion à sa propre vocation.
Témoigner de l’amour
Je rends grâce pour toutes les réalités ecclésiales qui vous permettent de rencontrer personnellement le Christ vivant dans son Eglise : les paroisses, les associations, les mouvements, les communautés religieuses, les différentes expressions de service missionnaire. Beaucoup de jeunes trouvent dans le volontariat missionnaire, une forme pour servir les “plus petits” , promouvant la dignité humaine et témoignant de la joie d’aimer et d’être chrétiens. Ces expériences ecclésiales font en sorte que la formation de chacun ne soit pas seulement une préparation pour son propre succès professionnel, mais développe et prenne soin d’un don du Seigneur pour mieux servir les autres. Ces formes louables de service missionnaire temporaire sont un début fécond et, dans le discernement vocationnel, peuvent vous aider à vous décider pour un don total de vous-mêmes comme missionnaires.
De cœurs jeunes sont nées les Œuvres Pontificales Missionnaires, pour soutenir l’annonce de l’Evangile à tous les peuples, contribuant à la croissance humaine et culturelle de tant de populations assoiffées de Vérité. Les prières et les aides matérielles, qui sont généreusement données et distribuées à travers les OPM, aident le Saint-Siège à faire en sorte que ceux qui les reçoivent pour leurs propres besoins puissent à leur tour, être capables de porter témoignage dans leur milieu. Personne n’est si pauvre au point de ne pas pouvoir donner ce qu’il a, mais avant tout ce qu’il est. J’aime répéter l’exhortation que j’ai adressée aux jeunes chiliens : « Ne pense jamais que tu n’as rien à apporter, ou que tu ne manques à personne. Beaucoup de gens ont besoin de toi ; sache-le. Que chacun de vous le sache dans son cœur : beaucoup de gens ont besoin de moi » .
Chers jeunes, le prochain mois d’octobre missionnaire, au cours duquel se déroulera le Synode qui vous est dédié, sera une autre occasion pour nous donner d’être des disciples-missionnaires toujours plus passionnés pour Jésus et sa mission, jusqu’aux extrêmes confins de la terre. A Marie Reine des Apôtres, aux saints François Xavier et Thérèse de l’Enfant-Jésus, au bienheureux Paolo Manna, je demande d’intercéder pour nous tous et de nous accompagner toujours.
Du Vatican, le 20 mai 2018, Solennité de la Pentecôte.
François
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VATICAN - Consistoire pour la création de 14 nouveaux Cardinaux dont trois Archevêques de territoires de mission

Fides FR - www.fides.org - Lun, 21/05/2018 - 11:19
Cité du Vatican – Au terme de la prière mariale du Regina Coeli, en la Solennité de la Pentecôte, Dimanche 20 mai, le Saint-Père François a annoncé un Consistoire pour le 29 juin, Solennité des Saints Apôtres Pierre et Paul, pour la nomination de 14 nouveaux Cardinaux. Trois d’entre eux, les Archevêques de Karachi de Toamasina et d’Osaka sont des Ordinaires de territoires confiés à la Congrégation pour l’Evangélisation des Peuples.
« Leur provenance – a déclaré le Pape François -exprime l’universalité de l’Eglise qui continue à annoncer l’amour miséricordieux de Dieu à tous les hommes de la terre. L’insertion des nouveaux Cardinaux dans le Diocèse de Rome manifeste en outre le lien indestructible entre le siège de Pierre et les Eglises particulières répandues de par le monde ».
Les nouveaux Cardinaux sont : S.B. Louis Raphaël I Sako, Patriarche de Babylone des Chaldéens, S.Exc. Mgr Luis Ladaria, Préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, S.Exc. Mgr Angelo De Donatis, Vicaire général de Rome, S.Exc. Mgr Giovanni Angelo Becciu, Substitut pour les Affaires générales de la Secrétairerie d’Etat et Délégué spécial près l’Ordre souverain militaire de Malte, S.Exc. Mgr Konrad Krajewski, Aumônier apostolique, , S.Exc. Mgr Joseph Coutts, Archevêque de Karachi, S.Exc. Mgr António dos Santos Marto, Evêque de Leiria-Fátima, S.Exc. Mgr Pedro Barreto, Archevêque de Huancayo, S.Exc. Mgr Desiré Tsarahazana, Archevêque de Toamasina, S.Exc. Mgr Giuseppe Petrocchi, Archevêque de l’Aquila et S.Exc. Mgr Thomas Aquinas Manyo, Archevêque d’Osaka.
« Avec eux – a annoncé le Pape – j’unirai aux membres du Collège cardinalice un Archevêque, un Evêque et un religieux qui se sont distingués pour leur service rendu à l’Eglise : S.Exc. Mgr Sergio Obeso Rivera, Archevêque émérite de Xalapa, S.Exc. Mgr Toribio Ticona Porco, Prélat émérite de Corocoro et le Père Aquilino Bocos Merino, clarétain. Prions pour les nouveaux Cardinaux afin que, confirmant leur adhésion au Christ, Grand Prêtre miséricordieux et fidèle, ils m’aident dans mon ministère d’Evêque de Rome pour le bien de tout le Saint Peuple fidèle de Dieu ».
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ANALYSE/OMNIS TERRA - La crise des écoles catholiques, une question essentielle pour la société libanaise

Fides FR - www.fides.org - Sab, 19/05/2018 - 12:35
Au Liban aussi, tout comme dans d’autres pays du Proche-Orient, les écoles catholiques représentent une forme de présence chrétienne qui a toujours joui d’un consensus social y compris auprès de la population musulmane. Pour ces raisons également, la situation critique dans laquelle se trouvent ces derniers temps les écoles catholiques libanaises met en alarme les Eglises et représente dans le même temps une véritable urgence à caractère national, dans un pays toujours plus appelé à être vigilant à propos des dangers du sectarisme.
Les écoles catholiques au Liban ont toujours bénéficié d’une singulière autonomie qui semble aujourd’hui au centre du moment critique qu’elles traversent.
Pour faire face aux besoins du corps enseignant, qui réclame l’application de la loi n° 46/2018 en matière de nouvelles grilles salariales, déjà en usage dans le secteur public, les écoles catholiques seront contraintes à augmenter de quelque 50% les salaires de leurs enseignants, une augmentation qui sera à la charge des familles, devenant un poids ultérieur pour les budgets familiaux déjà mis à mal par la crise économique.
Link correlati :Pour continuer à lire l’analyse sur le site d’Omnis Terra
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ASIE/INDONESIE - Promotion de l’harmonie et de la fraternité de la part des catholiques dans le cadre de l’anniversaire du Pancasila

