ASIE/CHINE - Les catholiques chinois à la veille de la Journée de prière pour l’Eglise en Chine

Fides FR - www.fides.org - Mer, 23/05/2018 - 13:47
Pékin – Les fidèles catholiques chinois ont célébré la Solennité de la Pentecôte en se préparant à ce qui est pour eux le rendez-vous le plus attendu du mois de Marie, à savoir la Journée mondiale de prière pour l’Eglise en Chine, qui se tient chaque année le 24 mai, jour de la mémoire de Notre-Dame auxiliatrice. La Journée de prière en question fut instituée par le Pape Benoît XVI par la Lettre aux catholiques chinois publiée en 2007.
Selon les informations recueillies par l’Agence Fides sur les sites Internet de différents Diocèses, au cours des liturgies de la Solennité de la Pentecôte, le 20 mai, le sacrement de la Confirmation a été administré à des dizaines d’adultes dans différentes communautés locales.
Cette année, la dévotion mariale traditionnelle des communautés catholiques chinoises s’est exprimée également sous des formes inédites. Ainsi le 12 mai, la compagnie théâtrale biblique Guang Hua de l’Archidiocèse de Ji Nan, a ouvert sa tournée dans le Diocèse en mettant en scène un spectacle dédié à la vie de Notre-Dame à l’occasion du 160ème anniversaire des apparitions de Lourdes. Les pèlerins du Sanctuaire marial de Hu Xian, en province du Shaan Xi, et de nombreuses autres communautés se sont unies au cheminement du peuple chrétien vers le 24 mai, commet du mois de Marie pour les catholiques chinois.
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VATICAN - Appel du Pape à prier Notre-Dame de Sheshan pour la réconciliation entre les catholiques chinois

Fides FR - www.fides.org - Mer, 23/05/2018 - 13:39
Rome – La mémoire de Notre-Dame auxiliatrice, particulièrement vénérée au Sanctuaire marial de Sheshan, dans les environs de Shanghai, « nous invite à être unis spirituellement à tous les fidèles catholiques qui vivent en Chine ». C’est ce qu’a rappelé le Pape François au terme de l’Audience générale de ce mercredi 23 mai, veille de la mémoire liturgique de Notre-Dame auxiliatrice, invitant tout un chacun à la prier pour les catholiques chinois « afin qu’ils puissent vivre la foi avec générosité et sérénité et pour qu’ils sachent accomplir des gestes concrets de fraternité, de concorde et de réconciliation en pleine communion avec le Successeur de Saint Pierre ».
Depuis 2008, le 24 mai, est célébrée dans le monde entier la Journée de prière pour l’Eglise qui est en Chine, instituée par le Pape Benoît XVI. Se référant à cette fête, le Pape François s’est adressé directement également aux « très chers disciples du Seigneur en Chine », leur rappelant que « l’Eglise universelle prie avec vous et pour vous afin que, même au travers des difficultés, vous puissiez continuer à vous en remettre à la volonté de Dieu. Notre-Dame – a promis le Pape – ne vous fera jamais manquer Son aide et cous protégera avec Son amour maternel ».
Dans la lettre aux catholiques chinois, signée le 27 mai 2007, en la Solennité de la Pentecôte, le Pape Benoît XVI proposait que « le 24 mai, qui est consacré à la mémoire liturgique de la bienheureuse Vierge Marie, Auxiliaire des chrétiens — vénérée avec tant de dévotion dans le sanctuaire marial de Sheshan à Shanghai —, pourrait devenir, dans l'avenir, une occasion pour les catholiques du monde entier de s'unir par la prière à l'Église qui est en Chine ». Dans ce but, le Pape Benoît XVI avait établi à cette date la Journée de prière pour l’Eglise qui est en Chine, qui devait être célébrée dans toutes les communautés catholiques du monde. « Je vous exhorte à la célébrer – avait écrit le Pape – renouvelant votre communion de foi en Jésus Notre Seigneur et de fidélité au Pape, priant afin que l'unité entre vous soit toujours plus profonde et plus visible. Je vous rappelle en outre le commandement d'amour que Jésus nous a laissé d'aimer nos ennemis et de prier pour ceux qui nous persécutent, sans oublier l'invitation de saint Paul: « J'insiste avant tout pour qu'on fasse des prières de demande, d'intercession et d'action de grâce pour tous les hommes, pour les chefs d'État et tous ceux qui ont des responsabilités, afin que nous puissions mener notre vie dans le calme et la sécurité, en hommes religieux et sérieux. Voilà une vraie prière, que Dieu, notre Sauveur, peut accepter, car il veut que tous les hommes soient sauvés et arrivent à connaître pleinement la vérité » ». Dans cette lettre, le Souverain Pontife, s’adressant toujours aux catholiques chinois, avait également ajouté qu’au cours de la Journée de prière pour l’Eglise qui est en Chine, « les catholiques du monde entier — en particulier ceux qui sont d'origine chinoise — feront preuve de leur fraternelle solidarité et de leur sollicitude pour vous, demandant au Seigneur de l'histoire le don de la persévérance dans le témoignage, sûrs que vos souffrances passées et présentes pour le saint Nom de Jésus, et votre intrépide loyauté à son Vicaire sur la terre seront récompensées, même si parfois tout peut sembler être un triste échec ».
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AMERIQUE/NICARAGUA - Menaces de mort à l’encontre de l’Evêque auxiliaire de Managua et délégué au Dialogue national

Fides FR - www.fides.org - Mer, 23/05/2018 - 12:53
Managua – « Nous nous trouvons devant l’urgente nécessité d’informer notre peuple à propos de la campagne visant à discréditer les Evêques et les prêtres ainsi que des menaces de mort dont nous avons fait l’objet, et en particulier notre bon frère, S.Exc. Mgr Silvio Báez Ortega, Evêque auxiliaire de Managua ». C’est ce que rend public la Conférence épiscopale du Nicaragua dans un communiqué parvenu à l’Agence Fides. Les menaces et diffamations dénoncées arrivent au travers « d’attaques du gouvernement orchestrées par le biais de journalistes et de moyens de communication publics ainsi qu’au travers de fausses identités ou de profils occultes sur les réseaux sociaux tels que Facebook et Twitter » signale le texte.
De telles attaques interviennent alors que sont en cours les colloques du Dialogue national, auxquels Mgr Baez participe, convoqués par l’Eglise afin de tenter une médiation entre le gouvernement et les partenaires sociaux, après près d’un mois de protestation qui ont provoqué la mort d’au moins 76 personnes et fait 868 blessés. « Nous rappelons aux agresseurs que nous formons un corps unique – avertit la CEN. Si un Evêque ou un prêtre est attaqué, c’est l’Eglise qui est attaquée. Nous ne parviendrons pas à accompagner en cette heure décisive le peuple nicaraguayen, qui est sorti sur les places pour réclamer ses droits légitimes que sous le blanc et le bleu de notre drapeau ».
Dans cette situation, l’une des plus critiques de l’histoire du pays, les Evêques stigmatisent la « répression cruelle du gouvernement qui cherche à échapper à sa responsabilité d’acteur principal des agressions ». Dans l’exercice du « ministère prophétique qui dénonce et annonce » et « en tant que médiateurs et témoins du dialogue national », écrivent les Evêques, « nous sommes appelés à proposer et à promouvoir tous les chemins possibles » en vue de la démocratisation de la nation. Dès lors, « il est de notre devoir sacré de prononcer la Parole véridique qui nous rendra libres ». De son côté, Mgr Baez Ortega a affirmé par le biais d’un tweet : « Que ceux qui m’insultent et me calomnient, désirant même ma mort, sachent que je n’ai pas peur et qu’ils ne me plieront pas, pas plus qu’ils ne me réduiront au silence. Ma fidélité à Jésus-Christ et mon amour pour le peuple du Nicaragua sont plus solides que jamais ».
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AFRIQUE/NIGERIA - Déclarations des Evêques le jour des obsèques des victimes du massacre d’avril