Fides FR - www.fides.org - Sab, 19/05/2018 - 11:59
Djakarta – Les catholiques indonésiens cherchent constamment à promouvoir la fraternité au sein de la société multiethnique et multi religieuse d’Indonésie. Ils le font par le biais du dialogue et d’actions concrètes qui créent une paix authentique. C’est ce que déclare à l’Agence Fides le Père Benny Susetyo, consultant de l’Agence pour l’éducation au Pancasila, unité créée par le Président Joko Widodo en 2017 comprenant des membres des institutions et des communautés religieuses indonésiennes et visant à promouvoir l’application du Pancasila, la charte des cinq principes se trouvant à la base de la nation.
Face à des actions terroristes qui entendent miner la coexistence et instaurer des tensions entre la majorité musulmane et les minorités en injectant le virus de l’intolérance, le Père Benny Susetyo affirme que « les catholiques sont appelés à améliorer le dialogue de vie en créant des relations harmonieuses avec leurs voisins et en créant un climat de respect et de bienveillance réciproques ». En commentant les récents attentats suicides de Surabaya, là aussi contre des églises, le Père Susetyo déclare : « La souffrance et la violence font mal à la conscience mais les âmes libres n’ont jamais peur. Le corps peut être détruit mais nous demeurons unis et fidèles sous le drapeau du Pancasila. Nous sommes unis parce que nous aimons la nation. Nous cherchons à lutter contre le terrorisme au travers d’un seul mot : avec le langage de l’amour. Amour, dévouement et respect de la dignité humaine ont toujours le dernier mot sur la culture de la mort ».
Le Ministre Lukman Hakim Saifuddin, membre de l’Agence, a souhaité que puissent être rappelées à la mémoire collective de la nation, par l’intermédiaire des responsables religieux, les valeurs du Pancasila, remarquant : « Tous les principes qui existent dans notre Pancasila sont fondamentalement des valeurs religieuses ».
Le Pancasila, charte des cinq principes fondateurs de l’Etat indonésien – foi en un Dieu unique, humanité juste et civile, unité de l’Indonésie, démocratie guidée par la sagesse et justice sociale – est né le 1er juin 1945, lorsque le premier Président indonésien, Sukarno, l’a présenté au Comité pour l’Indépendance, dans le cadre d’un discours intitulé « la naissance du Pancasila ».
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AMERIQUE/COLOMBIE - L’Evangile pour défendre la vie, le territoire et la culture des populations indigènes

Fides FR - www.fides.org - Sab, 19/05/2018 - 11:31
Dabeiba – « Aujourd’hui, nous poursuivrons notre mission d’évangélisation avec une attitude itinérante, dans le respect de l’identité de nos cultures, les illuminant grâce à la Parole de Dieu. Aujourd’hui, nous pouvons voir que nombreux indigènes ont eu une instruction, qu’ils sont parvenus à obtenir une profession et à occuper d’importants rôles publics en tant qu’assesseurs, députés et représentants au Congrès de République. Il y a parmi eux des éducateurs, des opérateurs pastoraux et un prêtre dans la région, lequel œuvre avec leurs communautés au travers de propositions concrètes ». C’est ce que déclare à l’Agence Fides Sœur Rubiela Marin Agudelo, de la Congrégation des Sœurs missionnaires de Marie Immaculée et de Sainte Catherine de Sienne, mieux connue sous le nom de Missionnaires de Mère Laura, du nom de sa fondatrice, Laura Montoya. Cette dernière a combattu, depuis le début, « afin que les peuples indigènes soient reconnus comme personnes et enfants de Dieu, dans une société qui les cataloguaient en leur temps – voici plus d’un siècle – comme des êtres irrationnels et incapables de toute initiative ».
La Congrégation a fêté le 14 mai dernier ses 104 ans de fondation et l’action missionnaire en faveur des peuples indigènes d’Embera katío, dans la forêt Dabeiba, en Colombie.
En parlant d’action missionnaire et de défense des droits de ce peuple, la religieuse dénonce le fait que « les indigènes ont généralement affronté les colons qui arrivaient sans scrupules sur leurs territoires et par astuce se faisaient remettre les terrains, créant des conflits par des menaces, des abus et des expulsions. A cause des intérêts économiques de certaines multinationales, plusieurs grands projets ont été lancés dans la région, et en particulier sur les territoires indigènes, en vue de l’exploitation des ressources naturelles, principalement dans les secteurs minier et du bois. Tout cela intervient grâce à la présence de groupes armés, légaux ou illégaux, qui ont recours à la violence ou tuent des responsables indigènes et des paysans ».
« Vue la conjoncture du processus de paix que connaît actuellement le pays, l’un des principaux défis que nous nous proposons de relever en tant que Congrégation religieuse consiste à promouvoir des espaces de réconciliation et de paix en tant que contribution à la reconstruction du tissu social du pays, en particulier dans les zones où a lieu la réinsertion des anciens guérilleros des FARC » déclare Sœur Rubiela Marin Agudelo, qui a œuvré pendant 16 ans auprès de la population d’Embera Katío en Colombie.
« La Congrégation évangélise et promeut les droits des indigènes d’Embera Katío, en premier lieu en les accompagnant au sein des organisations locales et régionales, en faisant croître leur niveau de conscience au travers de laboratoires de réflexion et de formation et parfois aussi au travers de marches pour la défense de la vie, de leurs droits et de leur territoire. Les religieuses ont également accompagné le peuple en question dans le cadre du processus décisionnel relatif à l’évaluation des projets miniers, en parlant avec les groupes armés de manière à ce qu’ils respectent leur organisation et leur autonomie, et en dialoguant avec les organismes internationaux de protection des droits fondamentaux » ajoute pour Fides Sœur Laurita, une autre religieuse missionnaires, se référant aux 104 ans de mission de la Congrégation. « Bien que les circonstances aient changé, les groupes humains continuent à exister dans des scénarios extrêmes de vie et de mort. Notre présence est nécessaire dans la mesure où elle est capable de présenter l’Evangile comme engagé dans la défense de la vie, du territoire et de la culture des peuples afin d’apporter l’espérance aux pauvres ».
Les indigènes Embera Katío représentent 2,7% de la population indigène de la Colombie. Ils se trouvent en majorité dans le département d’Antioquia, ainsi que dans ceux de Chocó et Córdoba. Toutefois, ils sont aussi établis au Panama et en Equateur.
Mère Laura Montoya, canoniste le 12 mai 2013, a été la première religieuse à débuter la mission auprès des communautés Emberá-Katío en 1914, dans la commune de Dabeiba Antioquia, en Colombie.
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ASIE/INDE - Cinq attaques contre des églises chrétiennes

Fides FR - www.fides.org - Sab, 19/05/2018 - 10:54
Katmandu – Cinq églises, dont une église catholique, ont fait l’objet d’attaques au Népal en l’espace d’une semaine. Ainsi que l’a appris l’Agence Fides, l’église Saint Joseph de Kohalpur, dans le district de Banke, a été incendiée par des personnes non identifiées en date du 18 mai. La population locale a indiqué que les auteurs de l’attaque ont intimé à l’agent de demeurer à son domicile. Ensuite de quoi, dix hommes non identifiés ont fait irruption dans l’église, versé de l’essence et livré aux flammes l’édifice. L’église Saint Joseph constitue une nouvelle Paroisse comptant quelques 20 fidèles. Personne n’a été blessé dans le cadre de cette attaque incendiaire mais l’intérieur de l’église a été entièrement détruit.
La Fédération nationale des chrétiens au Népal , organisme œcuménique, demande une intervention urgente du gouvernement népalais et des enquêtes sur les auteurs de l’acte criminel. Condamnant « l’attaque directe à l’encontre des minorités religieuses au Népal qui trouble l’harmonie réciproque », la déclaration parvenue à Fides souligne que le gouvernement « doit défendre les libertés fondamentales reconnues par la Constitution et garantir que tous les droits soient protégés », de manière à ce que tous les citoyens puissent se sentir en sécurité lorsqu’ils pratiquent leur religion.
Kadhka Prakash, activiste catholique pour les droits fondamentaux de Katmandu, a déclaré à Fides : « Cette profanation constitue une attaque directe contre l’Eglise catholique. Le sanctuaire, l’autel et l’Eucharistie sont fondamentaux pour notre culte. Il s’agit d’un message proclament que le Christianisme n’est pas le bienvenu en ce lieu. Les Chrétiens au Népal désirent construire la paix et travailler pour la justice ».
Au cours de ces jours derniers, entre le 9 et le 13 mai, des temples protestants ont été incendiés, presque tous dans le cadre d’attaques nocturnes. Il s’agit de l’église de Mahima sise à Dhangadhi, de l’église de l’Emmanuel de Panchthar – dans l’est du pays – de l’église de l’Emmanuel de Doti, de l’église de l’Emmanuel de Kanchanpur – dans l’ouest du pays – et de l’église Hebron – de nouveau dans l’est du pays. Bien que personne n’ait été tué dans le cadre de ces attaques, les chrétiens du cru sont préoccupés suite à l’augmentation des actes d’hostilité envers les groupes chrétiens au Népal.
Le pasteur Tanka Subedi, fondateur et président de l’organisation Dharmik Chautari Nepal et du Forum du Népal pour la Liberté religieuse, a déclaré à Fides : « Le gouvernement népalais est un gouvernement démocratique et il a pour mission de protéger tous les groupes religieux de la même manière ».
La National Christian Fellowship du Népal et la Nepal Christian Society ont, elles aussi, condamné les attaques, indiquant que les chrétiens népalais sont faussement accusés de prosélytisme à l’encontre de la population à majorité hindoue.
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ASIE/ISRAEL - Projet de loi sur la reconnaissance du Génocide arménien à la Knesset après les tensions avec la Turquie

Fides FR - www.fides.org - Ven, 18/05/2018 - 12:42
Jérusalem – Après le dur affrontement diplomatique entre Israël et le gouvernement turc, qui a expulsé l’Ambassadeur de l’Etat d’Israël après le dernier massacre de palestiniens sur la frontière de la bande de Gaza, semble prendre consistance l’hypothèse d’une reconnaissance du Génocide arménien de la part du Parlement israélien. La proposition de cette reconnaissance – indiquent les moyens de communication israéliens – a été présentée aux bureaux compétents de la Knesset par le député de centre-gauche Itzik Shmuli, membre de l’Union sioniste. Elle est appuyée par au moins 50 parlementaires appartenant tant à des partis de la majorité – Likoud compris – qu’à des partis de l’opposition. La proposition de loi présentée par Itzik Shmuli prévoit également d’instituer en Israël une journée de commémoration annuelle du Génocide arménien. Ce même parlementaire, dans des déclarations faites aux moyens de communication israéliens, a fait remarquer qu’il n’existe pas de motif « pour traiter les turcs avec une délicatesse particulière, vue l’instigation contre l’Etat d’Israël déclenchée par le Président turc, R. Erdogan ». Le Président de la Knesset en personne, Yuli Edelstein, a déclaré qu’il fera son possible pour faciliter l’approbation de la proposition de loi.
Ainsi que cela a été indiqué par l’Agence Fides , la Knesset avait de facto rejeté voici trois mois une proposition de loi présentée par Yair Lapid, parlementaire du parti centriste et laïc Yesh Atid, qui aurait officialisé la reconnaissance du génocide arménien de la part d’Israël. A l’époque, le Vice-ministre des Affaires étrangères israélien, Tzipi Hotovely, avait déclaré qu’Israël n’aurait pas pris officiellement position sur la question du Génocide arménien, « vu sa complexité et ses implications diplomatiques ».
Le 26 avril 2015, le Président israélien, Reuven Rivlin, avait accueilli en sa résidence présidentielle de Jérusalem un événement commémoratif pour faire mémoire du centenaire de l’extermination planifiée des arméniens survenue en Anatolie. Au cours de cette cérémonie, le Chef de l’Etat avait rappelé que le peuple arménien avait été « la première victime des exterminations de masse », tout en évitant de prononcer le mot génocide pour indiquer les massacres dans le cadre desquels moururent plus de 1,5 millions de personnes.
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ASIE/INDONESIE - Prière et solidarité pour les victimes chrétiennes des attentats de Surabaya