Fides FR - www.fides.org - Mer, 23/05/2018 - 12:23
Abuja – L’Etat doit protéger tous les citoyens quelque soit leur affiliation ethnique ou religieuse autrement le Nigeria risque de tomber dans le chaos et la terreur généralisés. Tel est le cri d’alarme lancé par les Evêques nigérians hier, 22 mai, jour de la célébration des obsèques des 17 victimes du massacre perpétré le 23 avril dans le village de Mbalom, au sein de l’Etat de Benue . Parmi les victimes se trouvaient deux prêtres, les Pères Joseph Gor et Félix Tyolaha.
En parallèle avec les obsèques, la Conférence épiscopale du Nigeria a promu une journée de mobilisation afin de protester contre les massacres continuels de chrétiens perpétrés par les bergers fulanis .
« En tant qu’êtres humains, nous sommes immergés dans la douleur et nombre d’entre nous ne se reprendront pas du choc avant un délai très long. Des vagues d’homicides inexplicables et impardonnables ont eu lieu à Benue avant le 23 avril, lorsque ces martyrs ont été tués et d’autres ont été assassinés par la suite » a déclaré S.Em. le Cardinal John Olorunfemi Onaiyekan, Archevêque d’Abuja, dans le cadre de l’homélie donnée aux obsèques des victimes du massacre de Mbalom au Se Sugh U Maria Pilgrimage Centre d’Ayati, dans l’Etat de Benue.
« Il n’est pas possible de permettre que cet état de fait continue. Chaque vie humaine est précieuse pour Dieu qui nous a fait à Son image. Une vie tuée est une vie de trop. Ce n’est pas le moment de compter le nombre des morts mais tuer des personnes dans les églises ou dans les mosquées représente un affront fait à Dieu » a ajouté le Cardinal, réaffirmant que les autorités doivent intervenir afin de garantir la sécurité de tous.
Ce concept a été réaffirmé par S.Exc. Mgr Alfred Adewale Martins, Archevêque de Lagos, au cours d’une Messe de suffrage célébrée pour les victimes de Mbalom. « Le Président Muhammadu Buhari devrait agir rapidement et chercher à restaurer la confiance de la population. Il s’agit de la plus haute autorité et du père de la nation. Nous exhortons le Président à intervenir sur ce problème afin de sauver le pays de la guerre tribale ou religieuse. Nous le disons avec le sens de patriotisme dû envers notre nation, le Nigeria, parce que nous croyons en la force et en l’unité du Nigeria » a déclaré Mgr Martins.
Après le massacre de Mbalom, les Evêques avaient publié un communiqué très dur dans lequel ils demandaient au Président Buhari de démissionner s’il n’était pas en mesure de garantir la sécurité de tous les nigérians.
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AFRIQUE - La Pentecôte et le dépassement des divisions tribales de la part de l’Eglise en Afrique

Fides FR - www.fides.org - Mer, 23/05/2018 - 12:05
Kara – « L'Eglise d'Afrique et l'Afrique toute entière ne désire que faire l'expérience véritable de l'effusion du Saint Esprit. Le rêve de communion, de fraternité, d'amour se fait de plus sentir sur le continent, mais hélas les divisions tribales, claniques, et ethniques même au sein de l'Eglise qui meublent constamment le quotidien rappellent que l'esprit séparatiste et divisionel de Babel est toujours de plus en plus fort » indique le Père Donald Zagore, membre congolais de la Société des Missions africaines, à l’Agence Fides.
« Devenir chrétien – explique-t-il - signifie devenir communio et entrer ainsi dans la manière d'être de l'Esprit Saint qui est la force de la communion, l'unique et l'ultime médiateur qui rend possible la communication d'abord entre Dieu et les hommes et ensuite entre les hommes eux-mêmes. La fête de la Pentecôte nous rappelle constamment l'essentiel de notre mission en tant qu’église d’Afrique qui est de travailler à la réconciliation, à l’unification de nos communautés religieuses et de nos pays ».
Le Pape François, dans son homélie du Dimanche 21 mai, a invoqué le Saint Esprit en disant : « Souffle sur l’Église et pousse-la vers les confins lointains afin que, guidée par toi, elle n’apporte rien d’autre que toi. Souffle sur le monde la tiédeur délicate de la paix et la fraîcheur rénovatrice de l’espérance ».
Cette invitation résonne parmi les baptisés en Afrique. « Il n'y a pas plus grand scandale que de voir des églises divisées surtout sur la base des questions tribales, ethniques, et claniques » continue le Père Zagore. « La tribalisation et la clanisation de nos églises restent une entorse grave à l'action de l'Esprit Saint et à la nature même de l'Eglise, puisque l'Eglise elle-même, dans sa quintessence, est l’œuvre de l'Esprit Saint. Là ou règne l'Esprit du Christ, il n'y a pas de division, il y a plutôt l'unité et la réconciliation » remarque-t-il.
Le théologien conclut : « l'Esprit Saint se donne dans la communauté de ceux qui se portent et se supportent les uns aux autres de par le Christ. La pentecôte est belle et bien d'abord et avant tout la fête de l'unité et de la communion de l'Eglise et de tout le genre humain. Pour une fois à travers la pentecôte, toute l'Eglise, toute l'humanité parle le même langage : celui de l'amour. Seul un amour plus fort que touts les intérêts personnels saurait construire et féconder une communauté d'hommes unis et réconcilier. Cet amour plus fort que tout n'est rien d'autre que celui du Christ. Il faut le dire avec force, l'unité de l'Eglise est fécondée par l'unique amour du Christ mort et ressuscité pour le salut de tous ».
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AMERIQUE/COSTA RICA - Appel de l’Evêque de Limon au nouveau Président en faveur de la nomination d’un Commissaire chargé des indigènes du pays