Fides FR - www.fides.org - Ven, 18/05/2018 - 12:25
Surabaya - La communauté chrétienne de Surabaya se serre autour des familles des victimes des attentats du Dimanche 13 mai. Ainsi que l’a appris l’Agence Fides, aujourd’hui, 18 mai, ont eu lieu les obsèques de certaines des victimes des attaques suicides perpétrées contre trois églises chrétiennes.
Vincentius Evan, 12 ans, est mort instantanément lorsqu’une bombe a explosé devant l’église de Immaculée Conception, alors que son frère de 8 ans, Nathaniel, est mort peu après à l’hôpital. Leur mère, Angelina Wenny, grièvement blessée durant l’attentat, a eu l’autorisation de quitter l’hôpital pour être présente aux obsèques de ses fils avant d’y retourner.
L’une des victimes doit encore être formellement reconnue. Il s’agit d’Aloysius Bayu Wardhana, jeune catholique engagé dans les services de sécurité et père d’un garçonnet de trois mois. Il a cherché à bloquer les auteurs de l’attentat de manière à ce qu’ils n’atteignent pas l’église, bondée de fidèles, et a donc explosé avec l’un des terroristes. Sa famille est dans l’attente des résultats de l’examen de l’ADN avant de pouvoir donner à son corps une sépulture. Son épouse et sa mère se trouvent dans un état de profonde tristesse et ce sont d’autres membres de la famille qui s’occupent actuellement des procédures médicales et bureaucratiques.
Parmi les victimes de l’attaque contre le temple pentecôtiste se trouve un adolescent, Daniel, mort en compagnie de l’agent de sécurité Giricatur selon la même dynamique. Les deux hommes ont en effet cherché à bloquer la camionnette conduite par l’auteur de l’attentat et ils sont morts lors de l’explosion. Au total, ce sont 36 personnes qui ont été tuées dans le cadre d’attentats perpétrés à Surabaya et Sumatra entre le 13 et le 16 mai, y compris 13 terroristes et leurs enfants.
Des Evêques et des responsables chrétiens de toutes les confessions sont ces jours-ci présents à Surabaya pour démontrer leur solidarité et porter consolation et encouragement, en priant avec les communautés chrétiennes locales.
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AFRIQUE/RD CONGO - Recommandation de la Commission épiscopale Justice et Paix à propos des prochaines échéances du calendrier électoral

Fides FR - www.fides.org - Ven, 18/05/2018 - 12:07
Kinshasa – Au moins 15 personnes ont été tuées au cours des manifestations publiques tenues entre décembre et mars derniers en République démocratique du Congo selon les données recueillies par la Commission épiscopale Justice et Paix dans le cadre des 39 rapports concernant l’observation électorale et la surveillance des événements publics que ladite Commission a présenté le 15 mai au Centre interdiocésain de Kinshasa.
Selon les rapports de la Commission épiscopale Justice et Paix, sur les 15 personnes tuées, 14 l’ont été par balles et une a été intoxiquée mortellement par les gaz lacrymogènes. Il y a eu au moins 226 blessés dont au moins 50 par balles. En outre, ont été enregistrés 396 cas d’arrestations de manifestants et d’organisateurs de la part des forces de police et des militaires.
De la fin décembre au mois de mars, le Comité Laïc de Coordination a organisé une série de manifestations pacifiques dans toute la RDC pour demander au Président Joseph Kabila une déclaration par laquelle il se serait engagé à ne pas se porter candidat à sa propre succession, conformément à la Constitution et à respecter les Accords de la Saint Sylvestre de 2016. Les manifestations ont cependant été brutalement bloquées par la police et les militaires, qui ont fait usage de gaz lacrymogènes et en plusieurs cas, ont ouvert le feu à balles réelles à hauteur d’homme.
Outre à présenter les rapports dédiés aux manifestation, le Père André Masinganda, Premier Vice secrétaire général de la Conférence épiscopale nationale du Congo , a présenté quelques recommandations faites au gouvernement, à la Commission électorale indépendante , au Conseil suprême de la magistrature, aux tribunaux, aux partis politiques, aux organisations de la société civile et aux partenaires internationaux de la RDC en vue des élections présidentielles et législatives du 23 décembre prochain.
« Au peuple congolais, de veiller attentivement à la réalisation des étapes importantes du calendrier électoral, notamment la convocation de l’électorat le 23 juin 2018 et le début de la réception de et du traitement des candidatures le 24 juin 2018 ; de veiller au respect du caractère pacifique du déroulement des manifestations publiques auxquelles il participe » a déclaré le Père Masinganda. Entre autres recommandations, la CENCO a demandé aux autorités de restaurer les conditions de sécurité dans les zones du pays qui en sont privées afin d’éviter un nouveau report des élections et de garantir la liberté de manifestation prévue par la Constitution.
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AMERIQUE/VENEZUELA - Appel des Evêques en faveur du respect des droits fondamentaux et de la sécurité des prisonniers politiques de la part du gouvernement

Fides FR - www.fides.org - Ven, 18/05/2018 - 11:49
Caracas – « Il est de la responsabilité du gouvernement d’assurer la sécurité et l’intégrité des détenus qui se trouvent dans les prisons » a déclaré dans un appel s’adressant au Procureur, au défenseur civique et au Ministre de l’Intérieur S.Em. le Cardinal Jorge Urosa Savino, Archevêque de Caracas. En cette même circonstance, il a fait état de sa préoccupation pour les actes de violence perpétrés à l’encontre des prisonniers politique le 16 mai près le Service de renseignement national bolivarien à El Helicoide, Caracas, dans le cadre desquels les détenus ont indiqué avoir été torturés, agressés et avoir subi des tirs de grenades lacrymogènes. « Je suis très préoccupé par les nouvelles provenant d’El Helicoide, en ce qui concerne la situation des prisonniers politiques en ce siège du SEBIN » a déclaré le Cardinal dans un enregistrement audio envoyé aux moyens de communication et parvenu également à Fides.
« Je désire lancer un appel aux autorités : elles doivent tenir compte qu’elles sont responsables de la sécurité des personnes soumises au régime carcéral – a déclaré l’Archevêque de Caracas. Il faut éviter l’épanchement de sang. Il faut calmer les esprits, de manière à ce qu’il n’y ait ni violence, ni mort, ni blessé ».
Alors que, par le biais des moyens de communication, les responsables du pénitencier ont évoqué une protestation des détenus, les réseaux sociaux ont fourni différentes vidéos et photographies de la situation à l’intérieur de la prison. Vilca Fernández, un détenu politique, bien que ne soient pas encore disponibles les détails de son accusation, a diffusé une vidéo dans laquelle il demande l’intervention de l’Eglise catholique, du Pape, des Cardinaux en ce qui concerne la situation de 300 détenus qui participent à cette protestation pacifique à El Helicoide. « Ici, se trouvent des personnes qui ne sont pas même arrivées devant un tribunal. Notre situation est véritablement délicate. Il y a des blessés. Nous ne demandons que l’intervention des organisations internationales, de l’Eglise catholique, de la Croix Rouge, de [S.Em. le] Cardinal Pietro Parolín, de [S.Em. le] Cardinal Baltazar Porras . Nous vous prions de nous écouter » peut-on entendre dans la vidéo.
Le 16 mai au soir, des représentants de la Conférence épiscopale du Venezuela se sont rendus au siège du SEBIN afin de demander des informations sur les détenus mais ils ont indiqué ne pas avoir reçu de réponse. La CEV a publié une déclaration dans laquelle il demande à l’Etat de respecter les droits fondamentaux des prisonniers politiques.
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AMERIQUE/BRESIL - Requête d’un responsable indigène en faveur d’une plus importante présence de l’Eglise au sein des communautés les plus éloignées

Fides FR - www.fides.org - Ven, 18/05/2018 - 11:29
Río Negro – Comprendre la vie des populations indigènes devraient nous porter à réfléchir, à découvrir la valeur du petit, de ce qui est fondamental dans notre vie quotidienne. C’est ce qui ressort d’une conversation entre l’Agence Fides et Braz Garrido Melgueiro, responsable catholique de la communauté de Iabe, sise sur les rives du Rio Negro, en Amazonie brésilienne. Le représentant de la communauté indigène raconte : « Ici, on vit tranquillement. Rien ne manque. Nous avons de la farine de poisson et de la farine de manioc. La vie en ville est une autre chose. Ici, nous avons notre travail. Nous ne devons rien à personne. Nous avons de l’espace pour chasser, pêcher, recueillir des fruits dans la forêt ». Le responsable de la communauté, dans sa conversation avec Fides, affirme que « la mondialisation développe toujours plus de dangers ». Pour cette raison, il est préoccupé par « l’arrivée d’étrangers qui menacent d’exploiter la région. Nous avons peur parce que nous dépendons de la nature pour survivre ». Il reconnaît également un certain nombre de problèmes : « Les chrétiens évangéliques qui nous cherchent sont toujours plus nombreux. Une plus importante présence de l’Eglise catholique serait nécessaire, avec plus de visites, un approfondissement de la connaissance de la Bible, des catéchèses parce que les enseignants ne semblent pas intéressés par nos jeunes » souligne Braz Garrido Melgueiro.
En ce qui concerne le futur Synode sur l’Amazonie, dont le processus de préparation a débuté, s’agissant du thème des nouvelles voies pour l’évangélisation au sein des communautés indigènes les plus distantes, le responsable indigène souhaite que « les participants au Synode soient attentifs à la vie quotidienne, qu’ils visitent les communautés pour voir directement la réalité car de loin il n’est pas possible de comprendre à fond nos difficultés. Parfois, les choses peuvent s’écrire mais il serait préférable qu’ils viennent, rendent visite et voient notre réalité » conclut-il.
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AFRIQUE/CAMEROUN - Appel au dialogue de la part des Evêques face à la crise humanitaire en cours dans la zone anglophone du pays

Fides FR - www.fides.org - Ven, 18/05/2018 - 11:11
Yaoundé – Les Evêques du Cameroun dénoncent « des violences effroyables » alors que 160.000 personnes sont contraintes à évacuer et 26.000 autres à fuir au Nigeria. La Caritas Cameroun fait état de « zones de conflit où règnent la peur et la mort ». Les militaires « incendient des villages. Les personnes vivent dans les forêts, risquant d’être tuées si elles s’approchent seulement du bord de la route » peut-on lire dans une note envoyée à Fides par l’Episcopat local.
Les Evêques du Cameroun ont manifesté leur préoccupation en condamnant « la répression brutale de l’armée à l’encontre d’un mouvement indépendantiste dans les régions anglophones du pays » qui a alimenté une escalade de la crise humanitaire.
Il s’agit d’une situation « marquée par des violences aveugles, inhumaines, monstrueuses et par une radicalisation des positions qui nous alarme profondément » affirment les Evêques dans une déclaration du 16 mai portant la signature de S.Exc. Mgr Samuel Kleda, Archevêque de Douala et Président de la Conférence épiscopale du Cameroun.
« Arrêtons toute forme de violence et cessons de nous tuer réciproquement » affirme la lettre. « Sauvons notre pays d’une guerre civile sans fondement et inutile ».
Aucun journaliste n’est autorisé à entrer dans les zones de conflit mais la Caritas Cameroun estime qu’au moins 150 personnes dont 64 civils ont été tuées jusqu’ici dans les échauffourées entre l’armée et les séparatistes. Les données réelles sont probablement de loin supérieures. Des témoins oculaires ayant fui au Nigeria mentionnent des arrestations et des homicides, des tortures sur la personne de présumés séparatistes ainsi que des violences sur des enfants et des viols. « Il ne passe pas de semaine sans que des maisons ne soient incendiées, des personnes enlevées ou tuées » écrit la Caritas de Mamfé, au sud-ouest du Cameroun, épicentre de la crise.
« La peur règne dans ce territoire ». La Caritas lance une collecte de fonds urgente « pour aider 5.000 réfugiés au Nigeria au travers d’aides d’urgence. En visite à Mamfé, un représentant de la Caritas a indiqué que 45.000 personnes du Diocèse ont évacué, laissant derrière elles des villages fantômes. « La situation sécuritaire est incroyablement précaire et nombre sont ceux qui ont fui de leurs maisons pour se cacher dans la broussaille » a-t-il déclaré.
La Caritas est actuellement la seule agence de secours au sein des zones anglophones gravement touchées du sud-ouest et du nord-ouest du Cameroun en mesure de fournir de la nourriture, de l’eau, des fournitures médicales et des abris mais elle a très peu de ressources. « Seule la Caritas a été, avec des difficultés, en mesure d’accéder à ces zones persécutées par la peur et la mort » indique l’opérateur.
De l’autre côté de la frontière, la Caritas Nigeria a enregistré l’arrivée de 25.624 réfugiés camerounais alors que, selon les Nations unies, le total pourrait être de 40.000 personnes. La majeure partie d’entre eux est composée de femmes et d’enfants. Seuls 5% des réfugiés disposent d’un abri adéquat, le reste dormant dans des édifices abandonnés ou dans l’aéroport.
Les Evêques du Nigeria, en sollicitant la tolérance, avertissent que l’afflux de réfugiés au sein des Etats de Taraba, Benue, Akwa-Ibom et Cross River aggravent actuellement la pauvreté des communautés locales. « La nourriture, les abris, l’eau potable manquent – affirme un chef de village nigérian. Les personnes sont malades et meurent sans aucun soin ». L’Episcopat exhorte les deux parties au dialogue. « Nous, Evêques du Cameroun, croyons que maintenant doit être imposé un processus de médiation pour trouver une sortie à la crise. Nous sommes tous frères et sœurs ».
Le Cameroun est divisé entre ses territoires anciennement français et anciennement britanniques. En octobre, des activistes des minorités anglophones, qui représentent 20% de la population du pays, ont déclaré l’indépendance, défiant l’autorité du gouvernement du Président Paul Biya . Ces derniers temps, indique le Père Emmanual Bekomson de la Caritas Calabar, « la crise a empiré, en particulier dans les zones de Mamfé, Limbe, Buea et Nsan Aragati ». « On va de mal en pis. Au cours de ces derniers jours, le nombre des morts et des enlèvements a augmenté » indique le Père Kisito Balla Onana, Directeur de la Caritas Cameroun.
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VATICAN - La révolution de l’Enfance missionnaire : 175 ans d’aide d’enfants pour les enfants