Fides FR - www.fides.org - Mer, 23/05/2018 - 11:52
Limón – « Nos indigènes ont besoin d’un commissaire pour défendre leurs droits fondamentaux. Aussi je me permets formellement de suggérer au Président, Carlos Alvarado, de nommer un Commissaire pour les peuples indigènes de notre pays, afin de pouvoir intervenir face aux violations, multiples et permanentes, des droits fondamentaux qu’ils subissent de manière systématique et depuis de nombreuses années ». C’est en ces termes que S.Exc. Mgr Javier Román, Evêque de Limon, s’est adressé dans une lettre transmise au nouveau Président du pays et dont une copie a été envoyée également à Fides.
« Ce gouvernement a débuté son activité – poursuit l’Evêque – en réaffirmant sa volonté de faire respecter les droits fondamentaux de tous les costaricains. C’est pourquoi il a nommé un Commissaire qui œuvre afin de garantir et de soutenir les droits des personnes qui le demandent ».
« Nos indigènes meurent de faim à cause du manque de soins médicaux. Ils ont besoin de routes, de ponts, d’écoles, de projets productifs, de sécurité et de possibilités de travail. Un Commissaire pourrait intervenir auprès des institutions en dénonçant le manque d’assistance et de présence, pour promouvoir la culture et contribuer à résoudre les conflits internes aux peuples indigènes ». L’Evêque, qui possède une riche expérience pastorale, conclut en s’adressant au Président en ces termes : « De votre expérience en tant que ministre, nous connaissons votre sensibilité sociale votre volonté de bien faire. Commençons par faire justice à ces frères, qui ont véritablement besoin du soutien de tous aujourd’hui ».
Quinze jours après son installation à la Présidence, le journaliste et politologue Carlos Andrés Alvarado Quesada a constitué un gouvernement d’unité nationale qui devra affronter une situation économique fragile, à cause d’un déficit fiscal important. La situation des indigènes au Costa Rica est celle décrite par Mgr Roman, triste et grave, dans la mesure où ils sont laissés sans protection de la part des autorités. Les problèmes et les conséquences des tragédies environnementales ont annihilé les rares espérances de nombreuses personnes dans des lieux où l’assistance du gouvernement n’arrive pas voire est même complètement absente.
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ASIE/PHILIPPINES - La mission de l’Eglise à Marawi un an après le siège entre dialogue et reconstruction

Fides FR - www.fides.org - Mer, 23/05/2018 - 11:01
Marawi – Le 23 mai de l’an dernier, commençait l’invasion de groupes terroristes liés au prétendu « Etat islamique » qui se barricadèrent dans la ville de Marawi, sur l’île de Mindanao. Plus de 360.000 personnes évacuèrent alors que l’armée philippine organisa un siège qui dura cinq mois d’intenses combats.
Aujourd’hui, chrétiens et musulmans sont engagés dans la promotion de la paix et de la concorde à Marawi. « La Prélature de Marawi travaille inlassablement afin de promouvoir la paix, le respect, l’égalité et l’amour entre les chrétiens et les musulmans au sein de notre communauté » déclare à Fides Maria Teresa Soriano, enseignant universitaire catholique de Marawi. Prêtres, religieuses et laïcs oeuvrent actuellement afin de motiver et d’inspirer des jeunes et des personnes âgées afin qu’ils s’engagent pour reconstruire leurs vies et leurs maisons au cours de la période immédiatement successive à la destruction, indique l’enseignante. S.Exc. Mgr Edwin de la Peña, Evêque de la Prélature territoriale de Marawi, a lancé un appel à toutes les personnes « afin qu’elles travaillent ensemble à la reconstruction » de la ville. Entre temps, le gouvernement a lancé la reconstruction et la réhabilitation des évacués au travers d’un plan détaillé comportant l’assistance d’agences humanitaires internationales et de gouvernements du monde entier. Selon les prévisions, quatre années pourraient être nécessaires à la reconstruction de la ville.
L’alarme n’a toutefois pas cessé s’agissant de la présence de groupes radicaux qui se rassemblent dans les zones de Lanao del Sur et Lanao del Norte, dans les zones rurales hors de Marawi et dans d’autres provinces de Mindanao.
La situation de la sécurité à Mindanao continue à demeurer précaire et la loi martiale y est encore en vigueur. Le Secrétariat national pour l’Action sociale – qui est la Caritas des Philippines – a lancé et diffusé dans tous les Diocèses une collecte de fonds en faveur du programme de réhabilitation en cours dans la ville de Marawi.
La Caritas de l’Archidiocèse de Manille a en particulier assisté les familles évacuées de Marawi en fournissant assistance alimentaire et hygiénique, moyens de subsistance, accompagnement psychosocial pour les enfants et en accueillant quelques 500 familles évacuées, chrétiennes et musulmanes. « Il est urgent de témoigner de la miséricorde et de l’amour du Christ envers ceux qui en ont besoin à Marawi » a déclaré le Père Anton CT Pascual, Directeur exécutif de la Caritas Manille.
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AMERIQUE/MEXIQUE - Déclarations du futur Cardinal, Archevêque émérite de Xalapa

Fides FR - www.fides.org - Mer, 23/05/2018 - 10:18
Veracruz – « Jésus nous a dit de ne pas haïr ceux qui pensent différemment ou qui nous font du mal. Nous devons persévérer, fidèles à notre foi, et attendre le moment où « la liberté nous fera libres », comme le dit l’Evangile. Ce n’est pas le meilleur moment pour Veracruz mais nous chrétiens devons chercher à nous surpasser et à chercher de construire un Etat qui sait sourire, même avec les ressources qui nous viennent des antiques civilisations ». C’est ce que déclare à l’Agence Fides S.Exc. Mgr Sergio Obeso Rivera, futur Cardinal en parlant, immédiatement après sa nomination par le Pape François, de la situation dramatique de violence dont souffre l’Etat de Veracruz sur le territoire duquel se trouve l’Archidiocèse dont il est originaire, et des attaques que les catholiques qui défendent les droits fondamentaux dans ce contexte subissent.
Parmi les 14 nouveaux Cardinaux que le Pape François créera le 29 juin prochain, se trouve notamment S.Exc. Mgr Sergio Obeso Rivera, qui a été pendant 28 ans Archevêque de Xalapa. Concernant son élévation à la dignité cardinalice, il affirme : « Le Pape François veut me dire : continuez à servir l’Eglise au travers de vos dons, si petits ou grands qu’ils puissent être. L’exemple que le Pape nous fournit va au-delà de son magistère intellectuel ». Pour l’Archevêque émérite, le Cardinalat est une incitation à « conserver les bras ouverts envers tous, sans distinctions ».
Le futur Cardinal indique : « Je ne m’y attendais pas. J’ai déjà 86 ans et je suis limité physiquement parlant ». L’annonce donnée par S.Exc. Mgr Reyes au cours de la Messe de Pentecôte en la Cathédrale a provoqué une ovation parmi les fidèles présents. S.Exc. Mgr Obeso Rivera est en effet particulièrement aimé. Parmi ses mérites les plus reconnus se trouve son action en tant que Président de la Conférence épiscopale du Mexique, rôle qu’il a recouvert à trois reprises. A cette époque, ainsi que l’a expliqué à l’Agence Fides le Père Rafael González, ancien Recteur du Petit Séminaire, Vicaire judiciaire et Postulateur archidiocésain, le futur Cardinal, « grâce à ses relations diplomatiques avec les Présidents de la République Miguel de la Madrid et Carlos Salinas de Gortari, parvint à rétablir les rapports entre l’Etat et l’Eglise, interrompus depuis l’époque du Président Benito Juárez ». « Il s’agit d’un homme très intelligent, sage, avec les caractéristiques du Pasteur » affirme le prêtre, qui souligne son action dans un Archidiocèse très vaste, divisé en trois durant son épiscopat. On doit également à S.Exc. Mgr Obeso Rivera l’élévation à la gloire des autels de Saint Rafael Guízar, patron des Evêques mexicains.
S.Em. le Cardinal José Francisco Robles Ortega, Archevêque de Guadalajara et Président de la Conférence épiscopale du Mexique, a quant à lui qualifié le futur Cardinal « d’homme simple, austère, extrêmement disponible au service et attentif aux réalités sociales du Mexique ».
S.Exc. Mgr Sergio Obeso Rivera est né à Xalapa le 31 octobre 1931 et a été ordonné prêtre à Rome, où il a étudié près le Collège pontifical pieu latino-américain, en 1954. Il a été nommé Evêque de Papantla par le Bienheureux Paul VI en 1971, à l’âge de 39 ans seulement. Pendant 33 ans, il a servi son Archidiocèse natal de Xalapa et ce jusqu’en 2007, date à laquelle il a renoncé au gouvernement pastoral pour raison d’âge.
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AFRIQUE/TANZANIE - Nomination de l’Evêque de Mbulu

Fides FR - www.fides.org - Mar, 22/05/2018 - 13:39
Cité du Vatican – Le Saint-Père François a nommé ce jour Evêque de Mbulu le Père Anthony Lagwen, du clergé de ce même Diocèse, jusqu’ici Econome de la susmentionnée Circonscription ecclésiastique.
Le nouvel Evêque est né le 5 juillet 1967 à Tlawi, dans le Diocèse de Mbulu. Après ses études primaires effectuées dans son village natal et secondaires près le Petit Séminaire Sanu de Mbulu, il a étudié la Philosophie au Séminaire Saint Antoine de Ntungamo, Bukoba, et la Théologie au Grand Séminaire interdiocésain Saint Paul de Kipalapala, Tabora. Il a été ordonné prêtre le 18 octobre 1999 pour le Diocèse de Mbulu.
Après son ordination, il a exercé les ministères suivants : de 1999 à 2000 : Vicaire paroissial à Bashay, de 2000 à 2004 : études en Administration d’entreprise à l’Université catholique Saint Augustin de Mwanza, de 2004 à 2009 : Econome du Diocèse de Mbulu, de 2009 à 2011 : études près l’Institut de Gestion de l’Afrique australe et de l’est à Arusha, à partir de 2012 : Econome du Diocèse de Mbulu.
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AMERIQUE/NICARAGUA - Point de situation sur le Dialogue national et l’engagement de l’Episcopat « par amour de Jésus-Christ et de notre patrie »

Fides FR - www.fides.org - Mar, 22/05/2018 - 13:34
Managua – « La paix que nous cherchons actuellement n’est pas celle des cimetières ni celle des esclaves soumis. C’est la paix qui naît des personnes réconciliées. Nous avons accepté d’être médiateurs du Dialogue national pour ne pas inviter de délégations étrangères ou internationales. Nous, en tant qu’Evêques, nous avons vu la possibilité de pouvoir rencontrer les différents groupes afin de présenter nos préoccupations et notre manque de confiance relatif aux accords signés précédemment sans transparence et en secret ». C’est en ces termes que S.Exc. Mgr José Silvio Baez, Evêque auxiliaire de Managua et délégué de la Conférence épiscopale du Nicaragua, informe la presse concernant le processus de dialogue en cours au Séminaire de Managua.
Dans le cadre de la conférence de presse d’hier, l’Evêque a tenu à souligner, au travers d’une vidéo envoyée à l’Agence Fides, que « les jeux sales sont finis au Nicaragua. Assez de fraudes, de manigances ! Nous, en tant qu’Evêques, nous ne l’acceptons pas dans le cadre de ce dialogue. Il n’y en aura pas ». A la fin de la conférence de presse, il a déclaré : « Il faut faire confiance aux Evêques. Nous ne voulons décevoir personne ! Nous faisons tout notre possible par amour de Jésus-Christ et de notre patrie, le Nicaragua ! ».
Le Dialogue national se poursuit donc, voyant assis à la même table le Président Ortega, les entrepreneurs, les étudiants et des représentants de la société civile afin de résoudre la situation de crise sociale et politique que traverse le pays et qui a causé, selon un premier bilan, plus de 70 morts . Au cours de la troisième journée du 21 mai, les étudiants ont présenté au Chef de l’Etat leur demande de démission. Le représentant des étudiants, Lesther Aleman, a déclaré que la crise se poursuivra au Nicaragua tant que le Président Daniel Ortega restera au pouvoir. « Nous pouvons être peu nombreux mais des milliers et même des millions nous soutiennent à l’extérieur » a-t-il déclaré.
Le Chancelier, Denis Moncada, au nom du gouvernement, a dénoncé le fait qu’en parallèle avec la protestation des étudiants, existe également une activité criminelle au sein des manifestations. Il a ajouté que les barricades construites par les étudiants violent les droits à la mobilisation et causent des pertes à l’économie.
Dans son intervention, Medardo Mairena, représentant des paysans, a soutenu qu’il n’est pas possible de demander aux manifestants de démanteler les barricades en ce qu’il n’existe pas de garanties concernant la sécurité une fois libérées les rues et les entrées des centres habités. A la fin de la journée, les participants au Dialogue ont accepté d’appliquer les recommandations de la Commission internationale pour les droits fondamentaux qui, entre autre, établissent qu’il est nécessaire de mettre fin à la répression, de garantir le droit à la contestation, de « créer un mécanisme d’enquête internationale concernant les actes de violence perpétrés, avec des garanties d’autonomie et d’indépendance pour garantir le droit à la vérité et à l’identification exacte des responsables ».
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AFRIQUE/RD CONGO - Message de la Conférence épiscopale à propos de l’épidémie d’Ebola