Fides FR - www.fides.org - Ven, 18/05/2018 - 09:39
Cité du Vatican – « Avec l’Œuvre de la Sainte Enfance, est né un nouveau style de mission qui met au centre la grâce du baptême, dont découle le caractère missionnaire de tout chrétien, et reconnaît également aux enfants le droit de la recevoir et le devoir de la donner. Pour la première fois dans l’Eglise, les enfants sont devenus des sujets actifs de l’Evangélisation, des protagonistes de la Pastorale, dans leur simplicité et leur humilité. Depuis 175 ans, cette Œuvre, appelée également Enfance missionnaire, accomplit la mission consistant à sauver les enfants par l’intermédiaire des enfants ». C’est en ces termes que Sœur Roberta Tremarelli, AMSS, Secrétaire générale de l’Œuvre pontificale de l’Enfance missionnaire explique à l’Agence Fides la particularité et la nouveauté apportée par cette Œuvre dans le domaine de l’animation missionnaire et de la pastorale des enfants, à l’occasion du 175ème anniversaire de sa fondation.
Le 19 mai 1843 naît officiellement l’Œuvre de la Sainte Enfance et dans son nom est exprimée la volonté du fondateur, S.Exc. Mgr Charles de Forbin Janson, Evêque de Nancy, de la confier à la protection de l’Enfant Jésus. Né à Paris en 1785 d’une famille noble et catholique, Charles De Forbin Janson fréquente, alors séminariste, la Chapelle de l’Institut des Missions étrangères de Paris, entrant ainsi en contact avec les missionnaires. Il écoute les récits de leur action en Chine et des milliers d’enfants que prêtres et religieuses accueillaient, soignaient, éduquaient et baptisaient. Son esprit missionnaire se renforça ultérieurement après son ordination sacerdotale. A 38 ans, il est consacré Evêque de Nancy et commence immédiatement à organiser des retraites et des missions dans toutes les Paroisses du Diocèse. Il distribue généreusement ses richesses familiales et conserve pour lui seulement l’indispensable. Au cours de l’une de ses absences du Diocèse pour des engagements pastoraux, les anticléricaux saccagent le séminaire épiscopal et l’empêchent de rentrer à Nancy. Commence ainsi la triste période de l’exil au cours de laquelle il continue cependant à penser aux missionnaires et aux enfants de Chine. Après trois ans de mission en Amérique du Nord, il rentre en France et rencontre à Lyon Pauline Jaricot, la fondatrice de l’Œuvre de la Propagation de la Foi. Ce qu’elle avait organisé pour les adultes en France, il l’aurait fait pour les enfants de France et de toute l’Europe. Les enfants auraient ainsi aidé leurs frères et sœurs, non seulement de Chine mais de toutes les missions du monde, au travers d’une prière quotidienne et d’un petit sacrifice mensuel.
« L’Œuvre a réveillé les enfants européens, leur montrant les besoins d’autres enfants avec une nouvelle dimension de la conscience missionnaire : transmettre un regard et un cœur missionnaire dès l’enfance » souligne la Secrétaire générale de l’Enfance missionnaire, qui poursuit : « Aujourd’hui l’Œuvre a mis des racines dans plus de 150 pays. Au travers du Secrétariat international, qui a son siège à Rome au sein du Palais de Propaganda Fide, et des offrandes collectées dans tous les coins du monde, elle soutient des milliers de projets de solidarité qui aident les enfants des cinq continents dans le but de leur fournir les instruments nécessaires pour pouvoir vivre de manière digne leur vie, tant physique que spirituelle. Les domaines d’action sont : l’animation et la formation, chrétienne et missionnaire, la Pastorale de l’enfance, l’éducation préscolaire et scolaire et la protection de la vie ».
De par le monde, l’Œuvre aide actuellement quelques 20 millions d’enfants. En 2017, ont été financés 2.834 projets pour un total de 17.431.260 USD au travers du Fonds universel de Solidarité constitué par les offrandes des enfants du monde entier. Chaque typologie de projet financé peut et doit être une occasion et un instrument d’animation missionnaire.
Au travers de cette Œuvre également, l’Eglise met sa maternité au service des enfants et de leurs familles – conclut Sœur Roberta Tremarelli – en en prenant soin comme nous le dit le Pape François : « … nous approcher pour toucher, pour les prendre par la main et les porter à leur place de dignité, en les faisant marcher avec leurs jambes. Les aider afin qu’ils soient rendus à la vie quotidienne. Avoir soin d’eux de sorte qu’ils puissent s’insérer dans la société ».
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AMERIQUE/NICARAGUA - Première journée du Dialogue national