Fides FR - www.fides.org - Mar, 22/05/2018 - 13:18
Kinshasa – « La confirmation d’un premier cas d’Ebola à Mbandaka, une zone urbaine, nous préoccupe profondément étant donné les risques très élevés de propagation et de contamination de cette maladie » écrit S.Exc. Mgr Marcel Utembi Tapa, Archevêque de Kisangani et Président de la Conférence épiscopale nationale du Congo , dans un message sur l’épidémie d’Ebola qui, depuis deux semaines, frappe la province de l’Equateur, dans les zones de Bikoro, Wangata et Iboko. Jusqu’ici, les cas signalés sont 45 dont 25 ont conduit à la mort des patients.
Exprimant au nom de la CENCO la proximité des Pasteurs aux populations touchées et les condoléances aux membres des familles des victimes de la fièvre hémorragique, S.Exc. Mgr Utembi Tapa souligne les dangers de la diffusion de l’infection dans la ville de Mbandaka, chef-lieu de la province de l’Equateur. « En raison de la nature de la maladie et du manque d’informations, le risque de sa propagation dans cette ville de près de 1,2 million d’habitants et dans d’autres villes est à craindre. Plusieurs éléments préoccupants risquent d’amplifier cette épidémie mortelle dont le taux de létalité va de 20% à 90%. La menace de l’épidémie d’Ebola est donc à prendre au sérieux au niveau tant provincial, national, que régional ».
Mgr Utembi Tapa adresse également un appel au nom de la CENCO aux autorités congolaises, aux ONG locales et internationales et à l’OMS afin de prendre dans l’urgence « les dispositions nécessaires afin de rendre la riposte effective, contenir la propagation de cette terrible maladie et ainsi assurer la sécurité et la santé de la population ».
La CENCO fait l’éloge de l’intervention rapide de l’OMS, qui a envoyé une importante délégation conduite par son Directeur général, ainsi qu’une équipe d’experts. « Cette présence témoigne de la solidarité internationale afin d’aider la RD Congo à faire face à cette épidémie » souligne le message.
S’adressant aux populations des zones touchées par l’épidémie, Mgr Utembi Tapa les invite à ne pas se laisser aller au désespoir et à la résignation malgré les graves difficultés, comptant sur l’aide de Dieu, à faciliter l’action des équipes sanitaires et « à ne pas céder à la peur et à la stigmatisation qui risqueraient de faire obstacle à la riposte à l’épidémie ».
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EUROPE/ITALIE - Un élan pour la mission et pour les vocations dans le sillage de la béatification de Sœur Leonella Sgorbati

Fides FR - www.fides.org - Mar, 22/05/2018 - 13:10
Rome – « De la béatification de Sœur Leonella, nous nous attendons une grande force pour la mission et les vocations, parce qu’en la regardant, les jeunes du monde entier pourront s’interroger sur la possibilité de donner leur vie pour le Seigneur Jésus ». C’est ce qu’affirme, dans une conversation avec l’Agence Fides Sœur Renata Conti, Missionnaire de la Consolata et postulateur de la cause de sa consoeur, Sœur Leonella Sgorbati, à la veille de sa béatification qui sera célébrée le 26 mai prochain en la Cathédrale de Plaisance, sa ville natale.
Sœur Leonella Sgorbati, missionnaire italienne, fut tuée le 17 septembre 2006 à Mogadiscio , prise de mire par des tueurs alors qu’elle se rendait à l’hôpital où elle prêtait service. Avec elle fut également tué Mohamed Mahamud, le garde qui avait tenté de la sauver .
« En tant qu’institut et que communauté – poursuit la religieuse – nous vivons ce moment avec beaucoup de joie et également beaucoup d’engagement parce que la figure et le martyre de Sœur Leonella constituent un fort rappel à notre charisme. Nous sommes appelées à vivre pour la mission jusqu’à donner la vie. Ceci est écrit dans nos constitutions et ceci nous a été recommandé par notre fondateur, le Bienheureux Giuseppe Allamano. Le martyre constitue donc un rappel pour tout l’institut. Notre Supérieure générale, Mère Simona Brambilla, dans sa lettre, souligne que nous devons contempler Sœur Leonella comme un modèle charismatique, un modèle qui nous stimule à être celles que nous devons être ».
Dans les communautés des Missionnaires de la Consolata réparties sur quatre continents, ce temps de préparation a été vécu au travers d’initiatives locales diverses, qui culmineront le jour de la béatification, lorsqu’en communion avec la célébration de Plaisance, sera célébrée une Messe solennelle dans tous les lieux du monde où sont présentes les Missionnaires de la Consolata.
Sœur Leonella a donné sa vie de missionnaire à l’Afrique, où elle avait été envoyée en 1970 et où elle demeura jusqu’à sa mort, le 17 septembre 2006. Là, son souvenir est encore particulièrement vivant. Les Evêques de la Conférence épiscopale latine des Régions arabes , au terme de leur visite Ad Limina de mars dernier, ont écrit dans leur communiqué conclusif : « Parmi les bonnes nouvelles, nous avons su que, parmi les nombreux martyrs morts pour la foi dans nos Diocèses respectifs, Sœur Leonella Sgorbati, Missionnaire de la Consolata, martyrisée à Mogadiscio en 2006, sera béatifiée le 26 mai prochain à Plaisance. En pensant à la vie de cette religieuse et aux milliers de martyrs de la foi, nous rappelons que leur sang est source d’encouragement et d’espérance dans notre engagement en faveur des pauvres. Nous saluons avec respect et affection les Congrégations religieuses, les prêtres et les fidèles qui travaillent dans des situations dramatiques… ».
Au rite de Béatification, qui sera présidé par S.Em. le Cardinal Angelo Amato, Préfet de la Congrégation pour les Causes des Saints, sera présente une nombreuse délégation provenant du Kenya, explique le postulateur. L’Archevêque de Nairobi, S.Em. le Cardinal John Njue, l’Archevêque de Nyeri et l’Evêque de Meru, ainsi qu’un groupe de représentants de la communauté ecclésiale locale, des prêtres diocésains, des religieuses, ses anciennes élèves… « Seront également présents d’autres Evêques – continue la religieuse – dont S.Exc. Mgr Giorgio Bertin, Evêque de Djibouti et Administrateur apostolique de Mogadiscio, qui l’a bien connue, et l’Evêque de Plaisance, sa ville natale. Sera également présent l’Archevêque de Milan, attendu que Sœur Leonella vécut également à Sesto San Giovanni. Le 18 juin, au Sanctuaire de la Consolata du Kenya, a déjà été programmée une Messe solennelle d’action de grâce pour la béatification, pour laquelle est prévue une présence massive de fidèles, dans la mesure où Sœur Leonella était très connue et aimée ».
Parmi les moments les plus significatifs de la célébration de béatification, le postulateur rappelle que « nos novices africaines, en compagnie des Séminaristes des Missionnaires de la Consolata africains, exécuteront une danse d’offertoire typique de la liturgie africaine, en portant la palme, symbole du martyre ». En outre, avec sa relique, qui sera portée par la Supérieure générale après le décret de béatification, la Supérieure de la communauté qui était présente en ce temps-là, portera les deux journaux écrits par Sœur Leonella. « La dernière phrase remonte au 12 septembre 2006 et est incomplète : « J’espère que le Seigneur m’aidera à…. » Nous voudrions les publier parce qu’ils témoignent d’un fort chemin de donation en pleine union avec Jésus Eucharistie » conclut la religieuse.
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AFRIQUE/RD CONGO - Mobilisation de la Caritas et des ONG pour prévenir l’épidémie d’Ebola