Fides FR - www.fides.org - Gio, 17/05/2018 - 10:24
Managua – Le Dialogue national, lancé au Nicaragua pour tenter de résoudre la crise sociopolitique du pays, a débuté hier à Managua, en présence du Président Daniel Ortega, des entrepreneurs, de la société civile, des étudiants et des Evêques du Nicaragua. Le Dialogue se déroule au Séminaire interdiocésain Notre-Dame de Fatima, sis à l’ouest de Managua, protégé par un fort dispositif de sécurité qui couvre jusqu’à 1 km autour du Séminaire, siège choisi par la Conférence épiscopale .
Après la présentation de la part des Evêques, appelés à être « médiateurs et témoins » de ce Dialogue, le Président Ortega a formellement pris la parole. La société civile a ensuite présenté ses propres idées, suivie par les étudiants. Le Vice-président Murillo, épouse de Daniel Ortega, a déclaré qu’il existe un accord plein et entier sur le fait que « la méthodologie et l’organisation de ce Dialogue sont établies par la Conférence épiscopale du Nicaragua ».
Le Message de présentation, prononcé par S.Em. le Cardinal Brenes, Archevêque de Managua et Président de la CEN, dont le texte a été envoyé à l’Agence Fides, affirme : « Nous avons accepté ce défi difficile et complexe et nous nous sommes engagés à être médiateurs et témoins, la seule manière possible de réconcilier les plus hautes aspirations de chacun. Nous sommes ici pour trouver ensemble les possibles issues et les solutions aux requêtes et aux attentes, complexes et diverses, mais essentiellement identiques par leur nature et leur aspiration suprême. Au travers du dialogue et de l’écoute, nous pouvons aider à construire un monde meilleur, en le rendant un lieu d’accueil et de respect, luttant ainsi contre les divisions et les conflits ».
Le Cardinal a rappelé en trois points la mission de l’Eglise : « L’Eglise est un pont qui, dans ce cas, relie les points distants ; l’Eglise est un hôpital de campagne. Nous avons de nombreuses vies à sauver et de blessures à guérir, ne l’oublions jamais : ce qui est en jeu ici ce sont les personnes ; l’Eglise est mère. Dans une famille, lorsque les frères se disputent, la mère joue le rôle de médiateur ». Pour conclure, le Cardinal a demandé au Président « d’accomplir ces pas positifs de bonne volonté en vue du succès de ce Dialogue national, en appliquant les points que mes frères Evêques ont présenté à votre personne dans une lette envoyée ces jours derniers » .
Le Président Ortega a déclaré : « Nous avons invité la Commission internationale des Droits fondamentaux à accompagner cet effort. Nous demandons la liste de ceux qui sont morts et disparus au Nicaragua et de ne pas recourir au mensonge. Nous voulons la liste, qui devra être remise également aux Evêques et nous leur démontrerons qu’il n’existe pas une seule personne disparue, pas un seul prisonnier : tous ont été libérés ».
Alors que le représentant des étudiants a demandé de mettre immédiatement un terme à la répression, le Président du Conseil supérieur des Entreprises privées a affirmé que « la première chose à faire est de garantir la sécurité des étudiants parce qu’en ce moment, c’est une priorité ».
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ASIE/CHINE - Inauguration d’une statue de Saint Jean Wu Wen Yin, canonisé en l’an 2000

Fides FR - www.fides.org - Gio, 17/05/2018 - 10:07
Han Dan – La statue de Saint Jean Wu Wen Yin, catéchiste et martyr chinois canonisé le 1er octobre 2000 par Saint Jean Paul II a été inaugurée. Ainsi que l’indique le site Internet du Diocèse de Han Dan, en province du Hebei, consulté par l’Agence Fides, la bénédiction et l’inauguration de la nouvelle statue ont eu lieu au cours d’une célébration solennelle présidée par le Chancelier diocésain, le Père Pierre Zhou Qing Gang, en présence de 35 prêtres concélébrants et de nombreux fidèles.
Au cours de la Messe, a également été consacré le nouvel autel de la Paroisse de Dong Er Tou, lieu de naissance du Saint. Dans son homélie, le Chancelier a rappelé le témoignage de foi courageux de ce Saint qui était fervent dans la foi, constituant le guide de sa communauté. Il était également engagé dans les œuvres sociales et a été inspiré en tout cela par la foi profonde de sa mère. Le Père Pierre Zhou Qing Gang a donc invité tous les fidèles à en suivre les traces parce que « le sang des martyrs est semence de chrétiens ».
Né en 1850 dans le village de Dong Er Tong de Yong Nian – aujourd’hui Han Dan – Jean Wu Wen Yin était catéchiste et catholique fervent. Au cours de la persécution des Boxer, en 1900, il fut torturé et condamné à mort pour s’être refusé d’abandonner la doctrine chrétienne. Face aux recommandations de sa mère, qui l’invitait à demeurer solide dans la foi, il répondit : « Sois tranquille maman. S’il te plait prends soin de mes orphelins parce que je vais aux martyre. Nous nous reverrons dans la maison céleste du Père ». Il fut tué à l’âge de 50 ans.
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ASIE/IRAQ - De deux à cinq sièges réservés aux chrétiens entre les mains des candidats des « brigades Babylone »

Fides FR - www.fides.org - Gio, 17/05/2018 - 09:58
Bagdad – Les institutions irakiennes n’ont pas encore rendu public les données définitives concernant les résultats des élections législatives du 12 mai. Cependant, les chiffres officiels pour l’heure publiés semblent dans tous les cas tendre à un résultat plus qu’éloquent en ce qui concerne la distribution des cinq sièges réservés aux minorités chrétiennes irakiennes par la loi électorale. En effet, deux d’entre eux seront probablement aux mains de représentants des « brigades Babylone », formations initialement armées qui revendiquent le fait d’avoir pris part aux opérations militaires contre les djihadistes du prétendu « Etat islamique » et à la reconquête des zones du nord du pays tombées entre leurs mains en 2014. Les trois autres sièges devraient quant à eux être répartis entre le Parti assyrien Rafidain, la Coalition chaldéenne et le Conseil populaire chaldéen, syriaque et assyrien.
Les données partielles diffusées assignent à la liste des « Brigades Babylone » plus de 30.000 voix alors qu’aucune des trois autres listes « chrétiennes » n’a pour l’heure atteint le seuil des 20.000 voix nécessaires pour s’assurer un siège au sein du prochain Parlement irakien.
Les résultats obtenus par les listes guidées et animées par des chrétiens surprennent surtout à cause du profil singulier de la liste qui semble avoir attiré le plus de consensus. Les « brigades Babylone », commandées par Rayan al Kildani dit Rayan le Chaldéen, ont toujours revendiqué leur étiquette de milice composée de chrétiens même si leur liaison avec des milices chiites pro-iraniennes telles que les Unités de protection populaire semble prouvée. Des hommes politiques chrétiens liés à d’autres formations font état de perplexités concernant les résultats électoraux, laissant entendre qu’auraient été détournés sur les candidats des « brigades Babylone » des voix d’électeurs chiites, de manière à placer des représentants chrétiens répondant de facto à des formations politiques chiites sur les sièges réservés aux minorités chrétiennes.
Par le passé, comme cela a été mis en évidence par l’Agence Fides , l’Eglise chaldéenne avait publiquement déclaré n’avoir « aucun lien, ni direct ni indirect, avec ce qu’il est convenu d’appeler les brigades Babylone, pas plus qu’avec aucune autre milice armée se présentant comme chrétienne ». Dans un communiqué diffusé en mars 2016, le Patriarche de Babylone des Chaldéens en personne, S.B. Louis Raphaël I Sako, avait tenu à marquer ses distances vis-à-vis de groupes armés qui, sur le théâtre irakien de l’époque, cherchaient à revendiquer leur affiliation aux communautés chrétiennes locales.
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ASIE/MYANMAR - Alarme de l’Episcopat après la fuite obligée de plus de 7.000 chrétiens kachins