Fides FR - www.fides.org - Mar, 22/05/2018 - 12:45
Bikoro – « La situation est alarmante parce qu’il s’agit d’une épidémie urbaine d’Ebola, à la différence des précédentes » indique le Dr. Rose Mkunu, chef de la délégation de la Caritas Congo en visite à Mbandaka en compagnie du Bureau diocésain de Chirurgie médicale de Mbandaka-Bikoro. « La Caritas fait actuellement tout son possible pour sensibiliser et informer les responsables de communauté et les religieux sur la maladie ainsi que sur les moyens de protection et de surveillance mais nous sommes limités par nos moyens » relève-t-elle.
Le 8 mai dernier, les autorités congolaises ont déclaré l’existence d’une épidémie d’Ebola dans le nord-ouest du pays, qui a causé jusqu’ici 25 morts sur un total de 45 cas d’infection dont 14 confirmés. Les données, diffusées par l’OMS, ne sont pas rassurantes dans la mesure où une escalade épidémique est crainte. Les morts se sont vérifiées à Bikoro, à 150 Km de Mbandaka. Le Ministère de la Santé local a annoncé un nombre croissant de cas suspects et de morts vérifiées.
La Caritas de Mbandaka-Bikoro a fait état de douzaines de personnes présentant des symptômes de fièvres, de douleurs abdominales, de diarrhée et d’hémorragie à compter du début avril mais les dimensions et la portée de l’épidémie n’ont pas encore été pleinement comprises. Avec le gouvernement congolais, l’OMS et d’autres agences, est en cours une mobilisation conjointe visant à répondre à l’urgence et à empêcher la diffusion de l’épidémie dans d’autres pays. Cette dernière épidémie d’Ebola est la neuvième au Congo mais c’est la première fois que le virus a été identifié dans cette zone urbaine.
La nouvelle épidémie comporte une risque très élevé de contamination dans la mesure où son épicentre, Bikoro, se trouve sur les rives du lac Tumba, qui a accès direct au fleuve Congo, lui-même relié directement avec Kinshasa, où vivent 12 millions de personnes, tout comme avec Brazzaville et Bangui. Mbandaka compte une population de plus d’un million de personnes et est proche de l’épicentre. On craint que la maladie ne puisse être transmise par les voyageurs se rendant d’une localité reculée à un centre urbain.
Parmi les cas signalés se trouvent celui de trois opérateurs sanitaires ayant contracté la maladie, l’un d’entre eux étant déjà mort. On craint par ailleurs que les médecins, en étroit contact avec les patients, puissent transmettre la maladie. La Caritas Congo a déjà planifié la fourniture de nourriture et d’assistance sanitaire au profit de 1.500 familles. « Nous entendons concentrer nos efforts sur la prévention, l’eau, l’hygiène, la mobilisation et l’information. Pour cela, nous comptons sur l’implication des prêtres, des religieux et religieuses, des enseignants et du personnel infirmier qui travaillent dans les zones touchées » a indiqué dans une note l’organisation catholique.
Le virus Ebola a été découvert pour la première fois au Congo en 1976. Selon les données fournies par la Commission européenne, depuis lors ont été signalés 1.056 cas dont 756 ont conduit à la mort des patients.
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OCEANIE/AUSTRALIE - Engagement de Catholic Mission en faveur des jeunes et de l’instruction au Myanmar

Fides FR - www.fides.org - Mar, 22/05/2018 - 12:04
Sydney – « Après le grand succès du Festival de la Jeunesse catholique australienne à Sydney, à la fin de l’an dernier, notre défi en tant qu’Eglise en Australie consiste à accompagner les jeunes et à les aider à devenir des disciples missionnaires du Christ ». C’est ce qu’indique dans une note envoyée à l’Agence Fides le Père Brian Lucas, Directeur national de Catholic Mission Australie, direction australienne des Œuvres pontificales missionnaires, commentant le Message du Pape François pour la Journée mondiale missionnaire et remarquant l’importance des jeunes dans l’Evangélisation.
Le Pape François a souligné l’importance des jeunes dans la vie et la mission de l’Eglise dans son message pour la 92ème Journée missionnaire mondiale du 21 octobre prochain. La Journée missionnaire mondiale se tient chaque année dans le monde entier afin de témoigner de l’engagement missionnaire des communautés catholiques et de sensibiliser l’ensemble du peuple de Dieu en ce qui concerne l’urgence de l’annonce de l’Evangile.
En particulier, Catholic Mission Australie a concentré son attention sur le Myanmar. Depuis plusieurs années, la collaboration de Catholic Mission Australie avec la communauté catholique de cette nation a été spécifiquement destinée à la croissance et à la promotion de l’éducation des jeunes.
« L’instruction est l’une des manières principales par laquelle le Myanmar, après des décennies de conflits internes et de luttes politiques, fait ses premiers pas en direction d’une nouvelle ère de démocratie » affirme Catholic Mission Australie, relançant un programme de coopération.
Voici quelques dix ans, S.Em. le Cardinal Charles Bo, Archevêque de Yangon, a fondé un Centre de formation pour enseignants appelé Pyinya Sanyae Institute of Education afin d’aider et de soutenir l’instruction dans tout le pays, au travers de la formation d’enseignants et de la mise en place d’une éducation alternative centrée sur l’enfant. Catholic Mission Australie a choisi d’aider l’Eglise du Myanmar dans cet effort visant à accorder la priorité à l’éducation, en lançant un programme d’aides économiques et de soutien spirituel. Il a pour but de disposer d’enseignants bien formés outre à soutenir la construction et la restructuration des écoles afin que les enfants des zones les plus reculées du pays puissent bénéficier d’un meilleur accès à une instruction de qualité.
« Grâce à une somme de 50 dollars australiens, il est possible de financer la formation d’un enseignant au PSIE pendant trois jours. Avec le double, la contribution couvrira les ressources éducatives destinées aux écoles reculées soutenues par l’Eglise au Myanmar ». Catholic Mission Australie s’engage à soutenir en particulier l’école catholique Saint Jean sise dans la ville de Hakha, dans le nord du pays.
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ASIE/JORDANIE - Distribution d’aides humanitaires aux musulmans au cours du mois du ramadan de la part de la Caritas Jordanie