Fides FR - www.fides.org - Gio, 17/05/2018 - 09:44
Yangon – Plus de 7.000 chrétiens appartenant à la minorité ethnique Kachine, se trouvant dans le nord du pays, ont été contraints à évacuer à cause de l’escalade de la violence entre l’armée et les rebelles indépendantistes kachins. C’est ce que confirme à l’Agence Fides S.Exc. Mgr Francis Daw Tang, Evêque de Myitkyina, Diocèse situé dans l’Etat Kachin.
L’Evêque explique : « Au début avril, l’armée a commencé à attaquer la région à la frontière avec la Chine. De nombreux villages ont été attaqués, provoquant une grande souffrance aux civils, qui ont commencé à fuir. Nombreux sont ceux qui sont pris au piège dans la jungle depuis au moins trois semaines, sans nourriture et sans liberté de se mouvoir, en ce que soupçonnés de collaborer avec les rebelles ». « Les évacués en question – poursuit-il – sont venus dans la Paroisse de Tanghpre. Pour le moment, 243 familles sont entassées sur le territoire paroissial pour un total de 1.200 personnes. Par ailleurs, 600 autres évacués sont arrivés à Palana, dans un complexe de l’église baptiste et d’autres groupes ont trouvé refuge dans d’autres églises » raconte-t-il, remarquant que la Caritas du Myanmar les assiste. Hier, 400 autres civils évacués sont arrivés dans la capitale de l’Etat Kachin, Myitkyina, où se trouvaient déjà plus de 4.000 évacués.
A propos de ce qui se passe actuellement dans le nord du pays, l’analyste politique Stella Naw remarque : « Il s’agit d’une guerre dans le cadre de laquelle les civils sont systématiquement victimes des militaires birmans, alors que la communauté internationale ignore cette situation d’urgence » et place cette crise à côté de celle concernant les musulmans Rohingyas.
« Il s’agit d’un conflit invisible – déclare à Fides Than Htoi, un chrétien qui travaille comme assistant social dans l’Etat Kachin. Suite aux bombardements, le complexe scolaire chrétien Kachin Baptist Mission School a été détruit le 11 mai – indique-t-il – en remarquant qu’il s’agit là « d’attaques militaires contre des objectifs civils ».
Yanghee Lee, Envoyé spécial de l’ONU chargé des droits fondamentaux, dans son rapport de mars dernier au Conseil chargé des droits fondamentaux, a demandé la cessation immédiate des combats, en affirmant : « Ce à quoi nous assistons actuellement est inacceptable : des civils innocents sont tués et blessés et des centaines de familles s’enfuient pour sauver leur vie ».
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ASIE/PHILIPPINES - La mise en valeur de valeurs communes, souhait du mouvement Silsilah pour le ramadan

Fides FR - www.fides.org - Gio, 17/05/2018 - 09:12
Zamboanga – « En ce mois du ramadan, sacré pour le monde musulman, nous désirons exprimer notre solidarité aux musulmans et réaffirmer la conviction selon laquelle l’islam peut aider, entre autres choses, à dire la valeur de la prière, du jeûne et de l’attention aux nécessiteux ». C’est ce qu’indique le message diffusé par le Mouvement islamo-chrétien Silsilah depuis Zamboanga, au sud des Philippines, envoyé à l’Agence Fides.
« Nous rappelons ce que le Forum catholique et musulman de Rome de 2008 a affirmé après la Lettre ouverte de 138 responsables religieux musulmans du monde faite en 2007, en soulignant que l’amour de Dieu et l’amour du prochain sont propres à la foi chrétienne et à l’islam. Dans ce document, on peut lire : « Pour les musulmans, l’amour est un pouvoir transcendantal hors du temps, qui guide et transforme le regard humain réciproque. Cet amour, comme cela a été indiqué par le saint et prophète Mahomet, est un véritable amour pour le seul vrai Dieu. Il est l’amoureuse compassion de Dieu, plus grande encore que celle d’une mère pour son enfant ».
Silsilah rappelle que, dans ce document, sont réaffirmés des points communs entre foi chrétienne et islam, tel que « l’importance de la vie humaine, la dignité humaine, le respect de la Création de Dieu, l’amour sincère des proches, le respect des minorités religieuses, l’importance de l’éducation aux valeurs humaines, civiques, religieuses et morales, l’importance de l’amour et de l’harmonie entre les croyants, le système financier éthique, l’attention envers les jeunes ».
« Aujourd’hui, nous désirons réaffirmer la volonté des musulmans et des chrétiens de cheminer ensemble selon l’amour de Dieu, l’amour du prochain et l’amour pour le bien commun. Tel est le souhait de Silsilah pour le mois du ramadan » affirme le texte.
En 2018, remarque le message, « nous réfléchissons sur notre mission au milieu d’une violence croissante et dans le contexte du conflit à Mindanao. Nous sommes alarmés par de nombreux signes de violence, en particulier entre groupes musulmans qui combattent au nom de l’islam ».
Silsilah est un mouvement qui, créé en 1984 par le Père Sebastiano d’Ambra PIME, a commencé à inviter chrétiens et musulmans à construire ensemble une chaîne d’amour, dans la conviction d’appartenir à la même famille humaine, créée par le même Dieu. L’idée de base est de cultiver la « spiritualité de la vie en dialogue » qui embrasse quatre dimensions : le dialogue avec Dieu, avec sa propre communauté, avec les autres et avec la Création.
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