Fides FR - www.fides.org - Mar, 22/05/2018 - 11:27
Amman – Cette année encore, la Caritas du Royaume hachémite de Jordanie a lancé sa campagne spéciale réalisée au moment du mois du ramadan, qui prévoit la distribution de colis de vivres aux familles musulmanes indigentes dans divers gouvernorat du Royaume. Le 21 mai, les bénévoles de la Caritas Jordanie ont commencé la distribution de colis de vivres dans le gouvernorat de Mafraq, dans le nord du pays, non loin de la frontière avec la Syrie. La distribution a eu lieu en collaboration avec la Promise Welfare Society. Les premiers à bénéficier de l’initiative de la Caritas ont été les membres de 100 familles jordaniennes et de réfugiés syriens musulmans. Au cours des prochaines semaines, l’opération se poursuivra dans d’autres zones du Royaume. L’année passée la Caritas Jordanie a célébré son demi-siècle d’activité dans le Royaume hachémite.
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ASIE/NEPAL - Engagement et programmes de la Caritas Népal en vue de la reconstruction après le séisme

Fides FR - www.fides.org - Mar, 22/05/2018 - 10:31
Katmandu - La Caritas Népal, organisme de l’Eglise catholique, a intensifié ses efforts pour reconstruire les maisons et les structures dans les communautés touchées par le séisme de 2015. Ainsi que l’a appris Fides, la Caritas a investi, dans l’ensemble, plus de 36 millions d’€uros pour aider les communautés locales à reprendre le cours de leurs vies et pour soutenir les activités économiques et sociales ainsi que pour assainir les blessures infligées par la catastrophe. « Avec une équipe de prêtres, de religieuses et de laïcs, la Caritas Népal s’est concentrée sur les aides à la population afin que cette dernière retrouve ses moyens de subsistance » raconte à Fides Sœur Marissa de la Congrégation de Jésus.
L’une des principales zones d’action concerne l’agriculture durable, afin de permettre aux petites familles d’agriculteurs de relancer une sécurité alimentaire et des moyens de subsistance soutenables, attendu que près des deux tiers de la population népalaise dépend de l’agriculture pour sa subsistance.
En outre, la Caritas Népal a institué un programme national pour la prévention et le soin du SIDA, qui comprend des rencontres de formation et de sensibilisation, des programmes radiodiffusés et des opuscules d’information. Il existe également des projets plus réduits, qui ont pour but le développement des compétences, au travers de programmes d’épargne et de micro crédit et des programmes d’instruction destinés aux enfants évacués au cours de la guerre civile, qui a duré une décennie, de 1996 à 2006.
Le Népal est l’un des pays les plus pauvres d’Asie du sud. Près d’un quart de ses 31 millions d’habitants vit avec 2 USD par jour. Au cours des 20 dernières années, les turbulences politiques ont fait obstacle au développement du pays himalayen, frappé ensuite par de forts séismes en avril 2015, séismes qui ont fait 9.000 victimes, 22.000 blessés et des milliers d’évacués sans abri, les dommages ayant été estimés par la Banque mondiale à 7 milliards d’USD. Les séismes ont détruit plus de 750.000 maisons dans tout le pays, principalement dans les zones rurales. Cependant, notamment grâce à l’aide du réseau Caritas, de nombreuses personnes reconstruisent finalement leurs maisons et leurs vies.
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ASIE/PAKISTAN - Le futur Cardinal Joseph Coutts, promoteur de l’harmonie interreligieuse, « prêt à servir humblement l’Eglise »

Fides FR - www.fides.org - Lun, 21/05/2018 - 13:26
Karachi – Les catholiques au Pakistan se réjouissent de la décision du Pape de créer Cardinal l’Archevêque de Karachi, S.Exc. Mgr Joseph Coutts. L’Archevêque, âgé de 72 ans, est le deuxième Cardinal du Pakistan, 24 ans après la mort de S.Em. le Cardinal Cordeiro. Le Pape François lui remettra la barrette le 29 juin prochain, en la Solennité des Saints Apôtres Pierre et Paul, au Vatican. La nouvelle, parvenue au Pakistan dans l’après-midi du Dimanche de la Pentecôte, s’est répandue très rapidement et a surpris le premier intéressé, qui a vu arriver dans son bureau des personnes venues le complimenter.
Le futur Cardinal a déclaré à chaud à l’Agence Fides : « Je suis très surpris mais prêt à servir humblement l’Eglise et à continuer à promouvoir l’harmonie dans la ville de Karachi et dans tout le pays ». « Au sein de l’Archidiocèse de Karachi – raconte-t-il – le nombre des fidèles augmente et de nombreux catholiques s’établissent dans les périphéries. Nous travaillons actuellement avec les prêtres afin de construire de nouvelles églises et des écoles, dans les périphéries de la ville ». L’Archevêque, dont la devise épiscopale est « Harmonie », œuvre afin de promouvoir le dialogue et la paix depuis 40 ans. Récemment, il a lancé une Commission archidiocésaine pour l’harmonie interreligieuse, afin de promouvoir l’unité entre personnes de fois, d’ethnies et de nations différentes dans la ville métropolitaine de Karachi.
S.Exc. Mgr Samson Shukardin OFM, Evêque d’Hyderabad, a accueilli favorablement la décision, déclarant ensuite à Fides : « Il s’agit d’une décision attendue depuis longtemps. C’est un moment de joie pour toute l’Eglise catholique au Pakistan ». Mgr Samson Shukardin remarque que « Mgr Coutts est l’Evêque le plus expert du pays et il connaît tous les détails du travail de la mission de l’Eglise au Pakistan ».
Le Père Qaisar Feroz OFM Cap., Secrétaire exécutif de la Commission nationale des Communications de la Conférence épiscopale, indique à Fides : « S.Exc. Mgr Joseph Coutts est bien connu dans le pays pour ses efforts inlassables visant à promouvoir l’harmonie interreligieuse. Nous sommes heureux d’avoir un Cardinal après si longtemps. Cela sera utile pour la croissance et le développement de l’Eglise ».
Mgr Coutts est le deuxième Cardinal du Pakistan. Le précédent, créé par le Bienheureux Paul VI, était S.Em. le Cardinal Joseph Cordeiro, créé en 1973 et mort en 1994. S.Exc. Mgr Joseph Coutts est né le 21 juillet 1945 à Amritsar, en Inde britannique et, après ses études religieuses au Séminaire du Christ Roi de Karachi, il a été ordonné prêtre le 9 janvier 1971 dans l’Archidiocèse de Lahore. Après son ordination, il fut envoyé à Rome pour poursuivre ses études en Philosophie. Saint Jean Paul II l’a nommé le 5 mai 1988 Evêque d’Hyderabad pour le transférer ensuite au Diocèse de Faisalabad, le 27 juin 1988. Le 25 janvier 2012, le Pape Benoît XVI l’a nommé Archevêque de Karachi.
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ASIE/IRAQ - Assignation des 5 sièges réservés aux chrétiens et félicitations du Patriarche de Babylone des Chaldéens au vainqueur

Fides FR - www.fides.org - Lun, 21/05/2018 - 12:57
Bagdad – Les résultats définitives des élections législatives irakiennes confirment que deux des cinq sièges réservés aux chrétiens ont été remportés par des candidats du mouvement des « brigades de Babylone ». Il s’agit d’Aswan Salem Sawa, qui s’est adjugé le siège réservé en province électorale de Ninive – et de Burhanuddin Ishak Ibrahim, qui a remporté le siège réservé en province de Bagdad. En province de Kirkuk, le siège réservé aux chrétiens est allé à Rihan Hanna Ayoub, candidat du Conseil populaire syriaque, chaldéen et assyrien alors qu’Immanuel Khoshaba, membre de la coalition assyrienne Rafidain, a remporté le siège réservé du gouvernorat de Dohuk, et Hoshyar Karadag Yelda, candidat de la coalition chaldéenne, celui de la province d’Erbil. On notera que quatre des cinq élus appartiennent à l’Eglise chaldéenne. Des milieux liés à certains candidats chrétiens, liés surtout au Mouvement démocratique assyrien, qui ont eu des résultats décevants aux élections et ne parviendront pas à entrer au Parlement, annoncent vouloir déposer des recours, relançant des soupçons concernant le résultat électoral. Sur certains candidats chrétiens auraient en effet été déroutés également des votes d’électeurs chiites de manière à ce que les élus aux sièges réservés aux chrétiens soient de facto alignés sur les formations politiques prépondérantes.
Entre temps, le Patriarcat chaldéen indique qu’au cours de ces derniers jours, le Patriarche de Babylone des Chaldéens, S.B. Louis Raphaël I Sako, a téléphoné au responsable chiite irakien, Muqtada al Sadr, vainqueur des élections, pour le féliciter et lui exprimer ses vœux pour un gouvernement promouvant véritablement le bien commun de tout le peuple irakien. Muqtada al Sadr – indiquent les sources officielles du Patriarcat chaldéen – a remercié le Patriarche pour ses paroles d’hommage exprimées à l’occasion du début du ramadan, confirmant son intention de « soutenir les chrétiens ».
Dimanche 20 mai, solennité de la Pentecôte, après la récitation du Regina Coeli, le Pape François a annoncé que, le 29 juin prochain, se tiendra un nouveau Consistoire en vue de la création de 14 nouveaux Cardinaux, parmi lesquels figure le Patriarche de Babylone des Chaldéens, S.B. Louis Raphaël I Sako. Le 19 mai, le Patriarche lui-même avait diffusé un communiqué commentant les résultats électoraux dans lequel il invitait notamment les hommes politiques chrétiens qui se sont présentés divisés aux récentes élections à « apprendre la leçon », reconnaissant que « seulement lorsque nous aurons mie le doigt dans la plaie, nous serons en mesure de développer une nouvelle vision et d’unir les positions pour sauvegarder notre petit quota et son indépendance ».
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ASIE/INDE - Témoignage d’un Jésuite à propos des résultats de l’élection de l’Assemblée du Karnataka

Fides FR - www.fides.org - Lun, 21/05/2018 - 12:39
Bangalore – « Les élections à l’Assemblée d’Etat du Karnataka ne constituent pas seulement un moment crucial dans l’histoire du pays. Le Premier Ministre sortant du Karnataka Siddaramaiah, appartenant au Parti du Congrès, a fait un travail louable mais dans la course finale, il a dû faire les comptes avec la force du Baratiya Janata Party , le parti nationaliste hindou qui, au travers de l’argent, de manipulations et de pouvoir, a remporté un grand succès ». C’est ce que déclare à l’Agence Fides le Père Cedric Prakash, SI, commentant les résultats de ce scrutin dans l’Etat indien du Karnataka dans le cadre duquel le BJP a acquis une majorité relative.
Le BJP a en effet obtenu 104 des 222 sièges, le Parti du Congrès 78 et le Janata Dal 37, alors qu’ont également été élus trois candidats indépendants. Le Congrès, qui a subi une forte chute dans un Etat qu’il gouvernait, a lancé des négociations et est parvenu à un accord politique pour mettre ensemble une coalition et empêcher au BJP, parti qui gouverne l’Union indienne au plan fédéral par l’intermédiaire du Premier Ministre Narendra Modi, de prendre le pouvoir dans l’Etat. « En ce moment, le BJP a tout fait pour obtenir le consensus de membres de l’assemblée et former une majorité ».
Cependant, le 23 mai prochain, H.D. Kumaraswamy, le responsable du Janata Dal, prêtera serment comme Premier Ministre du Karnataka, avec le soutien du Parti du Congrès et de son propre parti. « Toute la nation – indique le Père Prakash – suit ce drame politique du Karnataka. Le gouvernement de deux forces politiques doit travailler en collaboration et demeurer uni, malgré les différences. Par ailleurs, il devrait s’éloigner de la logique de la corruption, du communautarisme et de la défense des castes, se basant sur la compétence et la transparence. Dans ce drame politique, le pouvoir, l’argent et les manipulations idéologiques du BJP ont échoué. La vérité et la justice ont triomphé mais, en l’espace de quatre ans, c’est l’idée et l’esprit de l’Inde qui sont en train d’être détruits ».
« La mission de tous est d’exercer sa propre responsabilité et de veiller sur la liberté en s’engageant de tout cœur en faveur des droits de tous : c’est là la seule voie à suivre pour l’Inde de l’avenir » conclut le Jésuite.
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AFRIQUE/REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE - Attaque de rebelles contre Bambari, église comprise

Fides FR - www.fides.org - Lun, 21/05/2018 - 12:22
Bangui – « La population est dévastée, les maisons incendiées et saccagées. Les corps des victimes gisent à même le sol » affirme le Père Firmin Gbagoua, Vicaire général de Bambari, ville centrafricaine sise à 300 Km de la capitale, Bangui, mise à feu et à sang par des miliciens d’Ali Darassa, chef de l’Union pour la paix en Centrafrique , l’une des branches scissionnistes de l’ancienne coalition Seleka.
La semaine passée, des hommes de l’UPC ont attaqué la gendarmerie, le commissariat de police et la base locale de la MINUSCA .
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